Kerry pourrait devoir hâter le choix de son colistier
28 avril 2004
International
Washington — Le rôle grandissant du vice-président Dick Cheney pour mener l'assaut contre les démocrates a relancé les conjectures sur la nécessité pour le candidat démocrate à la Maison-Blanche John Kerry de former le «ticket» présidentiel, mais ce dernier prend son temps.
Depuis lundi, Cheney est en première ligne contre le candidat démocrate à l'élection du 2 novembre. Le vice-président l'a notamment attaqué sur ses positions comme sénateur en matière de programmes d'armement et tenté de le décrédibiliser dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
Pour lui répondre, seul le président du Parti démocrate, Terry McAuliffe, est monté au créneau.
Pour des experts, Kerry pourrait accélérer le choix de son vice-président afin de mieux répondre aux critiques et attaquer davantage le tandem Bush-Cheney. «Si Kerry avait un suppléant pouvant faire le même genre de choses» que Cheney, il «apparaîtrait plus présidentiel et au-dessus de la mêlée», estime Eric Davis, professeur en science politique au Middlebury College, dans le Vermont.
Choisir un vice-président trois mois avant la convention du Parti démocrate (fin juillet) et plus de six mois avant l'élection présidentielle du 2 novembre serait toutefois sans précédent, relève l'expert politique James Chalmers. «Mais cela aurait un sens. Tout semble s'accélérer, et cela pourrait en faire partie», ajoute-t-il. Kerry n'a que l'embarras du choix parmi une demi-douzaine de personnalités potentielles. En font partie John Edwards, sénateur de la Caroline du Nord, Dick Gephardt, parlementaire du Missouri, et Bill Richardson, gouverneur du Nouveau-Mexique.
Pas de calendrier
Peu après avoir écarté, début mars, ses concurrents démocrates dans la course à la Maison-Blanche, John Kerry avait choisi Jim Johnson, un directeur financier, pour superviser la recherche d'un vice-président potentiel. Mais il avait alors refusé de se donner un calendrier. «Il annoncera sa décision quand il trouvera la bonne personne et sentira que c'est le bon moment», a déclaré lundi le porte-parole de son état-major de campagne, David Wade.
Parmi les critères contribuant au choix, le candidat doit être vu comme quelqu'un capable de faire basculer un État hésitant, d'être président en cas d'empêchement de Kerry et d'avoir le pouvoir d'accentuer son message politique, souligne Thomas Mann, de la Brookings Institution, à Washington.
Veut-il quelqu'un pour attaquer les républicains ou quelqu'un l'aidant à gagner les États difficiles? Ce n'est pas forcément la même personne, note Eric Davis. Pour Stephen Hess, un ancien conseiller républicain de la Maison-Blanche, John Edwards, 50 ans, qui vient du sud des États-Unis, serait complémentaire de Kerry, qui vient du nord. Il déborde aussi d'optimisme, un trait de caractère qui plaît aux Américains mais qui n'apparaît pas d'emblée chez Kerry, souligne-t-il.
Pour d'autres experts, l'élément clé du futur candidat à la vice-présidence serait plutôt sa capacité à remporter des votes dans les États qui hésitent. Gephardt pourrait aider Kerry dans le Missouri et l'Ohio. Richardson est important dans le sud-ouest et pourrait faire valoir ses racines hispaniques auprès d'un électorat devenu la première minorité aux États-Unis.
Parmi les autres noms cités figurent ceux du sénateur de Floride Bob Graham, du gouverneur de l'Iowa Thomas Vilsack et du sénateur de l'Indiana Evan Bayh. Pour s'attirer le vote des femmes, Kerry pourrait aussi choisir les parlementaires Dianne Feinstein, Jane Harman ou Mary Landrieu.
Depuis lundi, Cheney est en première ligne contre le candidat démocrate à l'élection du 2 novembre. Le vice-président l'a notamment attaqué sur ses positions comme sénateur en matière de programmes d'armement et tenté de le décrédibiliser dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
Pour lui répondre, seul le président du Parti démocrate, Terry McAuliffe, est monté au créneau.
Pour des experts, Kerry pourrait accélérer le choix de son vice-président afin de mieux répondre aux critiques et attaquer davantage le tandem Bush-Cheney. «Si Kerry avait un suppléant pouvant faire le même genre de choses» que Cheney, il «apparaîtrait plus présidentiel et au-dessus de la mêlée», estime Eric Davis, professeur en science politique au Middlebury College, dans le Vermont.
Choisir un vice-président trois mois avant la convention du Parti démocrate (fin juillet) et plus de six mois avant l'élection présidentielle du 2 novembre serait toutefois sans précédent, relève l'expert politique James Chalmers. «Mais cela aurait un sens. Tout semble s'accélérer, et cela pourrait en faire partie», ajoute-t-il. Kerry n'a que l'embarras du choix parmi une demi-douzaine de personnalités potentielles. En font partie John Edwards, sénateur de la Caroline du Nord, Dick Gephardt, parlementaire du Missouri, et Bill Richardson, gouverneur du Nouveau-Mexique.
Pas de calendrier
Peu après avoir écarté, début mars, ses concurrents démocrates dans la course à la Maison-Blanche, John Kerry avait choisi Jim Johnson, un directeur financier, pour superviser la recherche d'un vice-président potentiel. Mais il avait alors refusé de se donner un calendrier. «Il annoncera sa décision quand il trouvera la bonne personne et sentira que c'est le bon moment», a déclaré lundi le porte-parole de son état-major de campagne, David Wade.
Parmi les critères contribuant au choix, le candidat doit être vu comme quelqu'un capable de faire basculer un État hésitant, d'être président en cas d'empêchement de Kerry et d'avoir le pouvoir d'accentuer son message politique, souligne Thomas Mann, de la Brookings Institution, à Washington.
Veut-il quelqu'un pour attaquer les républicains ou quelqu'un l'aidant à gagner les États difficiles? Ce n'est pas forcément la même personne, note Eric Davis. Pour Stephen Hess, un ancien conseiller républicain de la Maison-Blanche, John Edwards, 50 ans, qui vient du sud des États-Unis, serait complémentaire de Kerry, qui vient du nord. Il déborde aussi d'optimisme, un trait de caractère qui plaît aux Américains mais qui n'apparaît pas d'emblée chez Kerry, souligne-t-il.
Pour d'autres experts, l'élément clé du futur candidat à la vice-présidence serait plutôt sa capacité à remporter des votes dans les États qui hésitent. Gephardt pourrait aider Kerry dans le Missouri et l'Ohio. Richardson est important dans le sud-ouest et pourrait faire valoir ses racines hispaniques auprès d'un électorat devenu la première minorité aux États-Unis.
Parmi les autres noms cités figurent ceux du sénateur de Floride Bob Graham, du gouverneur de l'Iowa Thomas Vilsack et du sénateur de l'Indiana Evan Bayh. Pour s'attirer le vote des femmes, Kerry pourrait aussi choisir les parlementaires Dianne Feinstein, Jane Harman ou Mary Landrieu.
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