Crise politique en Iran - Un «très bon» compromis est en vue
Téhéran - La crise qui paralyse la vie politique iranienne à moins d'un mois des élections législatives sera résolue sous peu grâce au repêchage de la majorité des candidatures réformistes invalidées par le puissant Conseil des gardiens, a laissé entendre le président du Parlement hier.
«Dans les deux jours qui viennent, nous assisterons à un très bon compromis entre le gouvernement et le Conseil des gardiens», a dit Mehdi Karroubi, président du Majlis sortant, où les réformistes sont largement majoritaires.
Le Conseil des gardiens, sorte de conseil constitutionnel dominé par le clergé radical et seul habilité à entériner les candidatures, devrait annoncer d'ici demain soir la validation de la plupart des candidats recalés jusqu'à présent, a-t-il dit.
Près de la moitié des 8200 candidatures aux 290 sièges à pourvoir dans le prochain Majlis, dont celles de 80 députés réformistes sortants, y compris du propre
frère du président modéré Mohammad Khatami, ont été rejetées il y a 15 jours par cette instance non élue qui veille à l'«orthodoxie» religieuse du régime chiite de Téhéran.
Les députés invalidés ont depuis lors organisé un sit-in dans l'enceinte du parlement et une quinzaine de ministres ou vice-présidents ont menacé de démissionner et de boycotter le scrutin, mais le président Khatami lui-même ne s'est pas laissé entraîner dans ce mouvement de révolte.
«Naturellement, nous insisterons sur la nécessité d'organiser un scrutin libre et équitable, symbole de la démocratie, et nous ferons en sorte que le processus débouche sur des résultats justes», leur a néanmoins assuré le président, rapportait hier la presse iranienne.
Khatami a de plus affirmé en public hier sa conviction que le scrutin du 20 février se tiendra comme prévu.
La veille, dans une entrevue accordée au journal allemand Süddeutsche Zeitung, le président iranien exprimait l'espoir que l'ayatollah Ali Khamenei, chef spirituel du régime, favoriserait une solution «d'ici vendredi».
Khamenei, dont l'avis fait autorité en dernier ressort, avait demandé au Conseil des gardiens de réexaminer la sélection des candidats en estimant que les centaines d'entre eux qui avaient pu se présenter aux élections précédentes devaient pouvoir le faire aussi cette année.
Le Conseil des gardiens, qui a entériné 5000 candidatures jusqu'à présent, a jusqu'à vendredi pour se prononcer sur les quelque 3000 procédures d'appel déposées par des candidats invalidés.
Selon Karroubi, un demi-millier de candidats recalés, dont une bonne partie sont des réformistes, devaient être repêchés dès hier, et d'autres le seront d'ici demain. «Dans les prochaines 24 ou 48 heures, de bonnes nouvelles seront annoncées à propos de la validation de candidats écartés», a-t-il promis.
On ignore si le compromis en vue sera jugé suffisant par les réformistes, qui briguent 190 des 290 sièges en jeu, pour renoncer à leur menace de boycotter le scrutin du 20 février.
«Dans les deux jours qui viennent, nous assisterons à un très bon compromis entre le gouvernement et le Conseil des gardiens», a dit Mehdi Karroubi, président du Majlis sortant, où les réformistes sont largement majoritaires.
Le Conseil des gardiens, sorte de conseil constitutionnel dominé par le clergé radical et seul habilité à entériner les candidatures, devrait annoncer d'ici demain soir la validation de la plupart des candidats recalés jusqu'à présent, a-t-il dit.
Près de la moitié des 8200 candidatures aux 290 sièges à pourvoir dans le prochain Majlis, dont celles de 80 députés réformistes sortants, y compris du propre
frère du président modéré Mohammad Khatami, ont été rejetées il y a 15 jours par cette instance non élue qui veille à l'«orthodoxie» religieuse du régime chiite de Téhéran.
Les députés invalidés ont depuis lors organisé un sit-in dans l'enceinte du parlement et une quinzaine de ministres ou vice-présidents ont menacé de démissionner et de boycotter le scrutin, mais le président Khatami lui-même ne s'est pas laissé entraîner dans ce mouvement de révolte.
«Naturellement, nous insisterons sur la nécessité d'organiser un scrutin libre et équitable, symbole de la démocratie, et nous ferons en sorte que le processus débouche sur des résultats justes», leur a néanmoins assuré le président, rapportait hier la presse iranienne.
Khatami a de plus affirmé en public hier sa conviction que le scrutin du 20 février se tiendra comme prévu.
La veille, dans une entrevue accordée au journal allemand Süddeutsche Zeitung, le président iranien exprimait l'espoir que l'ayatollah Ali Khamenei, chef spirituel du régime, favoriserait une solution «d'ici vendredi».
Khamenei, dont l'avis fait autorité en dernier ressort, avait demandé au Conseil des gardiens de réexaminer la sélection des candidats en estimant que les centaines d'entre eux qui avaient pu se présenter aux élections précédentes devaient pouvoir le faire aussi cette année.
Le Conseil des gardiens, qui a entériné 5000 candidatures jusqu'à présent, a jusqu'à vendredi pour se prononcer sur les quelque 3000 procédures d'appel déposées par des candidats invalidés.
Selon Karroubi, un demi-millier de candidats recalés, dont une bonne partie sont des réformistes, devaient être repêchés dès hier, et d'autres le seront d'ici demain. «Dans les prochaines 24 ou 48 heures, de bonnes nouvelles seront annoncées à propos de la validation de candidats écartés», a-t-il promis.
On ignore si le compromis en vue sera jugé suffisant par les réformistes, qui briguent 190 des 290 sièges en jeu, pour renoncer à leur menace de boycotter le scrutin du 20 février.
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