Les GI's au coeur de Fallouja
10 novembre 2004
International
Fallouja — Les troupes américaines ont atteint hier le centre de la ville de Fallouja, soumise à un déluge de feu, au deuxième jour de l'offensive contre ce bastion rebelle sunnite irakien dans laquelle une dizaine de GI's ont été tués.
Le premier ministre irakien, Iyad Allaoui, qui a donné l'ordre aux soldats américains et irakiens de lancer lundi l'assaut baptisé «Opération Aube» contre Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, a appelé les rebelles à déposer les armes, selon son porte-parole.
Des unités de l'armée américaine et des Marines ont atteint en soirée la principale avenue centrale de Fallouja, qui traverse la ville d'est en ouest, a indiqué à l'AFP un officier des Marines. «Des chars patrouillent sur Michigan 1, la route baptisée ainsi par les militaires et qui passe par le centre de Fallouja», a-t-il dit. Selon l'armée, le gros des rebelles, estimés à environ 2500, est retranché dans le centre.
Les combats ont diminué d'intensité vers 21h locales, selon un journaliste de l'AFP accompagnant les Marines. Des accrochages ont rythmé l'avancée des soldats vers le centre, alors que les hélicoptères survolant la région ont été la cible des tirs des rebelles embusqués dans des immeubles désaffectés.
De la fumée noire et blanche s'élevait vers le ciel au moment où l'artillerie, les avions de combat et les chars bombardaient la ville, rencontrant peu de résistance.
«L'offensive est menée du nord au sud. Les troupes américaines se sont heurtées au début à une résistance, mais maintenant, il n'y en a presque plus», selon un autre officier américain qui avait affirmé que l'armée contrôlait le tiers nord de la ville.
Une force irakienne entraînée pour ces combats accompagne les Marines, tandis que d'autres unités irakiennes sont massées à la périphérie de la ville, se préparant à y entrer. Plus de la moitié des 300 000 habitants de Fallouja avaient pris la fuite avant le lancement de l'offensive. Les militaires américains, soutenus par des soldats irakiens, ont pénétré aussi dans les quartiers Jolan (nord-ouest) et Askari (nord-est), où ils ont pris le contrôle de la gare ferroviaire.
Un haut responsable militaire en Irak, le général américain Thomas Metz, a indiqué qu'«une dizaine» de soldats américains avaient été tués depuis lundi. Selon lui, des chefs rebelles, dont l'islamiste Abou Moussab al-Zarqaoui, ennemi numéro un des Américains en Irak, ont probablement fui Fallouja.
Les troupes ont facilement renversé les lignes de défense des rebelles, mais elles doivent maintenant lutter contre des petits groupes organisés de combattants, a-t-il dit, soulignant que des services de renseignement américains traquaient actuellement Zarqaoui.
Le lieutenant-colonel américain Patrick Malay, affirmant que l'assaut se déroulait «mieux que prévu», a indiqué que près de 20 rebelles avaient été tués hier.
Le président George W. Bush a indiqué que les rebelles retranchés à Fallouja n'arriveraient pas à empêcher le processus de démocratisation en Irak.
Cette offensive, la plus grande opération militaire américaine lancée depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, a été condamnée par des dignitaires chiites et sunnites. Des oulémas sunnites ont appelé les Irakiens à boycotter les élections générales prévues en janvier 2005 et le parti islamique (sunnite) a annoncé son retrait du gouvernement.
Déterminé à prendre le contrôle de la ville avant ces élections, M. Allaoui a annoncé une série de mesures d'urgence dans le pays, dont l'instauration sine die d'un couvre-feu à Fallouja.
À 50 km plus à l'ouest, dans l'autre bastion sunnite rebelle de Ramadi, la guérilla a repris le centre-ville, après le retrait des tireurs d'élite américains d'un hôtel d'où ils contrôlaient cet axe routier, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Des dizaines de combattants, le visage caché, armés de mitrailleuses, de roquettes antichars et de mortiers, ont dansé dans la rue et tiré en l'air. Des bannières ont été accrochées affirmant la solidarité avec Fallouja. De violents combats y avaient fait sept morts irakiens, selon des sources hospitalières.
Par ailleurs, deux soldats américains ont été tués à Mossoul (nord), où de violents accrochages ont suivi alors que six Irakiens ont été tués au nord et au sud de la capitale dans différentes attaques.
Le premier ministre irakien, Iyad Allaoui, qui a donné l'ordre aux soldats américains et irakiens de lancer lundi l'assaut baptisé «Opération Aube» contre Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, a appelé les rebelles à déposer les armes, selon son porte-parole.
Des unités de l'armée américaine et des Marines ont atteint en soirée la principale avenue centrale de Fallouja, qui traverse la ville d'est en ouest, a indiqué à l'AFP un officier des Marines. «Des chars patrouillent sur Michigan 1, la route baptisée ainsi par les militaires et qui passe par le centre de Fallouja», a-t-il dit. Selon l'armée, le gros des rebelles, estimés à environ 2500, est retranché dans le centre.
Les combats ont diminué d'intensité vers 21h locales, selon un journaliste de l'AFP accompagnant les Marines. Des accrochages ont rythmé l'avancée des soldats vers le centre, alors que les hélicoptères survolant la région ont été la cible des tirs des rebelles embusqués dans des immeubles désaffectés.
De la fumée noire et blanche s'élevait vers le ciel au moment où l'artillerie, les avions de combat et les chars bombardaient la ville, rencontrant peu de résistance.
«L'offensive est menée du nord au sud. Les troupes américaines se sont heurtées au début à une résistance, mais maintenant, il n'y en a presque plus», selon un autre officier américain qui avait affirmé que l'armée contrôlait le tiers nord de la ville.
Une force irakienne entraînée pour ces combats accompagne les Marines, tandis que d'autres unités irakiennes sont massées à la périphérie de la ville, se préparant à y entrer. Plus de la moitié des 300 000 habitants de Fallouja avaient pris la fuite avant le lancement de l'offensive. Les militaires américains, soutenus par des soldats irakiens, ont pénétré aussi dans les quartiers Jolan (nord-ouest) et Askari (nord-est), où ils ont pris le contrôle de la gare ferroviaire.
Un haut responsable militaire en Irak, le général américain Thomas Metz, a indiqué qu'«une dizaine» de soldats américains avaient été tués depuis lundi. Selon lui, des chefs rebelles, dont l'islamiste Abou Moussab al-Zarqaoui, ennemi numéro un des Américains en Irak, ont probablement fui Fallouja.
Les troupes ont facilement renversé les lignes de défense des rebelles, mais elles doivent maintenant lutter contre des petits groupes organisés de combattants, a-t-il dit, soulignant que des services de renseignement américains traquaient actuellement Zarqaoui.
Le lieutenant-colonel américain Patrick Malay, affirmant que l'assaut se déroulait «mieux que prévu», a indiqué que près de 20 rebelles avaient été tués hier.
Le président George W. Bush a indiqué que les rebelles retranchés à Fallouja n'arriveraient pas à empêcher le processus de démocratisation en Irak.
Cette offensive, la plus grande opération militaire américaine lancée depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, a été condamnée par des dignitaires chiites et sunnites. Des oulémas sunnites ont appelé les Irakiens à boycotter les élections générales prévues en janvier 2005 et le parti islamique (sunnite) a annoncé son retrait du gouvernement.
Déterminé à prendre le contrôle de la ville avant ces élections, M. Allaoui a annoncé une série de mesures d'urgence dans le pays, dont l'instauration sine die d'un couvre-feu à Fallouja.
À 50 km plus à l'ouest, dans l'autre bastion sunnite rebelle de Ramadi, la guérilla a repris le centre-ville, après le retrait des tireurs d'élite américains d'un hôtel d'où ils contrôlaient cet axe routier, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Des dizaines de combattants, le visage caché, armés de mitrailleuses, de roquettes antichars et de mortiers, ont dansé dans la rue et tiré en l'air. Des bannières ont été accrochées affirmant la solidarité avec Fallouja. De violents combats y avaient fait sept morts irakiens, selon des sources hospitalières.
Par ailleurs, deux soldats américains ont été tués à Mossoul (nord), où de violents accrochages ont suivi alors que six Irakiens ont été tués au nord et au sud de la capitale dans différentes attaques.
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