Sommet du G8 - Chrétien fait peu de cas de ses désaccords avec le président Bush
2 juin 2003
International
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Jean Chrétien s’est entretenu hier, à son arrivée à l’hôtel Royal d’Évian, avec le premier ministre japonais Junichiro Koizumi et son homologue italien Silvio Berlusconi, qui participent également au Sommet du G8.
Évian — Le premier ministre Jean Chrétien n'est pas allé au Sommet du G8 à Évian, en France, pour réchauffer sa relation avec le président George W. Bush. «Vous me connaissez, a-t-il dit, je ne flatte pas les gens.»
«Le mot Irak n'a été prononcé qu'une seule fois» en sa présence par les chefs d'État du monde réunis à Évian, en France, a ajouté le premier ministre. «On ferait mieux de parler de l'avenir et de ce qu'on peut faire pour aider le monde à être prospère», a poursuivi M. Chrétien, à la suite d'une rencontre avec les dirigeants de 12 pays africains pour parler de développement.
Après que l'hôte du Sommet, le président français Jacques Chirac, lui eut demandé d'entamer des discussions sur le développement africain, le président Bush a félicité M. Chrétien.
«Il m'a tendu la main et dit qu'il partageait mes points de vue», qu'une bonne gestion gouvernementale et le respect des droits de la personne étaient bénéfiques pour les pays en voie de développement.
M. Chrétien est arrivé dans la station thermale haut de gamme en hélicoptère de Genève, afin d'éviter les routes bloquées par les milliers de manifestants antimondialisation.
Le sommet a déjà été qualifié de Sommet de la réconciliation, puisque environ la moitié des participants étaient opposés à la guerre en Irak et l'autre moitié en faveur.
«Tout le monde a été positif. Personne n'a voulu ressasser le passé», a déclaré M. Chrétien, qui en est à sa dixième et dernière participation comme chef d'État à un sommet des pays les plus industrialisés. «Tous les participants se sont efforcés de créer un climat de solidarité.»
M. Chrétien doit rencontrer aujourd'hui les participants au sommet qui s'étaient opposés à la guerre en Irak, à savoir la France, l'Allemagne et la Russie.
Le premier ministre a aussi réagi à l'élection, samedi soir, de Peter MacKay, à la direction du Parti progressiste-conservateur du Canada, y voyant la consécration d'un étrange mariage. Il a notamment signalé que M. MacKay avait obtenu l'appui de son opposant, David Orchard, en lui promettant de revoir l'entente de libre-échange avec les États-Unis.
«Le mot Irak n'a été prononcé qu'une seule fois» en sa présence par les chefs d'État du monde réunis à Évian, en France, a ajouté le premier ministre. «On ferait mieux de parler de l'avenir et de ce qu'on peut faire pour aider le monde à être prospère», a poursuivi M. Chrétien, à la suite d'une rencontre avec les dirigeants de 12 pays africains pour parler de développement.
Après que l'hôte du Sommet, le président français Jacques Chirac, lui eut demandé d'entamer des discussions sur le développement africain, le président Bush a félicité M. Chrétien.
«Il m'a tendu la main et dit qu'il partageait mes points de vue», qu'une bonne gestion gouvernementale et le respect des droits de la personne étaient bénéfiques pour les pays en voie de développement.
M. Chrétien est arrivé dans la station thermale haut de gamme en hélicoptère de Genève, afin d'éviter les routes bloquées par les milliers de manifestants antimondialisation.
Le sommet a déjà été qualifié de Sommet de la réconciliation, puisque environ la moitié des participants étaient opposés à la guerre en Irak et l'autre moitié en faveur.
«Tout le monde a été positif. Personne n'a voulu ressasser le passé», a déclaré M. Chrétien, qui en est à sa dixième et dernière participation comme chef d'État à un sommet des pays les plus industrialisés. «Tous les participants se sont efforcés de créer un climat de solidarité.»
M. Chrétien doit rencontrer aujourd'hui les participants au sommet qui s'étaient opposés à la guerre en Irak, à savoir la France, l'Allemagne et la Russie.
Le premier ministre a aussi réagi à l'élection, samedi soir, de Peter MacKay, à la direction du Parti progressiste-conservateur du Canada, y voyant la consécration d'un étrange mariage. Il a notamment signalé que M. MacKay avait obtenu l'appui de son opposant, David Orchard, en lui promettant de revoir l'entente de libre-échange avec les États-Unis.
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