Attentat contre une mosquée chiite au Pakistan
2 octobre 2004
International
Sialkot — Au moins trente personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans l'explosion d'une bombe apparemment due à un attentat suicide, hier à l'heure de la prière, dans une mosquée chiite de Sialkot, dans l'est du Pakistan, a annoncé la police.
«Trente personnes sont mortes, mais le bilan pourrait s'alourdir, certains blessés se trouvant dans un état critique», a indiqué près du lieu du drame le policier Syed Ishtiaq Hussain Shah.
L'explosion s'est produite alors que des centaines de fidèles étaient rassemblés dans la Mistri Abdullah Imambargah (mosquée) située dans le centre de la ville, proche de la frontière indienne. «Il s'agit d'un acte de terrorisme, a indiqué le chef de la police de la ville, Nisar Ahmed. Nous pensons qu'un kamikaze a commis cet attentat.» Plusieurs centaines de manifestants en colère se sont heurtés à la police à l'extérieur de la mosquée après l'attentat, a déclaré le responsable.
Un fidèle, Hamid Naqvi, a raconté que l'explosion s'était produite pendant que la foule écoutait le sermon. «Ç'a été la panique, il y avait du sang et des cris de toutes parts», a-t-il ajouté. Selon des médecins de l'hôpital de la ville, au moins 34 blessés ont été hospitalisés, «certains grièvement brûlés».
La communauté chiite représente environ 15 % des 150 millions de Pakistanais, musulmans à 97 %. Les violences entre extrémistes chiites et sunnites au Pakistan ont fait plusieurs milliers de morts depuis le début des années 90.
Cet attentat survient quelques jours après que les forces pakistanaises ont abattu, le 26 septembre, le militant islamiste Amjad Farooqi, recruteur en chef d'al-Qaïda au Pakistan, désigné par les autorités comme le cerveau des deux attentats manqués contre le président Pervez Musharraf en décembre dernier, et d'un autre contre le premier ministre Shaukat Aziz.
Farooqi, militant du groupe islamiste aujourd'hui interdit Harkatul Jihad-e-Islami, était également accusé d'avoir participé à l'enlèvement et au meurtre du journaliste américain Daniel Pearl à Karachi en janvier 2002.
Selon les autorités pakistanaises, l'organisation sunnite al-Qaïda d'Oussama ben Laden a resserré ses liens avec les groupes fondamentalistes pakistanais dans le but d'organiser des attentats et d'attiser les violences religieuses contre la minorité chiite.
Le Pakistan est engagé dans des opérations contre les militants d'al-Qaïda présents sur son territoire et a arrêté nombre de ces militants depuis le mois de juillet. Parmi eux figurent un expert en informatique, Naeem Noor Khan, ainsi que le Tanzanien Ahmad Khalfan Ghailani, présenté comme un élément clé d'al-Qaïda et impliqué selon Washington dans les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998.
En mars et en juin, les forces pakistanaises avaient lancé d'importantes opérations dans les zones tribales de l'ouest du pays, situées en bordure de la frontière avec l'Afghanistan et réputées pour abriter des militants d'al-Qaïda.
Le président Musharraf a récemment affirmé qu'une percée significative avait été accomplie dans la lutte contre le réseau al-Qaïda et que plus de 600 suspects avaient déjà été arrêtés. Hier encore, il a annoncé qu'une centaine de militants d'al-Qaïda retranchés dans les districts tribaux du Waziristan, frontaliers de l'Afghanistan, ont été tués par l'armée pakistanaise, sans fournir de précision sur la période au cours de laquelle ces militants ont été tués.
«Trente personnes sont mortes, mais le bilan pourrait s'alourdir, certains blessés se trouvant dans un état critique», a indiqué près du lieu du drame le policier Syed Ishtiaq Hussain Shah.
L'explosion s'est produite alors que des centaines de fidèles étaient rassemblés dans la Mistri Abdullah Imambargah (mosquée) située dans le centre de la ville, proche de la frontière indienne. «Il s'agit d'un acte de terrorisme, a indiqué le chef de la police de la ville, Nisar Ahmed. Nous pensons qu'un kamikaze a commis cet attentat.» Plusieurs centaines de manifestants en colère se sont heurtés à la police à l'extérieur de la mosquée après l'attentat, a déclaré le responsable.
Un fidèle, Hamid Naqvi, a raconté que l'explosion s'était produite pendant que la foule écoutait le sermon. «Ç'a été la panique, il y avait du sang et des cris de toutes parts», a-t-il ajouté. Selon des médecins de l'hôpital de la ville, au moins 34 blessés ont été hospitalisés, «certains grièvement brûlés».
La communauté chiite représente environ 15 % des 150 millions de Pakistanais, musulmans à 97 %. Les violences entre extrémistes chiites et sunnites au Pakistan ont fait plusieurs milliers de morts depuis le début des années 90.
Cet attentat survient quelques jours après que les forces pakistanaises ont abattu, le 26 septembre, le militant islamiste Amjad Farooqi, recruteur en chef d'al-Qaïda au Pakistan, désigné par les autorités comme le cerveau des deux attentats manqués contre le président Pervez Musharraf en décembre dernier, et d'un autre contre le premier ministre Shaukat Aziz.
Farooqi, militant du groupe islamiste aujourd'hui interdit Harkatul Jihad-e-Islami, était également accusé d'avoir participé à l'enlèvement et au meurtre du journaliste américain Daniel Pearl à Karachi en janvier 2002.
Selon les autorités pakistanaises, l'organisation sunnite al-Qaïda d'Oussama ben Laden a resserré ses liens avec les groupes fondamentalistes pakistanais dans le but d'organiser des attentats et d'attiser les violences religieuses contre la minorité chiite.
Le Pakistan est engagé dans des opérations contre les militants d'al-Qaïda présents sur son territoire et a arrêté nombre de ces militants depuis le mois de juillet. Parmi eux figurent un expert en informatique, Naeem Noor Khan, ainsi que le Tanzanien Ahmad Khalfan Ghailani, présenté comme un élément clé d'al-Qaïda et impliqué selon Washington dans les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998.
En mars et en juin, les forces pakistanaises avaient lancé d'importantes opérations dans les zones tribales de l'ouest du pays, situées en bordure de la frontière avec l'Afghanistan et réputées pour abriter des militants d'al-Qaïda.
Le président Musharraf a récemment affirmé qu'une percée significative avait été accomplie dans la lutte contre le réseau al-Qaïda et que plus de 600 suspects avaient déjà été arrêtés. Hier encore, il a annoncé qu'une centaine de militants d'al-Qaïda retranchés dans les districts tribaux du Waziristan, frontaliers de l'Afghanistan, ont été tués par l'armée pakistanaise, sans fournir de précision sur la période au cours de laquelle ces militants ont été tués.
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