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Al-Qaïda menace les Européens en Irak

N/A ZZZN/A   3 juillet 2004  International
Le Caire — Les pays européens présents militairement en Irak n'ont plus que deux semaines pour retirer leurs troupes ou en payer les conséquences: ces menaces, publiées hier par un quotidien arabe, sont signées d'un groupe qui se dit lié à al-Qaïda et qui avait déjà revendiqué les attentats de Madrid le 11 mars dernier.

Des responsables américains et certains experts du terrorisme estiment toutefois qu'il ne posséderait que des liens ténus avec al-Qaïda. Pour eux, la «Brigade d'Abou Hafs al-Masri (al-Qaïda)» s'est décrédibilisée en revendiquant également les pannes de courant massives aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Dans son communiqué, le groupe fait référence à la trêve des attentats de trois mois décrétée par Oussama ben Laden, chef du réseau al-Qaïda. «Aux peuples européens: il ne vous reste que quelques jours pour accepter la trêve offerte par Ben Laden. Autrement, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-mêmes», stipule la déclaration publiée par Asharq al-Awsat, quotidien panarabe édité à Londres.

Dans une bande audio diffusée le 15 avril dernier, Oussama ben Laden donnait trois mois aux pays européens pour retirer leurs troupes de ce qu'il appelait les pays de la nation islamique. Et il mettait en garde contre toute «agression» contre des pays comme l'Irak et l'Afghanistan.

Parmi les pays visés par ces menaces figurent la Grande-Bretagne, qui a déployé 8500 soldats en Irak, l'Italie (3000), la Pologne (2400), l'Ukraine (1576), les Pays-Bas (1300), la Roumanie (700) et le Danemark (500).

Asharq al-Awsat, dont les bureaux étaient fermés hier, n'a pas précisé comment le communiqué lui était parvenu. Mais le groupe en question a jusqu'ici adressé des courriels à la presse.

À Berlin, le ministre de l'Intérieur, Rainer Lingenthal, a quant à lui jugé que ces menaces émanaient d'une «organisation inquiétante» qui a revendiqué des pannes de courant, ce qui «signifie que ces déclarations doivent être prises avec prudence et ne sont probablement pas spécialement crédibles». «Le gouvernement allemand, comme toute nation constitutionnellement démocratique, ne pliera pas devant l'ultimatum d'un criminel comme Ben Laden», a-t-il ajouté.






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