Raid sanglant de lundi sur Gaza - Les Israéliens s'interrogent
Jérusalem — Après le tollé international suscité par le raid aérien meurtrier mené par Tsahal lundi dans la bande de Gaza, de nombreux Israéliens se sont interrogés hier sur l'opportunité de cette attaque au cours de laquelle 14 civils palestiniens sont morts et au moins 145 autres ont été blessés.
Des photos aériennes prises par l'armée israélienne du bâtiment de Gaza visé révélaient la présence de civils dans des cabanes toutes proches, a indiqué hier la télévision publique israélienne.
«Un examen minutieux des photos aériennes prises avant le raid aurait révélé la présence de civils dans les cabanes attenantes au bâtiment», a affirmé le correspondant militaire de la télévision publique. La plupart des 13 victimes non visées se trouvaient dans ces cabanes, selon la même source. Les responsables militaires et politiques israéliens se renvoyaient hier la responsabilité des conséquences de cette tuerie. Le premier ministre Ariel Sharon a affirmé que, si l'armée avait su que d'autres personnes que des activistes se trouvaient avec le chef du Hamas, une autre façon de l'atteindre aurait été trouvée.
Sur le plan diplomatique, à la demande des pays arabes, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni d'urgence hier soir pour débattre des conséquences de ce raid. L'adoption d'une résolution paraissait cependant exclue hier soir, les États-Unis ayant annoncé qu'ils y opposeraient leur veto.
Vengeance
Le Hamas, dont le chef militaire dans la bande de Gaza, Salah Chéhada, était l'objectif désigné et atteint du raid israélien, a promis de venger la mort de son artificier. Dans une interview à Reuters hier, cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas, a promis l'apparition de 100 nouveaux Salah Chéhada et la mort de centaines d'Israéliens dans de nouvelles opérations de son mouvement.
En Israël, l'utilisation d'un missile d'une tonne pour tuer un militant du Hamas dans un quartier très peuplé de Gaza a également été critiquée. Neuf enfants, dont un bébé de deux mois, sont morts dans cette attaque.
«Nous devons enquêter [...] et en tirer toutes les conclusions», a déclaré à la BBC le ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, ajoutant toutefois qu'il considérait Chéhada comme une «sorte de [Oussama] ben Laden local», responsable de la mort de centaines de personnes. Peres, qui s'est entretenu avec plusieurs ministres palestiniens ces dernières semaines, a assuré que l'armée avait toujours l'intention de se retirer d'Hébron et de Bethléem, villes de Cisjordanie occupées le mois dernier, si la situation restait calme et que les Palestiniens en assumaient le contrôle. Tsahal pourrait également envisager de quitter Ramallah s'il y avait un plan garantissant la loi et le maintien de l'ordre.
Le ministre des Affaires étrangères a ajouté qu'il avait annoncé au ministre palestinien des Finances, Salam Fayed, le déblocage de près de 45 millions $ de recettes fiscales (droits de douane et TVA). Ce montant correspond à 10 % du total des recettes fiscales gelées en janvier 2001 par l'État hébreu et qui auraient dû être reversées à l'Autorité palestinienne. Israël a également annulé 31 millions de dollars de dettes. En outre, sur les 7000 permis de travail promis, 4000 ont déjà été établis et le chiffre total pourra atteindre 30 000, a-t-il précisé. Environ 125 000 Palestiniens se rendaient quotidiennement en Israël pour travailler avant le début de la deuxième intifada fin septembre 2000. Si un accord de paix est un jour trouvé, les colons ne devraient pas être un obstacle pour son application, selon un sondage publié hier par l'organisation pacifiste israélienne La Paix maintenant.
Sur les 3200 colons interrogés dans 127 implantations, 68 % reconnaissent aux institutions démocratiques d'Israël l'autorité de décider d'un tel retrait et affirment qu'ils se conformeraient à une telle décision.
Des photos aériennes prises par l'armée israélienne du bâtiment de Gaza visé révélaient la présence de civils dans des cabanes toutes proches, a indiqué hier la télévision publique israélienne.
«Un examen minutieux des photos aériennes prises avant le raid aurait révélé la présence de civils dans les cabanes attenantes au bâtiment», a affirmé le correspondant militaire de la télévision publique. La plupart des 13 victimes non visées se trouvaient dans ces cabanes, selon la même source. Les responsables militaires et politiques israéliens se renvoyaient hier la responsabilité des conséquences de cette tuerie. Le premier ministre Ariel Sharon a affirmé que, si l'armée avait su que d'autres personnes que des activistes se trouvaient avec le chef du Hamas, une autre façon de l'atteindre aurait été trouvée.
Sur le plan diplomatique, à la demande des pays arabes, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni d'urgence hier soir pour débattre des conséquences de ce raid. L'adoption d'une résolution paraissait cependant exclue hier soir, les États-Unis ayant annoncé qu'ils y opposeraient leur veto.
Vengeance
Le Hamas, dont le chef militaire dans la bande de Gaza, Salah Chéhada, était l'objectif désigné et atteint du raid israélien, a promis de venger la mort de son artificier. Dans une interview à Reuters hier, cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas, a promis l'apparition de 100 nouveaux Salah Chéhada et la mort de centaines d'Israéliens dans de nouvelles opérations de son mouvement.
En Israël, l'utilisation d'un missile d'une tonne pour tuer un militant du Hamas dans un quartier très peuplé de Gaza a également été critiquée. Neuf enfants, dont un bébé de deux mois, sont morts dans cette attaque.
«Nous devons enquêter [...] et en tirer toutes les conclusions», a déclaré à la BBC le ministre des Affaires étrangères, Shimon Peres, ajoutant toutefois qu'il considérait Chéhada comme une «sorte de [Oussama] ben Laden local», responsable de la mort de centaines de personnes. Peres, qui s'est entretenu avec plusieurs ministres palestiniens ces dernières semaines, a assuré que l'armée avait toujours l'intention de se retirer d'Hébron et de Bethléem, villes de Cisjordanie occupées le mois dernier, si la situation restait calme et que les Palestiniens en assumaient le contrôle. Tsahal pourrait également envisager de quitter Ramallah s'il y avait un plan garantissant la loi et le maintien de l'ordre.
Le ministre des Affaires étrangères a ajouté qu'il avait annoncé au ministre palestinien des Finances, Salam Fayed, le déblocage de près de 45 millions $ de recettes fiscales (droits de douane et TVA). Ce montant correspond à 10 % du total des recettes fiscales gelées en janvier 2001 par l'État hébreu et qui auraient dû être reversées à l'Autorité palestinienne. Israël a également annulé 31 millions de dollars de dettes. En outre, sur les 7000 permis de travail promis, 4000 ont déjà été établis et le chiffre total pourra atteindre 30 000, a-t-il précisé. Environ 125 000 Palestiniens se rendaient quotidiennement en Israël pour travailler avant le début de la deuxième intifada fin septembre 2000. Si un accord de paix est un jour trouvé, les colons ne devraient pas être un obstacle pour son application, selon un sondage publié hier par l'organisation pacifiste israélienne La Paix maintenant.
Sur les 3200 colons interrogés dans 127 implantations, 68 % reconnaissent aux institutions démocratiques d'Israël l'autorité de décider d'un tel retrait et affirment qu'ils se conformeraient à une telle décision.
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