Fichage des visiteurs - Le torchon brûle entre Washington et Brasilia
8 janvier 2004
International
Washington - Les nouveaux contrôles de sécurité dans les aéroports et ports américains, avec prise d'empreintes et de photo pour les étrangers dotés d'un visa, provoquent une vive tension avec le Brésil, seul pays au monde à avoir décidé la réciprocité pour les citoyens américains.
Le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, a indiqué hier qu'il allait appeler son homologue brésilien, Celso Amorim, pour se plaindre des mesures de fichage des Américains arrivant au Brésil. La différence entre le Brésil et les États-Unis, «c'est que ce que nous faisons concerne tous ceux qui entrent aux États-Unis tandis que, dans le cas du Brésil, un juge a décidé de singulariser les seuls Américains», a-t-il souligné.
C'est la troisième fois depuis le début de la semaine que Washington réclame l'arrêt des mesures au Brésil.
La prise d'empreintes et celle de photo des Américains sont «malvenues, injustes, et ne sont dans l'intérêt ni du Brésil ni des États-Unis», s'était indigné mardi le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, en évoquant des mesures «très tracassières pour les voyageurs», qui ont «besoin d'être changées».
Jusqu'à présent, le Brésil du président Luiz Inacio Lula da Silva, membre du Conseil de sécurité de l'ONU depuis mardi et pour deux ans, résiste à la pression.
Hier, le ministère brésilien des Affaires étrangères a de nouveau appelé Washington à accorder aux Brésiliens une exemption à l'image de celle en vigueur pour 28 pays, dont le Canada et ceux de l'Union européenne.
Les Américains constituent le plus fort contingent de visiteurs étrangers arrivant au Brésil par voie aérienne avec 582 000 personnes en 2002, suivis par les Français (292 000).
Aux États-Unis, la prise d'empreintes et d'une photo ne prend que quelques minutes aux voyageurs. À l'exception des ressortissants de 28 pays, tout visiteur étranger arrivant dans l'un des 115 aéroports internationaux des États-Unis est soumis à ce contrôle renforcé. La mesure est aussi applicable à tout étranger disposant d'un visa américain, y compris ceux originaires de l'Union européenne.
Le système doit être étendu d'ici 2006 à toutes les entrées, terrestres ou maritimes, aux États-Unis.
Le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, a indiqué hier qu'il allait appeler son homologue brésilien, Celso Amorim, pour se plaindre des mesures de fichage des Américains arrivant au Brésil. La différence entre le Brésil et les États-Unis, «c'est que ce que nous faisons concerne tous ceux qui entrent aux États-Unis tandis que, dans le cas du Brésil, un juge a décidé de singulariser les seuls Américains», a-t-il souligné.
C'est la troisième fois depuis le début de la semaine que Washington réclame l'arrêt des mesures au Brésil.
La prise d'empreintes et celle de photo des Américains sont «malvenues, injustes, et ne sont dans l'intérêt ni du Brésil ni des États-Unis», s'était indigné mardi le porte-parole du département d'État, Richard Boucher, en évoquant des mesures «très tracassières pour les voyageurs», qui ont «besoin d'être changées».
Jusqu'à présent, le Brésil du président Luiz Inacio Lula da Silva, membre du Conseil de sécurité de l'ONU depuis mardi et pour deux ans, résiste à la pression.
Hier, le ministère brésilien des Affaires étrangères a de nouveau appelé Washington à accorder aux Brésiliens une exemption à l'image de celle en vigueur pour 28 pays, dont le Canada et ceux de l'Union européenne.
Les Américains constituent le plus fort contingent de visiteurs étrangers arrivant au Brésil par voie aérienne avec 582 000 personnes en 2002, suivis par les Français (292 000).
Aux États-Unis, la prise d'empreintes et d'une photo ne prend que quelques minutes aux voyageurs. À l'exception des ressortissants de 28 pays, tout visiteur étranger arrivant dans l'un des 115 aéroports internationaux des États-Unis est soumis à ce contrôle renforcé. La mesure est aussi applicable à tout étranger disposant d'un visa américain, y compris ceux originaires de l'Union européenne.
Le système doit être étendu d'ici 2006 à toutes les entrées, terrestres ou maritimes, aux États-Unis.
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