Irak - Sistani soutient l'exécutif du bout des lèvres
4 juin 2004
International
Bagdad — Le grand ayatollah Ali Sistani a apporté hier un soutien prudent au nouvel exécutif irakien lui demandant d'agir pour rétablir la sécurité, alors que des obus de mortier se sont abattus près de l'ambassade d'Italie à Bagdad, faisant des victimes.
L'ayatollah Sistani «affiche son espoir» que ce gouvernement intérimaire «désigné, sans légitimité électorale, et ne représentant pas toutes les catégories de la société irakienne et les forces politiques [...] puisse faire la preuve qu'il est efficace et honnête», indique un communiqué publié par le bureau du prestigieux dignitaire chiite à Najaf.
Le nouvel exécutif a été mis en place mardi à la suite de tractations entre la coalition, le Conseil de gouvernement aujourd'hui dissous et l'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi.
Ali Sistani a fixé quatre tâches à ce gouvernement:
- agir pour obtenir des Nations unies une décision rétablissant la souveraineté complète au peuple irakien;
- assurer la sécurité dans tout le pays;
- offrir des services publics aux citoyens;
- et préparer sérieusement les élections générales en maintenant la date décidée pour le début de 2005.
Le nouveau premier ministre Iyad Allaoui a reçu de son côté la direction du comité ministériel chargé de la sécurité nationale, au moment où les discussions se poursuivent à l'ONU sur la formulation d'une résolution sur les modalités du transfert de souveraineté.
Deux morts et des blessés
À Bagdad, deux Irakiens ont été tués et plusieurs autres blessés dans la chute d'obus de mortier près de l'ambassade d'Italie, un pays dont le gouvernement a soutenu la guerre en Irak, selon des sources policière et médicale.
«Cinq obus de mortier sont tombés dans les environs de l'ambassade d'Italie, dont un sur un restaurant, à une dizaine de mètres [de la chancellerie] tuant deux Irakiens et en blessant trois autres», a indiqué la police.
À Koufa (centre), cinq Irakiens ont été tués et neuf autres blessés lors d'affrontements entre miliciens du chef chiite radical Moqtada Sadr et des soldats américains, a indiqué une source hospitalière.
La coalition a fait état, de son côté, d'«un nombre conséquent d'assaillants» tués par les GI's. Selon elle, les combats ont débuté lorsque des troupes américaines ont voulu effectuer une fouille dans une école d'où des miliciens auraient tiré des obus de mortier. «Alors qu'ils approchaient de l'école, les soldats ont essuyé des tirs de mortier, de RPG et d'armes légères. Ils ont répliqué», a indiqué le communiqué.
Cette ville située à 170 km au sud de Bagdad est le théâtre d'affrontements quotidiens en dépit d'une trêve censée être en vigueur depuis jeudi de la semaine dernière.
À Baaqouba, un policier et un garde du corps de la fille de l'adjoint du gouverneur de cette ville située au nord-est de Bagdad ont été tués par des tirs d'inconnus, a indiqué à l'AFP un autre garde du corps.
D'autre part, des témoins ont affirmé avoir trouvé un officier de sécurité du gouvernorat gisant mort dans une rue du centre-ville. Un médecin de l'hôpital de Baaqouba, Kaïssar Mohammar, a indiqué qu'un cadavre avait été emmené à l'hôpital «une balle dans la tête».
A Beni Saad (20 km au sud de Baaqouba), un policier a été blessé par des tirs alors qu'il se trouvait à un poste de contrôle tenu par le Corps de la défense civile irakienne (ICDC, auxiliaire de l'armée) et la police.
A Kirkouk (nord), un traducteur irakien travaillant pour la coalition dirigée par les États-Unis est mort, brûlé dans sa voiture, mercredi soir après une attaque contre la principale base militaire américaine dans cette ville pétrolière, a indiqué hier la police.
Dans cette même ville, le rédacteur en chef de trois hebdomadaires a été tué lorsque des assaillants ont lancé une grenade sur sa voiture, selon la police.
L'ayatollah Sistani «affiche son espoir» que ce gouvernement intérimaire «désigné, sans légitimité électorale, et ne représentant pas toutes les catégories de la société irakienne et les forces politiques [...] puisse faire la preuve qu'il est efficace et honnête», indique un communiqué publié par le bureau du prestigieux dignitaire chiite à Najaf.
Le nouvel exécutif a été mis en place mardi à la suite de tractations entre la coalition, le Conseil de gouvernement aujourd'hui dissous et l'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi.
Ali Sistani a fixé quatre tâches à ce gouvernement:
- agir pour obtenir des Nations unies une décision rétablissant la souveraineté complète au peuple irakien;
- assurer la sécurité dans tout le pays;
- offrir des services publics aux citoyens;
- et préparer sérieusement les élections générales en maintenant la date décidée pour le début de 2005.
Le nouveau premier ministre Iyad Allaoui a reçu de son côté la direction du comité ministériel chargé de la sécurité nationale, au moment où les discussions se poursuivent à l'ONU sur la formulation d'une résolution sur les modalités du transfert de souveraineté.
Deux morts et des blessés
À Bagdad, deux Irakiens ont été tués et plusieurs autres blessés dans la chute d'obus de mortier près de l'ambassade d'Italie, un pays dont le gouvernement a soutenu la guerre en Irak, selon des sources policière et médicale.
«Cinq obus de mortier sont tombés dans les environs de l'ambassade d'Italie, dont un sur un restaurant, à une dizaine de mètres [de la chancellerie] tuant deux Irakiens et en blessant trois autres», a indiqué la police.
À Koufa (centre), cinq Irakiens ont été tués et neuf autres blessés lors d'affrontements entre miliciens du chef chiite radical Moqtada Sadr et des soldats américains, a indiqué une source hospitalière.
La coalition a fait état, de son côté, d'«un nombre conséquent d'assaillants» tués par les GI's. Selon elle, les combats ont débuté lorsque des troupes américaines ont voulu effectuer une fouille dans une école d'où des miliciens auraient tiré des obus de mortier. «Alors qu'ils approchaient de l'école, les soldats ont essuyé des tirs de mortier, de RPG et d'armes légères. Ils ont répliqué», a indiqué le communiqué.
Cette ville située à 170 km au sud de Bagdad est le théâtre d'affrontements quotidiens en dépit d'une trêve censée être en vigueur depuis jeudi de la semaine dernière.
À Baaqouba, un policier et un garde du corps de la fille de l'adjoint du gouverneur de cette ville située au nord-est de Bagdad ont été tués par des tirs d'inconnus, a indiqué à l'AFP un autre garde du corps.
D'autre part, des témoins ont affirmé avoir trouvé un officier de sécurité du gouvernorat gisant mort dans une rue du centre-ville. Un médecin de l'hôpital de Baaqouba, Kaïssar Mohammar, a indiqué qu'un cadavre avait été emmené à l'hôpital «une balle dans la tête».
A Beni Saad (20 km au sud de Baaqouba), un policier a été blessé par des tirs alors qu'il se trouvait à un poste de contrôle tenu par le Corps de la défense civile irakienne (ICDC, auxiliaire de l'armée) et la police.
A Kirkouk (nord), un traducteur irakien travaillant pour la coalition dirigée par les États-Unis est mort, brûlé dans sa voiture, mercredi soir après une attaque contre la principale base militaire américaine dans cette ville pétrolière, a indiqué hier la police.
Dans cette même ville, le rédacteur en chef de trois hebdomadaires a été tué lorsque des assaillants ont lancé une grenade sur sa voiture, selon la police.
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