La crise au Darfour - Les rebelles refusent de désarmer
Abuja — Les groupes rebelles du Darfour, région occidentale du Soudan, ont refusé hier de déposer les armes ou de confiner leurs combattants dans leurs bases tant qu'une solution politique à la crise n'aura pas été trouvée.
Depuis lundi, des pourparlers de paix ont lieu sous l'égide de l'Union africaine (UA) à Abuja, au Nigeria, entre des représentants du gouvernement soudanais et les deux groupes rebelles qui accusent Khartoum de soutenir les milices arabes djandjaouids.
«C'est impossible, aucun mouvement rebelle ne peut accepter de rendre les armes avant un règlement politique», a déclaré par téléphone depuis le Darfour Bahar Idriss Abou Garda, secrétaire général du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Le JEM et le Mouvement de libération du Soudan (SLM) ont lancé une rébellion au Darfour il y a 18 mois.
«Et nous devons être clairs: [nous ne rendrons pas les armes] juste après l'accord politique mais bien après son application, quel que soit le temps que cela prenne», a ajouté Garda. Il a précisé que son mouvement refuserait d'être désarmé par une force multinationale ou d'être intégré dans l'armée soudanaise.
Présent à Abuja, le chef du SLM a déclaré qu'il s'opposait aussi au désarmement de son mouvement.
«Nous ne désarmerons pas du tout notre armée et ce n'est pas négociable», a déclaré à Reuters Abdel Wahed Mohamed Ahmed al-Nur.
Depuis lundi, des pourparlers de paix ont lieu sous l'égide de l'Union africaine (UA) à Abuja, au Nigeria, entre des représentants du gouvernement soudanais et les deux groupes rebelles qui accusent Khartoum de soutenir les milices arabes djandjaouids.
«C'est impossible, aucun mouvement rebelle ne peut accepter de rendre les armes avant un règlement politique», a déclaré par téléphone depuis le Darfour Bahar Idriss Abou Garda, secrétaire général du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Le JEM et le Mouvement de libération du Soudan (SLM) ont lancé une rébellion au Darfour il y a 18 mois.
«Et nous devons être clairs: [nous ne rendrons pas les armes] juste après l'accord politique mais bien après son application, quel que soit le temps que cela prenne», a ajouté Garda. Il a précisé que son mouvement refuserait d'être désarmé par une force multinationale ou d'être intégré dans l'armée soudanaise.
Présent à Abuja, le chef du SLM a déclaré qu'il s'opposait aussi au désarmement de son mouvement.
«Nous ne désarmerons pas du tout notre armée et ce n'est pas négociable», a déclaré à Reuters Abdel Wahed Mohamed Ahmed al-Nur.
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