Retrait de la bande de Gaza - Le gouvernement Sharon tangue
9 juin 2004
International
Jérusalem — Le gouvernement israélien a dû affronter une crise hier après qu'un ministre et un vice-ministre eurent renoncé à leurs portefeuilles pour protester contre le retrait de la bande de Gaza adopté dimanche et applicable à compter de mars 2005.
Le ministre de l'Habitat, Effi Eitam, et le vice-ministre des Affaires sociales, Yitzhak Lévy, tous deux membres du Parti national religieux (PNR, porte-parole des colons), ont présenté leurs lettres de démission au premier ministre Ariel Sharon.
«La décision du gouvernement offre sur un plateau au [mouvement palestinien radical] Hamas un État terroriste, fondé sur le sang juif», a affirmé M. Eitam dans sa lettre, selon la radio israélienne.
«Le drapeau d'Eretz Israël [aux frontières bibliques] a été mis en berne sous votre direction», a de son côté écrit M. Lévy.
Tous deux se sont ainsi élevés contre la décision du gouvernement prévoyant le démantèlement échelonné de 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre autres isolées dans le nord de la Cisjordanie. Ces lettres de démission seront effectives 48 heures après leur remise à M. Sharon. Un des chefs spirituels du PNR, l'ex-grand rabbin d'Israël Mordechaï Eliahu, préconise que la formation rejoigne l'opposition.
Un dirigeant du PNR, le député Shaoul Yaalom, a toutefois vivement attaqué à la télévision les ministres démissionnaires, estimant «qu'ils divisent le parti et poignardent la colonisation dans le dos». Le second ministre du PNR, Zvoulon Orlev (Affaires sociales), n'a en revanche pas renoncé à son portefeuille. Émanation politique des colons, le PNR compte six députés, et ses instances doivent se réunir lundi sur le maintien ou non de la formation au sein de la coalition gouvernementale.
L'Union nationale d'extrême droite a quitté cette coalition après le limogeage de ses deux ministres dimanche.
Privé du soutien du PNR, M. Sharon ne disposerait plus que de 55 députés sur un total de 120 au Parlement, ce qui augmenterait les chances de formation d'un gouvernement d'union nationale avec le Parti travailliste.
Lundi, M. Sharon a échappé à deux motions de censure grâce à l'abstention des travaillistes.
Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a affirmé hier avoir accepté une initiative égyptienne destinée à mettre fin à la violence et accusé Israël de tergiverser dans l'application de son plan de retrait de Gaza.
«Comme vous voyez, nous avons accepté ce qu'ont proposé nos frères égyptiens, mais ils [les Israéliens] ont annoncé qu'il y aura un nouveau vote pour chaque étape et que la première phase ne commencera que l'année prochaine», a-t-il déclaré à Ramallah, en Cisjordanie.
Sur le terrain, la frontière israélo-libanaise a connu de nouveaux affrontements après des tirs du Hezbollah chiite contre des positions de l'armée israélienne dans le secteur controversé des fermes de Chebaa.
Le ministre de l'Habitat, Effi Eitam, et le vice-ministre des Affaires sociales, Yitzhak Lévy, tous deux membres du Parti national religieux (PNR, porte-parole des colons), ont présenté leurs lettres de démission au premier ministre Ariel Sharon.
«La décision du gouvernement offre sur un plateau au [mouvement palestinien radical] Hamas un État terroriste, fondé sur le sang juif», a affirmé M. Eitam dans sa lettre, selon la radio israélienne.
«Le drapeau d'Eretz Israël [aux frontières bibliques] a été mis en berne sous votre direction», a de son côté écrit M. Lévy.
Tous deux se sont ainsi élevés contre la décision du gouvernement prévoyant le démantèlement échelonné de 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre autres isolées dans le nord de la Cisjordanie. Ces lettres de démission seront effectives 48 heures après leur remise à M. Sharon. Un des chefs spirituels du PNR, l'ex-grand rabbin d'Israël Mordechaï Eliahu, préconise que la formation rejoigne l'opposition.
Un dirigeant du PNR, le député Shaoul Yaalom, a toutefois vivement attaqué à la télévision les ministres démissionnaires, estimant «qu'ils divisent le parti et poignardent la colonisation dans le dos». Le second ministre du PNR, Zvoulon Orlev (Affaires sociales), n'a en revanche pas renoncé à son portefeuille. Émanation politique des colons, le PNR compte six députés, et ses instances doivent se réunir lundi sur le maintien ou non de la formation au sein de la coalition gouvernementale.
L'Union nationale d'extrême droite a quitté cette coalition après le limogeage de ses deux ministres dimanche.
Privé du soutien du PNR, M. Sharon ne disposerait plus que de 55 députés sur un total de 120 au Parlement, ce qui augmenterait les chances de formation d'un gouvernement d'union nationale avec le Parti travailliste.
Lundi, M. Sharon a échappé à deux motions de censure grâce à l'abstention des travaillistes.
Le dirigeant palestinien Yasser Arafat a affirmé hier avoir accepté une initiative égyptienne destinée à mettre fin à la violence et accusé Israël de tergiverser dans l'application de son plan de retrait de Gaza.
«Comme vous voyez, nous avons accepté ce qu'ont proposé nos frères égyptiens, mais ils [les Israéliens] ont annoncé qu'il y aura un nouveau vote pour chaque étape et que la première phase ne commencera que l'année prochaine», a-t-il déclaré à Ramallah, en Cisjordanie.
Sur le terrain, la frontière israélo-libanaise a connu de nouveaux affrontements après des tirs du Hezbollah chiite contre des positions de l'armée israélienne dans le secteur controversé des fermes de Chebaa.
Haut de la page

