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Bush en tournée au Proche-Orient - Israël fait des gestes de bonne volonté

3 juin 2003  International
Jérusalem — L'état d'alerte a été renforcé hier à Jérusalem de crainte d'attentats, à deux jours du sommet israélo-palestinien prévu à Aqaba (Jordanie) sous l'égide du président Bush, alors que les chances de percée lors du sommet semblaient s'amenuiser en dépit de l'optimisme américain.

À Jérusalem, les patrouilles de police se sont multipliées. La région de Ramallah (Cisjordanie) a été déclarée «zone militaire fermée» et cette ville autonome a été placée sous couvre-feu en fin d'après-midi, selon des sources militaires.

Le commandement militaire et le service de sécurité intérieure, Shin Beth, ont lancé des avertissements sur de possibles attentats.

À l'occasion d'une série de «gestes de bonne volonté», Israël a libéré hier soir Tayssir Khaled, membre du comité exécutif de l'OLP emprisonné depuis six mois. M. Khaled était le plus haut responsable palestinien détenu par Israël, après le député Marwan Barghouthi, qui comparaît actuellement devant la justice israélienne pour meurtre.

Centré sur la «feuille de route», plan de paix international pour le Proche-Orient, le sommet d'Aqaba doit réunir demain le premier ministre israélien Ariel Sharon, son homologue palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush, ainsi que le roi Abdallah II de Jordanie, hôte de la rencontre.

Bien que cette rencontre d'un seul jour n'ait guère suscité de grandes espérances, la possibilité avait été évoquée qu'Israël y reconnaisse franchement le droit à un État palestinien, annonce un démantèlement des colonies sauvages et que les deux parties s'entendent sur un cessez-le-feu.

Il semble qu'il n'en sera rien, à moins d'un retournement de dernière minute, sous la pression américaine.

«Je crois que nous allons faire des progrès. Je sais que nous allons faire des progrès», a déclaré, pour sa part, confiant, le président Bush avant de quitter le sommet du G8 d'Évian, pour le Proche-Orient où il doit participer aujourd'hui, à Charm el-Cheikh (Égypte), à un sommet arabo-américain, avant de gagner Aqaba.

Reflet de leurs profondes divergences, Israéliens et Palestiniens ont renoncé toutefois à publier un communiqué commun à l'issue du sommet d'Aqaba.

Les divergences essentielles portent sur la «reconnaissance par les Palestiniens d'Israël en tant qu'État juif, en échange d'une pleine reconnaissance d'un État palestinien», selon un responsable israélien qui a demandé l'anonymat.






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