Sans enthousiasme, Washington prend acte de la victoire d'Hugo Chavez
18 août 2004
International
Washington — Les États-Unis ont reconnu hier, tardivement et sans enthousiasme, les résultats donnant la victoire au président vénézuélien Hugo Chavez, l'une de leurs bêtes noires sur la scène internationale, au référendum de dimanche sur son maintien au pouvoir.
Le département d'État, qui s'était refusé lundi à admettre cette victoire, a pris acte des «résultats préliminaires» qui permettent à M. Chavez de rester au pouvoir et a souhaité que cet épisode ouvre désormais la voie à un apaisement politique dans ce pays.
Washington «reconnaît les résultats préliminaires du référendum et note qu'ils montrent que le président Chavez a reçu le soutien d'une majorité des électeurs», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère américain des Affaires étrangères, Adam Ereli.
«Aller de l'avant»
M. Ereli a souligné que cette position était celle exprimée dans le cadre plus large du «groupe des pays amis du Venezuela», qui comprend les États-Unis, le Brésil, le Chili, l'Espagne, le Mexique et le Portugal.
Le porte-parole a appelé «le peuple et le gouvernement du Venezuela à aller de l'avant» après cette consultation, qui constitue «une fin importante à la crise politique» dans ce pays. Il a également évoqué les plaintes de l'opposition sur des fraudes en affirmant qu'il «reste des inquiétudes sur des questions relatives au vote» et a demandé aux observateurs internationaux de mener «un audit transparent» sur ce sujet.
La victoire du président vénézuélien a été confirmée lundi à Caracas par l'Organisation des États américains (OEA) et par l'ancien président américain Jimmy Carter, présent comme observateur dans le référendum vénézuélien.
Le groupe des pays amis du Venezuela a publié hier à Brasilia un communiqué estimant que le référendum avait été «transparent» et constituait un «pas important vers la réconciliation nationale».
M. Ereli s'est abstenu de toutes félicitations au président Chavez, en froid avec Washington qui lui reproche notamment son style populiste, sa rhétorique antiaméricaine et ses sympathies pour le dirigeant cubain Fidel Castro.
Le porte-parole s'est borné à «féliciter le peuple du Venezuela pour la manière dont il a géré» ce référendum.
Il s'est aussi référé à des déclarations la semaine dernière du secrétaire d'État Colin Powell, qui a dit que «si ces élections étaient menées librement, équitablement et dans la transparence, ce pourrait être un pas important vers une solution électorale pacifique, démocratique et constitutionnelle à la crise».
Mal vu politiquement à Washington, le Venezuela du président Chavez reste toutefois l'un des principaux fournisseurs de pétrole des États-Unis, avec environ 15 % du total des achats de brut américains.
Un haut responsable du département d'État, parlant sous le couvert de l'anonymat, a assuré que les États-Unis, malgré leurs divergences politiques avec Caracas, restaient ouverts au dialogue. «Nous sommes disposés à parler au gouvernement sur la base des résultats préliminaires de ce référendum», a-t-il déclaré.
Le président Chavez accuse les États-Unis de chercher à saper son pouvoir et les a notamment accusés d'être impliqués dans une tentative de coup d'État en avril 2002, dont Washington avait tardé à se démarquer.
Le département d'État, qui s'était refusé lundi à admettre cette victoire, a pris acte des «résultats préliminaires» qui permettent à M. Chavez de rester au pouvoir et a souhaité que cet épisode ouvre désormais la voie à un apaisement politique dans ce pays.
Washington «reconnaît les résultats préliminaires du référendum et note qu'ils montrent que le président Chavez a reçu le soutien d'une majorité des électeurs», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère américain des Affaires étrangères, Adam Ereli.
«Aller de l'avant»
M. Ereli a souligné que cette position était celle exprimée dans le cadre plus large du «groupe des pays amis du Venezuela», qui comprend les États-Unis, le Brésil, le Chili, l'Espagne, le Mexique et le Portugal.
Le porte-parole a appelé «le peuple et le gouvernement du Venezuela à aller de l'avant» après cette consultation, qui constitue «une fin importante à la crise politique» dans ce pays. Il a également évoqué les plaintes de l'opposition sur des fraudes en affirmant qu'il «reste des inquiétudes sur des questions relatives au vote» et a demandé aux observateurs internationaux de mener «un audit transparent» sur ce sujet.
La victoire du président vénézuélien a été confirmée lundi à Caracas par l'Organisation des États américains (OEA) et par l'ancien président américain Jimmy Carter, présent comme observateur dans le référendum vénézuélien.
Le groupe des pays amis du Venezuela a publié hier à Brasilia un communiqué estimant que le référendum avait été «transparent» et constituait un «pas important vers la réconciliation nationale».
M. Ereli s'est abstenu de toutes félicitations au président Chavez, en froid avec Washington qui lui reproche notamment son style populiste, sa rhétorique antiaméricaine et ses sympathies pour le dirigeant cubain Fidel Castro.
Le porte-parole s'est borné à «féliciter le peuple du Venezuela pour la manière dont il a géré» ce référendum.
Il s'est aussi référé à des déclarations la semaine dernière du secrétaire d'État Colin Powell, qui a dit que «si ces élections étaient menées librement, équitablement et dans la transparence, ce pourrait être un pas important vers une solution électorale pacifique, démocratique et constitutionnelle à la crise».
Mal vu politiquement à Washington, le Venezuela du président Chavez reste toutefois l'un des principaux fournisseurs de pétrole des États-Unis, avec environ 15 % du total des achats de brut américains.
Un haut responsable du département d'État, parlant sous le couvert de l'anonymat, a assuré que les États-Unis, malgré leurs divergences politiques avec Caracas, restaient ouverts au dialogue. «Nous sommes disposés à parler au gouvernement sur la base des résultats préliminaires de ce référendum», a-t-il déclaré.
Le président Chavez accuse les États-Unis de chercher à saper son pouvoir et les a notamment accusés d'être impliqués dans une tentative de coup d'État en avril 2002, dont Washington avait tardé à se démarquer.
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