Sharon et le Hamas campent sur leurs positions
Photo : Agence Reuters
Sur la plage de Gaza, la vie continue malgré tout.
Gaza — Pas d'avancée hier dans les positions respectives du Hamas et du gouvernement israélien. Les médiateurs égyptiens n'ont pas réussi à persuader les groupes militants palestiniens de cesser les attaques contre Israël, alors que le premier ministre israélien Ariel Sharon jurait de poursuivre la lutte contre le Mouvement de la résistance islamique.
Quant à l'idée d'une force d'interposition entre israéliens et palestiniens, avancée hier par le ministre français des Affaires étrangères, elle fait long feu pour le moment.
Le gouvernement israélien «poursuivra et attrapera tout instigateur d'actes de terrorisme et leurs auteurs partout et à tout moment jusqu'à la victoire», a assuré Ariel Sharon devant la Knesset.
«Le temps d'une trêve n'est pas venu, a pour sa part martelé Ismaël Abou Chanab, un des responsables du Hamas, à l'issue de l'entretien d'hier. C'est le temps de la solidarité et de l'unité face aux attaques israéliennes contre notre peuple.»
Une position hostile contredite par les responsables palestiniens. En visite au Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères, Nabil Chaath, a déclaré qu'«il espérait obtenir des réponses [des militants radicaux palestiniens] mardi [aujourd'hui]» pour un cessez-le-feu.
Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, qui devait à son tour rencontrer hier soir les responsables des groupes palestiniens à Gaza, a précisé qu'il n'emploierait pas la force pour démanteler ces formations par crainte d'une guerre civile.
Des responsables présents lors des discussions organisées à Gaza entre médiateurs égyptiens et mouvements extrémistes palestiniens ont précisé que l'Égypte inviterait les différentes parties au Caire afin de poursuivre la discussion et tenter de trouver un accord.
Attaques ciblées
Lors de ces deux journées de rencontre, les médiateurs ont mis en avant le fait qu'ils avaient obtenu des garanties de Washington sur l'arrêt des attaques ciblées israéliennes contre des activistes palestiniens soupçonnés de terrorisme.
Les groupes armés palestiniens ont quant à eux prévenu qu'ils n'envisageraient de cesser les attaques contre Israël (sur le sol israélien et non pas dans les territoires palestiniens) que si l'État hébreu promettait de mettre fin à ses frappes militaires, et notamment à ses attaques ciblées. Ce à quoi Ariel Sharon s'est refusé.
Le chef de la diplomatie israélienne, Silvan Shalom, a pour sa part rejeté hier toute idée de négociation avec le Hamas, estimant que les forces de sécurité palestiniennes devaient démanteler les groupes armés, comme prévu dans la «feuille de route».
Le plan de paix international a été mis à mal par une semaine sanglante au cours de laquelle près de 60 personnes ont été tuées dans des attentats contre Israël et des représailles menées en territoires palestiniens.
Les États-Unis tentent encore de sauver la «feuille de route» aidés par l'Égypte. Tous deux exercent de fortes pressions sur le Hamas pour qu'il cesse toute attaque.
«Il ne semble pas que la situation soit assez mûre» pour créer une force d'interposition entre Israéliens et Palestiniens, ni «qu'il y ait une nécessité évidente» en ce sens, a déclaré à Luxembourg le ministre grec des Affaires étrangères, George Papandreou, dont le pays préside actuellement l'UE, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.
Pour M. Papandreou, comme pour le haut représentant de l'Union européenne pour la diplomatie, Javier Solana, la priorité du moment est surtout «de progresser» sur la «feuille de route» devant conduire à la création d'un État palestinien d'ici 2005, vivant en paix aux côtés d'Israël.
Le ministre des Affaires étrangères britannique, Jack Straw, a de son côté coupé court à toute spéculation en assurant que la question n'avait pas été évoquée par les ministres à Luxembourg et en recentrant le débat sur l'envoi d'observateurs. Seul le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, a applaudi à Luxembourg l'idée française.
De son côté, Israël a catégoriquement rejeté l'idée. «La seule chose qu'Israël ait acceptée, c'est la présence d'observateurs chargés de veiller à l'application des diverses étapes de la "feuille de route"», a déclaré hier le porte-parole du premier ministre israélien.
Quant à l'idée d'une force d'interposition entre israéliens et palestiniens, avancée hier par le ministre français des Affaires étrangères, elle fait long feu pour le moment.
Le gouvernement israélien «poursuivra et attrapera tout instigateur d'actes de terrorisme et leurs auteurs partout et à tout moment jusqu'à la victoire», a assuré Ariel Sharon devant la Knesset.
«Le temps d'une trêve n'est pas venu, a pour sa part martelé Ismaël Abou Chanab, un des responsables du Hamas, à l'issue de l'entretien d'hier. C'est le temps de la solidarité et de l'unité face aux attaques israéliennes contre notre peuple.»
Une position hostile contredite par les responsables palestiniens. En visite au Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères, Nabil Chaath, a déclaré qu'«il espérait obtenir des réponses [des militants radicaux palestiniens] mardi [aujourd'hui]» pour un cessez-le-feu.
Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, qui devait à son tour rencontrer hier soir les responsables des groupes palestiniens à Gaza, a précisé qu'il n'emploierait pas la force pour démanteler ces formations par crainte d'une guerre civile.
Des responsables présents lors des discussions organisées à Gaza entre médiateurs égyptiens et mouvements extrémistes palestiniens ont précisé que l'Égypte inviterait les différentes parties au Caire afin de poursuivre la discussion et tenter de trouver un accord.
Attaques ciblées
Lors de ces deux journées de rencontre, les médiateurs ont mis en avant le fait qu'ils avaient obtenu des garanties de Washington sur l'arrêt des attaques ciblées israéliennes contre des activistes palestiniens soupçonnés de terrorisme.
Les groupes armés palestiniens ont quant à eux prévenu qu'ils n'envisageraient de cesser les attaques contre Israël (sur le sol israélien et non pas dans les territoires palestiniens) que si l'État hébreu promettait de mettre fin à ses frappes militaires, et notamment à ses attaques ciblées. Ce à quoi Ariel Sharon s'est refusé.
Le chef de la diplomatie israélienne, Silvan Shalom, a pour sa part rejeté hier toute idée de négociation avec le Hamas, estimant que les forces de sécurité palestiniennes devaient démanteler les groupes armés, comme prévu dans la «feuille de route».
Le plan de paix international a été mis à mal par une semaine sanglante au cours de laquelle près de 60 personnes ont été tuées dans des attentats contre Israël et des représailles menées en territoires palestiniens.
Les États-Unis tentent encore de sauver la «feuille de route» aidés par l'Égypte. Tous deux exercent de fortes pressions sur le Hamas pour qu'il cesse toute attaque.
«Il ne semble pas que la situation soit assez mûre» pour créer une force d'interposition entre Israéliens et Palestiniens, ni «qu'il y ait une nécessité évidente» en ce sens, a déclaré à Luxembourg le ministre grec des Affaires étrangères, George Papandreou, dont le pays préside actuellement l'UE, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.
Pour M. Papandreou, comme pour le haut représentant de l'Union européenne pour la diplomatie, Javier Solana, la priorité du moment est surtout «de progresser» sur la «feuille de route» devant conduire à la création d'un État palestinien d'ici 2005, vivant en paix aux côtés d'Israël.
Le ministre des Affaires étrangères britannique, Jack Straw, a de son côté coupé court à toute spéculation en assurant que la question n'avait pas été évoquée par les ministres à Luxembourg et en recentrant le débat sur l'envoi d'observateurs. Seul le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, a applaudi à Luxembourg l'idée française.
De son côté, Israël a catégoriquement rejeté l'idée. «La seule chose qu'Israël ait acceptée, c'est la présence d'observateurs chargés de veiller à l'application des diverses étapes de la "feuille de route"», a déclaré hier le porte-parole du premier ministre israélien.
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