Élection primaire dans le New Hampshire - Les candidats démocrates ciblent Bush
24 janvier 2004
International
Manchester — Les candidats démocrates à la Maison-Blanche ciblent leurs critiques sur George W. Bush, le sénateur John Kerry essayant de maintenir son échappée du peloton à quatre jours de la primaire dans le New Hampshire.
Un débat particulièrement courtois, qui a réuni jeudi soir à Manchester les sept prétendants à la présidence, a été l'occasion de ce changement dans le ton d'une campagne focalisée désormais sur les programmes politiques des uns et des autres.
«Je suis impatient d'affronter» le président Bush, a affirmé le très présidentiel Kerry, 60 ans, sénateur du Massachusetts et héros de la guerre du Vietnam dont l'avance sur ses rivaux, nette depuis jeudi, s'est confirmée après le débat.
Un sondage de l'université du New Hampshire publié hier donne Kerry en tête avec 30 % des intentions de vote pour la primaire, contre 25 % pour Howard Dean, l'ancien sénateur du Vermont, qui ne se remet pas de son revers dans l'Iowa et d'une crédibilité contestée.
«Le président Bush est en train d'altérer les fondations de notre démocratie», a affirmé hier matin M. Dean, 55 ans, lors d'une réunion publique à Londonderry, dans le New Hampshire.
Des commentateurs politiques dans le New Hampshire estiment cependant que le général à la retraite Wesley Clark, 59 ans, en troisième position avec 19 % des voix, pourrait supplanter Dean d'ici mardi. Selon le directeur de l'institut de sondage de l'université du New Hampshire, Andrew Smith, cité par le quotidien local The Telegraph, Kerry table sur son expérience politique, tandis que Clark mise sur son charisme et sa crédibilité en matière de sécurité.
John Edwards, 50 ans, le sénateur de Caroline du Nord propulsé à la seconde place dans l'Iowa, est pour sa part crédité de 8 % des votes, tandis que l'ancien candidat à la vice-présidence en 2000, Joe Lieberman, 61 ans, en récolterait 7 %.
De plus en plus virulent à l'encontre de M. Bush, John Kerry l'a accusé durant le débat d'avoir «échoué au test de commandant en chef en Irak».
«J'en fais le serment devant le peuple américain: je ne mènerai ni ne déclencherai une guerre uniquement parce que je le veux. Les États-Unis n'iront en guerre que si cela est indispensable», a-t-il promis.
Une opinion qui est largement partagée par les autres candidats, y compris ceux ayant ouvertement soutenu l'intervention américaine en Irak et les 87 milliards de dollars débloqués par le Congrès pour la reconstruction de ce pays.
«Je n'ai pas attendu M. Bush pour savoir que Saddam Hussein représentait un danger», a souligné Joe Lieberman.
Dean a pour sa part rappelé qu'il était «contre la guerre en Irak lorsque tout le monde la soutenait».
Clark, ancien commandant suprême des forces alliées en Europe et vainqueur des Serbes au Kosovo en 1999, a de son côté promis de «faire tout ce qu'il faut pour éradiquer la menace terroriste» contre les États-Unis, y compris «l'utilisation d'une force armée».
Le général, qui n'a intégré les rangs du parti démocrate que l'an dernier, a déployé plus d'efforts que les autres dans l'expression de ses convictions libérales, se disant «pro-avortement, pro-environnement et pro-travailleurs», de même que favorable à l'intégration des minorités dans les universités et le service public.
Dean, quant à lui, continue de lutter contre sa propre image, les chaînes de télévision américaines ne cessant de passer une scène où on le voit hurler et agiter les bras, suscitant les moqueries de nombreux commentateurs.
Il est apparu jeudi soir sur la chaîne de télévision ABC avec sa femme, Judy Steinberg-Dean, médecin, jusque-là très réticente à l'idée de s'exposer.
Un débat particulièrement courtois, qui a réuni jeudi soir à Manchester les sept prétendants à la présidence, a été l'occasion de ce changement dans le ton d'une campagne focalisée désormais sur les programmes politiques des uns et des autres.
«Je suis impatient d'affronter» le président Bush, a affirmé le très présidentiel Kerry, 60 ans, sénateur du Massachusetts et héros de la guerre du Vietnam dont l'avance sur ses rivaux, nette depuis jeudi, s'est confirmée après le débat.
Un sondage de l'université du New Hampshire publié hier donne Kerry en tête avec 30 % des intentions de vote pour la primaire, contre 25 % pour Howard Dean, l'ancien sénateur du Vermont, qui ne se remet pas de son revers dans l'Iowa et d'une crédibilité contestée.
«Le président Bush est en train d'altérer les fondations de notre démocratie», a affirmé hier matin M. Dean, 55 ans, lors d'une réunion publique à Londonderry, dans le New Hampshire.
Des commentateurs politiques dans le New Hampshire estiment cependant que le général à la retraite Wesley Clark, 59 ans, en troisième position avec 19 % des voix, pourrait supplanter Dean d'ici mardi. Selon le directeur de l'institut de sondage de l'université du New Hampshire, Andrew Smith, cité par le quotidien local The Telegraph, Kerry table sur son expérience politique, tandis que Clark mise sur son charisme et sa crédibilité en matière de sécurité.
John Edwards, 50 ans, le sénateur de Caroline du Nord propulsé à la seconde place dans l'Iowa, est pour sa part crédité de 8 % des votes, tandis que l'ancien candidat à la vice-présidence en 2000, Joe Lieberman, 61 ans, en récolterait 7 %.
De plus en plus virulent à l'encontre de M. Bush, John Kerry l'a accusé durant le débat d'avoir «échoué au test de commandant en chef en Irak».
«J'en fais le serment devant le peuple américain: je ne mènerai ni ne déclencherai une guerre uniquement parce que je le veux. Les États-Unis n'iront en guerre que si cela est indispensable», a-t-il promis.
Une opinion qui est largement partagée par les autres candidats, y compris ceux ayant ouvertement soutenu l'intervention américaine en Irak et les 87 milliards de dollars débloqués par le Congrès pour la reconstruction de ce pays.
«Je n'ai pas attendu M. Bush pour savoir que Saddam Hussein représentait un danger», a souligné Joe Lieberman.
Dean a pour sa part rappelé qu'il était «contre la guerre en Irak lorsque tout le monde la soutenait».
Clark, ancien commandant suprême des forces alliées en Europe et vainqueur des Serbes au Kosovo en 1999, a de son côté promis de «faire tout ce qu'il faut pour éradiquer la menace terroriste» contre les États-Unis, y compris «l'utilisation d'une force armée».
Le général, qui n'a intégré les rangs du parti démocrate que l'an dernier, a déployé plus d'efforts que les autres dans l'expression de ses convictions libérales, se disant «pro-avortement, pro-environnement et pro-travailleurs», de même que favorable à l'intégration des minorités dans les universités et le service public.
Dean, quant à lui, continue de lutter contre sa propre image, les chaînes de télévision américaines ne cessant de passer une scène où on le voit hurler et agiter les bras, suscitant les moqueries de nombreux commentateurs.
Il est apparu jeudi soir sur la chaîne de télévision ABC avec sa femme, Judy Steinberg-Dean, médecin, jusque-là très réticente à l'idée de s'exposer.
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