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Risque d'épidémies dans les hôpitaux

14 avril 2003  International
De l’eau, de l’eau, demandait, hier, ce jeune garçon irakien — à l’instar de centaines d’autres devant les portes du Croissant-Rouge de Basra. La deuxième ville irakienne est privée d’eau depuis plus de deux semaines.
Photo : Agence Reuters
De l’eau, de l’eau, demandait, hier, ce jeune garçon irakien — à l’instar de centaines d’autres devant les portes du Croissant-Rouge de Basra. La deuxième ville irakienne est privée d’eau depuis plus de deux semaines.
Bagdad — L'activité des hôpitaux de Bagdad est quasiment paralysée depuis l'invasion américano-britannique, en raison de l'absence d'électricité, d'une pénurie d'eau et de l'insécurité qui a fait fuir le personnel, ont indiqué des organisations humanitaires.

Seuls les établissements hospitaliers les plus importants de la ville, qui en compte 33, continuent à pouvoir assurer des services, ont ajouté ces associations. L'un est contrôlé par des militaires américains et un autre par des unités civiles de défense.

«Le système médical à Bagdad s'est virtuellement effondré», a souligné le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

«Les morts sont abandonnés, le début de la chaleur d'été et la détérioration des systèmes d'approvisionnement en eau et en électricité accentuent le risque d'épidémies», a ajouté le CICR dans un communiqué.

Des hôpitaux sont fermés en raison des combats ou du manque d'eau et d'électricité. Certains ont été partiellement ou totalement mis à sac dans la foulée de la vague de pillages qui a accompagné l'entrée des forces américaines mercredi dans la capitale irakienne.

Frederic Bonamy, chef du groupe français Première Urgence, a déclaré à l'AFP que le principal problème était l'absence du personnel médical qui s'est enfui sous la menace des pillards. «Les directeurs que nous avons rencontrés nous réclament avant tout une protection», a dit M. Bonamy. Son groupe apportait une assistance en matière d'infrastructures aux hôpitaux irakiens depuis 1997.

Ces derniers jours, des responsables d'organisations humanitaires ont multiplié les appels invitant les Américains à contribuer à rétablir la sécurité autour des hôpitaux à Bagdad qui compte cinq millions d'habitants. Des rencontres ont eu lieu mais les résultats se font attendre.

Le complexe hospitalier «Saddam Medical City» a été maintenu ouvert sous la protection des militaires américains, mais ses blocs opératoires ne fonctionnent pas, selon des responsables du CICR.






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