Retrait de la bande de Gaza - Sharon veut amender son plan, qui est salué par le «Quartette»
5 mai 2004
International
Jérusalem — Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a consulté hier la classe politique pour amender son plan de retrait de Gaza, salué par le Quartette mais rejeté dimanche par son parti, le Likoud.
À l'issue d'une réunion au siège des Nations unies à New York, le Quartette, qui réunit les principaux acteurs au Proche-Orient (États-Unis, UE, ONU et Russie), a publié hier un communiqué indiquant qu'il «salue et encourage [le plan Sharon] qui offre une occasion rare dans la recherche de la paix au Proche-Orient».
«Le Quartette a enfin compris qu'Israël est pour la première fois prêt à évacuer des colonies et qu'il est possible d'avancer. Tant mieux, nous nous en félicitons», a déclaré un haut responsable à la présidence du conseil à Jérusalem.
Il s'est aussi félicité du fait que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, «ait souligné la nécessité pour les Palestiniens de lutter contre le terrorisme s'ils veulent avancer dans l'application de la feuille de route», le dernier plan international de règlement du conflit israélo-palestinien, rédigé par le Quartette.
Le président américain, George W. Bush, avait apporté courant avril un soutien sans réserve au plan Sharon, estimant qu'il s'inscrivait dans le cadre de la «feuille de route».
«La déclaration du Quartette est importante, a déclaré pour sa part Nabil Abou Roudeina, principal conseiller du dirigeant palestinien Yasser Arafat, mais le plus important est d'appliquer la feuille de route, et nous demandons que des observateurs internationaux viennent surveiller son application.» Avant la réunion du Quartette, le premier ministre palestinien, Ahmad Qoreï, avait appelé celui-ci à mettre en place un échéancier pour l'application de la feuille de route censée aboutir à un État palestinien d'ici à 2005.
Loin de baisser les bras après le camouflet que lui a infligé dimanche son parti en rejetant, par référendum, son plan de séparation, M. Sharon a successivement rencontré hier ses ministres Sylvan Shalom (Affaires étrangères), Yossef Lapid (Justice, et chef du parti centriste Shinouï) ainsi que le numéro un de l'opposition travailliste, Shimon Peres, et l'ambassadeur des États-Unis à Tel-Aviv, Dan Kurtzer.
La Knesset s'est de son côté réunie pour un débat consacré au plan de retrait, qui doit se poursuivre aujourd'hui.
«Nous ne nous contenterons pas d'un miniretrait. Le plan amendé de M. Sharon ne peut pas être de la simple poudre aux yeux», a déclaré M. Lapid à la télévision israélienne après avoir rencontré M. Sharon, indiquant que le cabinet allait discuter dimanche pour la première fois de ce plan de retrait de Gaza.
Le plan initial de M. Sharon (qui procède d'un plan plus large de séparation unilatérale d'avec les Palestiniens) prévoit le démantèlement des 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre autres en Cisjordanie. Après son rejet par le Likoud, le premier ministre a indiqué vouloir le modifier en vue d'un consensus «aussi large que possible».
À l'issue d'une réunion au siège des Nations unies à New York, le Quartette, qui réunit les principaux acteurs au Proche-Orient (États-Unis, UE, ONU et Russie), a publié hier un communiqué indiquant qu'il «salue et encourage [le plan Sharon] qui offre une occasion rare dans la recherche de la paix au Proche-Orient».
«Le Quartette a enfin compris qu'Israël est pour la première fois prêt à évacuer des colonies et qu'il est possible d'avancer. Tant mieux, nous nous en félicitons», a déclaré un haut responsable à la présidence du conseil à Jérusalem.
Il s'est aussi félicité du fait que le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, «ait souligné la nécessité pour les Palestiniens de lutter contre le terrorisme s'ils veulent avancer dans l'application de la feuille de route», le dernier plan international de règlement du conflit israélo-palestinien, rédigé par le Quartette.
Le président américain, George W. Bush, avait apporté courant avril un soutien sans réserve au plan Sharon, estimant qu'il s'inscrivait dans le cadre de la «feuille de route».
«La déclaration du Quartette est importante, a déclaré pour sa part Nabil Abou Roudeina, principal conseiller du dirigeant palestinien Yasser Arafat, mais le plus important est d'appliquer la feuille de route, et nous demandons que des observateurs internationaux viennent surveiller son application.» Avant la réunion du Quartette, le premier ministre palestinien, Ahmad Qoreï, avait appelé celui-ci à mettre en place un échéancier pour l'application de la feuille de route censée aboutir à un État palestinien d'ici à 2005.
Loin de baisser les bras après le camouflet que lui a infligé dimanche son parti en rejetant, par référendum, son plan de séparation, M. Sharon a successivement rencontré hier ses ministres Sylvan Shalom (Affaires étrangères), Yossef Lapid (Justice, et chef du parti centriste Shinouï) ainsi que le numéro un de l'opposition travailliste, Shimon Peres, et l'ambassadeur des États-Unis à Tel-Aviv, Dan Kurtzer.
La Knesset s'est de son côté réunie pour un débat consacré au plan de retrait, qui doit se poursuivre aujourd'hui.
«Nous ne nous contenterons pas d'un miniretrait. Le plan amendé de M. Sharon ne peut pas être de la simple poudre aux yeux», a déclaré M. Lapid à la télévision israélienne après avoir rencontré M. Sharon, indiquant que le cabinet allait discuter dimanche pour la première fois de ce plan de retrait de Gaza.
Le plan initial de M. Sharon (qui procède d'un plan plus large de séparation unilatérale d'avec les Palestiniens) prévoit le démantèlement des 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre autres en Cisjordanie. Après son rejet par le Likoud, le premier ministre a indiqué vouloir le modifier en vue d'un consensus «aussi large que possible».
- » likoud
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