SRAS: l'OMS enquête sur le cas décelé à Canton
30 décembre 2003
International
Pékin - La menace d'un retour de la pneumonie atypique en Chine planait toujours hier avec l'hospitalisation d'un homme de 32 ans à Canton, qualifié de cas suspect de SRAS et qui devait être rapidement examiné par les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Le malade est dans un état stationnaire et ceux qui sont entrés en contact avec lui récemment ne montrent pas de symptômes anormaux», a affirmé hier le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien sur la situation du SRAS.
Aucun symptôme
Ce cas suspect, le premier en Chine depuis la fin du printemps, a été officiellement annoncé samedi. Aucune des 42 personnes ayant eu des contacts étroits avec ce producteur de télévision indépendant, du nom de Luo, ne portait hier les symptômes de la pneumonie atypique, a précisé à l'AFP un responsable de la Santé dans la province du Guangdong.
«Les 42 personnes qui ont eu des contacts avec le cas suspect ont été isolées et examinées», a déclaré Feng Shaoming, porte-parole du Centre de contrôle des maladies du Guangdong où les premiers cas de SRAS étaient apparus en novembre 2002.
«La période d'incubation est de dix jours à deux semaines et jusqu'à présent aucune de ces personnes n'a montré de signes de fièvre», a ajouté M. Feng, interrogé au téléphone.
Parmi elles, 32 travaillent dans le milieu médical dont certaines à l'Hôpital du Peuple nû8 de Canton, où avait été transféré mercredi le patient après une première hospitalisation dans un autre établissement de la ville, le 20 décembre.
Trente-neuf autres personnes ayant eu des contacts plus éloignés avec le malade ont également été examinées et n'ont révélé aucun symptôme, a indiqué hier l'agence officielle Chine Nouvelle.
Un expert de l'OMS est arrivé hier à Pékin pour travailler sur ce cas, le premier dans le province depuis le 23 mai. «Il restera à Pékin où il examinera les tests qui ont été faits sur le cas suspect», a précisé Roy Wadia, porte-parole de l'OMS à Pékin, parlant de l'expert identifié comme étant un Australien du nom de Tuck Weng Kok.
Une équipe de l'OMS, composée de quatre personnes, était par ailleurs en route pour la province du Guangdong où elle collaborera sur ce cas avec les autorités sanitaires locales et des représentants du ministère chinois de la Santé, a indiqué M. Wadia.
Le plus touché
Avec plus de 5300 cas avérés officiellement et 349 décès, la Chine a été le pays le plus touché par l'épidémie de pneumonie atypique, dont le premier cas était apparu le 16 novembre 2002 dans la ville de Foshan, à 20 km de Canton.
L'épidémie avait été déclaré «maîtrisée» le 5 juillet par l'OMS. Deux cas sont depuis réapparus en Asie: le 9 septembre à Singapour et le 17 décembre à Taïwan mais il s'agissait à chaque fois de chercheurs contaminés accidentellement dans des laboratoires étudiant le virus.
«Le malade est dans un état stationnaire et ceux qui sont entrés en contact avec lui récemment ne montrent pas de symptômes anormaux», a affirmé hier le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien sur la situation du SRAS.
Aucun symptôme
Ce cas suspect, le premier en Chine depuis la fin du printemps, a été officiellement annoncé samedi. Aucune des 42 personnes ayant eu des contacts étroits avec ce producteur de télévision indépendant, du nom de Luo, ne portait hier les symptômes de la pneumonie atypique, a précisé à l'AFP un responsable de la Santé dans la province du Guangdong.
«Les 42 personnes qui ont eu des contacts avec le cas suspect ont été isolées et examinées», a déclaré Feng Shaoming, porte-parole du Centre de contrôle des maladies du Guangdong où les premiers cas de SRAS étaient apparus en novembre 2002.
«La période d'incubation est de dix jours à deux semaines et jusqu'à présent aucune de ces personnes n'a montré de signes de fièvre», a ajouté M. Feng, interrogé au téléphone.
Parmi elles, 32 travaillent dans le milieu médical dont certaines à l'Hôpital du Peuple nû8 de Canton, où avait été transféré mercredi le patient après une première hospitalisation dans un autre établissement de la ville, le 20 décembre.
Trente-neuf autres personnes ayant eu des contacts plus éloignés avec le malade ont également été examinées et n'ont révélé aucun symptôme, a indiqué hier l'agence officielle Chine Nouvelle.
Un expert de l'OMS est arrivé hier à Pékin pour travailler sur ce cas, le premier dans le province depuis le 23 mai. «Il restera à Pékin où il examinera les tests qui ont été faits sur le cas suspect», a précisé Roy Wadia, porte-parole de l'OMS à Pékin, parlant de l'expert identifié comme étant un Australien du nom de Tuck Weng Kok.
Une équipe de l'OMS, composée de quatre personnes, était par ailleurs en route pour la province du Guangdong où elle collaborera sur ce cas avec les autorités sanitaires locales et des représentants du ministère chinois de la Santé, a indiqué M. Wadia.
Le plus touché
Avec plus de 5300 cas avérés officiellement et 349 décès, la Chine a été le pays le plus touché par l'épidémie de pneumonie atypique, dont le premier cas était apparu le 16 novembre 2002 dans la ville de Foshan, à 20 km de Canton.
L'épidémie avait été déclaré «maîtrisée» le 5 juillet par l'OMS. Deux cas sont depuis réapparus en Asie: le 9 septembre à Singapour et le 17 décembre à Taïwan mais il s'agissait à chaque fois de chercheurs contaminés accidentellement dans des laboratoires étudiant le virus.
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