Irak - Un obus explose dans le mausolée de l'imam Ali
26 mai 2004
International
Photo : Agence Reuters
Des fidèles chiites se sont massés devant la grille donnant accès au mausolée de l’imam Ali, dans la ville sainte irakienne de Najaf. Le sanctuaire, qui abrite le tombeau du gendre du prophète Mahomet, a été endommagé hier par un tir d’obus.
Najaf — Sept personnes ont été tuées et 45 autres ont été blessées dans des combats hier à Najaf (170 km au sud de Bagdad), a-t-on appris de sources médicales dans cette ville, où un obus de mortier a explosé à l'intérieur du mausolée de l'imam Ali, un des principaux lieux saints chiites. «Nous avons sept tués et 45 blessés. Dix d'entre eux ont été blessés au mausolée», ont déclaré à l'AFP des médecins de l'hôpital Hakim à Najaf.
La partie supérieure d'une des portes recouvertes d'or du mausolée abritant le tombeau d'Ali a été endommagée et des gravats jonchaient le sol du lieu saint, a constaté un correspondant de l'AFP.
Des responsables du bureau du chef radical chiite Moqtada Sadr ont déclaré que dix personnes avaient été blessées par l'explosion, qui s'est produite vers 11h, et accusé les troupes américaines d'être responsables des tirs.
Le général Kimmit, chef adjoint des opérations militaires en Irak, a affirmé que l'armée n'avait aucune responsabilité dans l'attaque, la rejetant sur les combattants de Najaf. «La coalition n'a aucune implication dans les dommages de la mosquée de l'imam Ali», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bagdad.
«Nous avons entendu différentes informations sur ce qui a causé [les dommages]: soit des combats entre deux factions différentes [entre les miliciens de Moqtada Sadr et d'autres groupes armés] à l'intérieur de la ville, soit des tirs de la milice de Moqtada Sadr provenant du cimetière en direction de la zone de la mosquée, pour provoquer un scandale et pour être en mesure d'accuser les forces de la coalition», a-t-il ajouté.
Le vaste cimetière de la ville, adjacent au mausolée, est connu pour abriter des miliciens de Sadr qui s'en servent pour diriger leurs attaques contre les forces de la coalition. Les troupes américaines «ne seront pas entraînées dans un incident à côté de ces mausolées», a ajouté Mark Kimmitt.
Cheikh Qaïs al-Khazzali, le porte-parole de Moqtada Sadr, a pour sa part démenti toute responsabilité dans l'explosion. «Comme vous le savez, les forces américaines ont mis la main sur les armes qui appartenaient à l'ex-armée irakienne. Donc, ça [...] aurait pu être un mortier de cet arsenal qui a tiré sur le mausolée», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Najaf. «Il est impossible pour les chiites de faire cela [...] Nous contrôlons la zone du mausolée. Comment pourrions-nous tirer un [obus de] mortier sur nous-mêmes?», a-t-il ajouté.
Calmer la situation
Il était impossible de déterminer de source indépendante d'où provenait ce tir de mortier. Abdel Aziz al-Hakim, un membre chiite du Conseil de gouvernement transitoire, a quant à lui estimé que «les forces d'occupation portent la responsabilité spéciale de calmer la situation et respecter la sainteté du mausolée de Najaf».
Le calme était revenu dans la ville en début d'après-midi. Najaf est le théâtre depuis le début d'avril de violents affrontements entre les troupes américaines et les miliciens de M. Sadr, retranché dans la ville pour échapper à la coalition. Dans la nuit de lundi à hier, cinq civils ont été tués et 18 autres blessés dans la ville voisine de Koufa, lors d'affrontements entre miliciens chiites et soldats américains.
La partie supérieure d'une des portes recouvertes d'or du mausolée abritant le tombeau d'Ali a été endommagée et des gravats jonchaient le sol du lieu saint, a constaté un correspondant de l'AFP.
Des responsables du bureau du chef radical chiite Moqtada Sadr ont déclaré que dix personnes avaient été blessées par l'explosion, qui s'est produite vers 11h, et accusé les troupes américaines d'être responsables des tirs.
Le général Kimmit, chef adjoint des opérations militaires en Irak, a affirmé que l'armée n'avait aucune responsabilité dans l'attaque, la rejetant sur les combattants de Najaf. «La coalition n'a aucune implication dans les dommages de la mosquée de l'imam Ali», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bagdad.
«Nous avons entendu différentes informations sur ce qui a causé [les dommages]: soit des combats entre deux factions différentes [entre les miliciens de Moqtada Sadr et d'autres groupes armés] à l'intérieur de la ville, soit des tirs de la milice de Moqtada Sadr provenant du cimetière en direction de la zone de la mosquée, pour provoquer un scandale et pour être en mesure d'accuser les forces de la coalition», a-t-il ajouté.
Le vaste cimetière de la ville, adjacent au mausolée, est connu pour abriter des miliciens de Sadr qui s'en servent pour diriger leurs attaques contre les forces de la coalition. Les troupes américaines «ne seront pas entraînées dans un incident à côté de ces mausolées», a ajouté Mark Kimmitt.
Cheikh Qaïs al-Khazzali, le porte-parole de Moqtada Sadr, a pour sa part démenti toute responsabilité dans l'explosion. «Comme vous le savez, les forces américaines ont mis la main sur les armes qui appartenaient à l'ex-armée irakienne. Donc, ça [...] aurait pu être un mortier de cet arsenal qui a tiré sur le mausolée», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Najaf. «Il est impossible pour les chiites de faire cela [...] Nous contrôlons la zone du mausolée. Comment pourrions-nous tirer un [obus de] mortier sur nous-mêmes?», a-t-il ajouté.
Calmer la situation
Il était impossible de déterminer de source indépendante d'où provenait ce tir de mortier. Abdel Aziz al-Hakim, un membre chiite du Conseil de gouvernement transitoire, a quant à lui estimé que «les forces d'occupation portent la responsabilité spéciale de calmer la situation et respecter la sainteté du mausolée de Najaf».
Le calme était revenu dans la ville en début d'après-midi. Najaf est le théâtre depuis le début d'avril de violents affrontements entre les troupes américaines et les miliciens de M. Sadr, retranché dans la ville pour échapper à la coalition. Dans la nuit de lundi à hier, cinq civils ont été tués et 18 autres blessés dans la ville voisine de Koufa, lors d'affrontements entre miliciens chiites et soldats américains.
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