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20 000 miliciens colombiens d'extrême droite sont visés - Bogotá négocie avec les paramilitaires

2 juillet 2004  International
Sante Fe de Ralito — Les négociations de paix entre le pouvoir et les paramilitaires en Colombie ont débuté officiellement hier à Sante Fe de Ralito (nord) pour tenter d'obtenir la reddition des quelque 20 000 miliciens d'extrême droite avant le 31 décembre 2005.

La cérémonie s'est ouverte à 11h50 locales dans cette localité du département de Cordoba, à 740 km au nord de Bogotá, en présence du haut-commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo Sabas Pretelt, du nouveau chef des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite), Salvatore Mancuso, et du délégué de l'Organisation des États américains, Sergio Caramagna, chargé de vérifier le processus.

«Nous sommes habités par une grande confiance, car il existe une volonté de paix de la part des Autodéfenses», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Sabas Pretelt.

La guerre civile en Colombie, qui a fait plus de 200 000 morts depuis 1964, oppose les AUC aux guérillas des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN).

L'ELN a engagé en juin les prémices d'un dialogue avec le président Uribe, sous les bons offices de Mexico. En revanche, les FARC, principale guérilla du pays, refusent toute négociation.

Une dizaine de commandants paramilitaires ont accepté de commencer et de poursuivre ce dialogue pendant une période de six mois, entourés de 400 de leurs hommes, à Santa Fe de Ralito, pour négocier la reddition avant le 31 décembre 2005 de leurs troupes.

Dans cette région, les miliciens d'extrême droite se sont engagés à ne commettre aucun délit pendant le dialogue de paix, en échange de la levée provisoire des mandats d'arrêt lancés contre eux avant le cessez-le-feu de 2002.

Le principal écueil de ce dialogue, considéré comme délicat, a trait aux demandes d'extradition formulées par la justice des États-Unis à l'encontre de la plupart des chefs paramilitaires colombiens pour trafic de drogue.

Le chef de l'État s'est refusé, depuis le cessez-le-feu, à évoquer publiquement cette épée de Damoclès, mais il ne fait aucun doute que les commandants paramilitaires ne signeront aucun accord de paix s'ils devaient ensuite être extradés aux États-Unis.






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