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Un plan contre al-Qaïda dans les tiroirs de Clinton?

N/A ZZZN/A   5 août 2002  International
New York — Un représentant de la Maison-Blanche a démenti hier une partie des informations publiées dans le magazine Time concernant l'existence d'un plan préparé par l'administration Clinton visant à lutter contre le réseau al-Qaïda, qui aurait passé huit mois dans les tiroirs avant d'être approuvé une semaine avant les attentats du 11 septembre.

Un membre de la Maison-Blanche, qui a exigé l'anonymat, a nié l'existence d'un tel document et rappelé que l'administration Bush avait pris rapidement des mesures contre le réseau jugé responsable des attentats du 11 septembre. «Aucun plan n'a été remis», a-t-il déclaré à Reuters. «La nature des idées émises visait à faire reculer al-Qaïda dans une période de trois à cinq ans. L'objectif de notre administration est vite devenu d'éliminer al-Qaïda et nous avons pris immédiatement des mesures ciblées [...] sur le terrorisme et al-Qaïda.»

«Notre stratégie a été d'éliminer al-Qaïda, et pas de le "faire reculer"», a-t-il ajouté.

Selon l'article de Time, des propositions visant à démanteler le réseau du milliardaire saoudien Oussama ben Laden avaient été faites dans les derniers jours de la présidence de Bill Clinton, puis présentées à la nouvelle conseillère de George W. Bush pour la sécurité intérieure, Condoleezza Rice, début janvier 2001.

Le rapport — préparé par Richard Clarke, un ancien membre de l'administration Bush-père chargé des affaires de terrorisme sous Clinton — n'a pas été ressorti des archives de la Maison-Blanche avant avril 2001.

Le plan a finalement été approuvé le 4 septembre 2001 par les conseillers de la sécurité intérieure. Selon le magazine Time, aucune décision n'a par ailleurs été prise à ce moment-là concernant l'envoi d'un drone espion Predator au-dessus de l'Afghanistan, alors que l'on redoutait des attentats de grande envergure contre les intérêts américains.

«Le Predator n'a pas été envoyé car nous expérimentions de nouveaux potentiels» sur le drone, a indiqué le responsable de la Maison-Blanche sans entrer dans les détails. Améliorer le potentiel de l'avion pourrait vouloir dire le munir d'armements.






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