La mobilisation anti-guerre à bout de souffle
14 avril 2003
International
La vague mondiale de mobilisation anti-guerre, qui avait fait descendre des millions de personnes dans la rue le 15 février, s'essouffle de plus en plus avec la chute de Bagdad et du régime de Saddam Hussein.
La mobilisation samedi a été plus faible que prévue dans de nombreuses villes, même si les anti-guerre n'ont pas définitivement renoncé à s'exprimer dans la rue. Les organisateurs des manifestations ont pu constater que leurs prévisions avaient été ambitieuses. À Londres, la «coalition contre la guerre» avait tablé dans un premier temps sur 400 000 personnes, mais elle n'a finalement annoncé que 100 000 participants.
À Washington, au moins 10 000 personnes, selon l'AFP, 25 000 selon les organisateurs ont défilé à l'appel du collectif ANSWER (Agir maintenant pour arrêter la guerre et mettre fin au racisme), loin des centaines de milliers de manifestants d'avant le conflit. La mobilisation est restée toutefois forte samedi en Italie, avec 500 000 personnes à Rome et plus d'un demi-million de manifestants en Espagne, où le chef de gouvernement José Maria Aznar est très critiqué pour son alignement sur la position américaine.
La chute de Bagdad a certainement découragé une partie des partisans de la paix, leur combat devenant en partie caduc. Pour maintenir la mobilisation, les collectifs anti-guerre ont modifié leur mot d'ordre, orienté désormais sur la fin de «l'occupation» américano-britannique en Irak.
À Montréal, quelques milliers de personnes — environ 12 000 selon les organisateurs — ont manifesté dans les rues du centre-ville samedi pour dénoncer non seulement la guerre en Irak, mais aussi les conflits et attentats qui pourraient en découler.
La mobilisation samedi a été plus faible que prévue dans de nombreuses villes, même si les anti-guerre n'ont pas définitivement renoncé à s'exprimer dans la rue. Les organisateurs des manifestations ont pu constater que leurs prévisions avaient été ambitieuses. À Londres, la «coalition contre la guerre» avait tablé dans un premier temps sur 400 000 personnes, mais elle n'a finalement annoncé que 100 000 participants.
À Washington, au moins 10 000 personnes, selon l'AFP, 25 000 selon les organisateurs ont défilé à l'appel du collectif ANSWER (Agir maintenant pour arrêter la guerre et mettre fin au racisme), loin des centaines de milliers de manifestants d'avant le conflit. La mobilisation est restée toutefois forte samedi en Italie, avec 500 000 personnes à Rome et plus d'un demi-million de manifestants en Espagne, où le chef de gouvernement José Maria Aznar est très critiqué pour son alignement sur la position américaine.
La chute de Bagdad a certainement découragé une partie des partisans de la paix, leur combat devenant en partie caduc. Pour maintenir la mobilisation, les collectifs anti-guerre ont modifié leur mot d'ordre, orienté désormais sur la fin de «l'occupation» américano-britannique en Irak.
À Montréal, quelques milliers de personnes — environ 12 000 selon les organisateurs — ont manifesté dans les rues du centre-ville samedi pour dénoncer non seulement la guerre en Irak, mais aussi les conflits et attentats qui pourraient en découler.
- » guerre
Haut de la page

