Les bonimenteurs de Blair
17 juin 2002
International
Londres — Tony Blair a-t-il tenté de profiter des obsèques de la reine mère pour faire un coup publicitaire? Le 5 avril, le premier ministre britannique, toujours soucieux de son image, voulait accueillir lui-même le cortège funéraire et se rendre à pied de sa résidence, le 10 Downing Street, au grand hall de Westminster, histoire de serrer au passage quelques centaines de mains. Sir Michael Willcocks, l'huissier de la chambre des Lords, responsable du protocole, a décliné la proposition. Conformément à la tradition, le cercueil a été réceptionné par les deux présidents du Parlement. Cette question de préséance peut paraître futile. En Grande-Bretagne, elle est devenue une véritable affaire d'État qui menace toute la stratégie de communication du gouvernement.
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