mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 14h26


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les leçons du Hezbollah

Norman Spector   29 janvier 2009  International
Il est apparu clairement, dès le premier jour de l'attaque d'Israël sur la bande de Gaza, que les militaires israéliens avaient appris des leçons du désastreux affrontement avec le Hezbollah en 2006. Mais surtout, on a pu voir la capacité des leaders politiques de ce pays de gérer le conflit avec le Hamas malgré les dysfonctionnements inévitables liés au fonctionnement de tout gouvernement de coalition, surtout à l'aube des élections. Ainsi, ces mêmes leaders ont réussi à surmonter les problèmes de corruption qui touchent une bonne partie de leur classe politique.

On peut faire un peu le même constat au Canada, avec Stephen Harper. Le premier ministre semble avoir tiré ses propres leçons du conflit libanais. Il a eu une «meilleure guerre» cette fois-ci, en tout cas meilleure que sa performance sur la scène nationale. M. Harper semble maintenant avoir compris que lorsqu'il s'agit du Proche-Orient, une région où les intérêts canadiens sont faibles et où les embûches sont immenses, il est plus sage de rester hors combat.

L'été 2006 fut difficile au Proche-Orient, et au 24 Sussex également. La déclaration de M. Harper sur la «réponse mesurée» d'Israël — même si elle a été faite dans les premières heures du conflit avec le Hezbollah libanais — a donné matière à des critiques acerbes tout au long du conflit. Critiques que ses détracteurs et autres commentateurs ont encore beau jeu d'exploiter aujourd'hui.

Cette fois, le premier ministre a réussi à se taire pendant presque deux semaines. Il a plutôt laissé son ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, jouer le rôle que jouait jadis Joe Clark pour Brian Mulroney. Et lorsque M. Harper est sorti de son mutisme, le 9 janvier, son adversaire libéral, Michael Ignatieff — qui s'était aussi embourbé en 2006 —, s'était déjà exprimé pour endosser essentiellement la position du gouvernement.

En tout temps, le gouvernement est demeuré discret durant le dernier conflit. M. Cannon s'est surtout exprimé par voie de communiqué. Son message est resté le même du début à la fin du conflit.

Ainsi, dès le premier jour, M. Cannon mettait de l'avant les inquiétudes profondes du Canada devant «l'escalade de la violence dans le sud d'Israël et dans la bande de Gaza, ainsi que les pertes de vie et les souffrances subies par toutes les parties». Il demandait aussi aux «parties de déployer tous les efforts pour éviter de causer des pertes civiles et instaurer les conditions visant à permettre aux groupes humanitaires un accès sûr et libre aux populations dans le besoin dans la bande de Gaza».

Plus important encore, M. Cannon a réclamé «un renouvellement des efforts pour instaurer un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël». Un contraste frappant avec la position du Canada pendant la guerre au Liban, en 2006.

Israël a rapidement rejeté cet appel, mais le refus du Hamas de cesser les tirs de roquettes sur des civils — ce qui est reconnu comme un crime de guerre — a permis un renforcement du message du gouvernement Harper.

«Israël a parfaitement le droit de se défendre contre les incessantes attaques à la roquette déclenchées par les groupes militants palestiniens qui s'en sont délibérément pris à la population civile. D'abord et avant tout, ces attaques à la roquette doivent cesser», a indiqué le gouvernement.

Même si cette position n'était pas au goût de 15 ambassadeurs des pays arabes, presque 60 % de Canadiens l'ont appuyée, selon un sondage Angus Reid. L'ancien ministre des Affaires étrangères belge, Louis Michel, a exprimé la même opinion pendant une visite à Gaza cette semaine, au nom de l'Union européenne.

L'intransigeance du Hamas, qui a refusé de reconduire le cessez-le-feu, a également érodé l'impact des manifestations pro-Hamas au Canada. De même, elle a permis une certaine unanimité parmi l'opposition politique.

Au Québec, ni Gilles Duceppe ni Denis Coderre n'ont marché parmi les foules supportant la bannière du Hamas ou scandant les slogans d'une organisation cherchant l'élimination d'Israël. Là aussi, on a appris les leçons de 2006.

Quand le Canada a été le seul pays à voter contre une résolution du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui ne visait qu'Israël, on a aussi pu voir que la plupart des députés étaient d'accord. À tout le moins, ils ont gardé le silence.

C'est en soi une chose remarquable, si on considère qu'Israël était en train de démontrer aux Palestiniens qu'il était capable d'agir à Gaza d'une manière tout aussi insensée que le Hamas, et qu'il n'hésiterait pas à le faire de nouveau si le pays était provoqué. Une logique du Proche-Orient bien étrangère à la mentalité de la plupart des Canadiens...

Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail

nspector@globeandmail.ca






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 03h35
    Mais qu'est-ce que cette chronique?
    « Mais qu'est-ce que cette chronique?

    La banalisation d'un massacre.
    La restauration de l'image israélienne.
    La restauration de l'image du régime Harper
    Un tordage d'opinion publique.

    Les chroniqueurs peuvent dirent n'importe quoi et le pire c'est qu'ils ont une crédibilité inébranlable, d'ailleurs, on les cite sur plusieurs tribunes comme s'ils étaient de grands sages nous livrant la pure vérité.

    En contrepartie de Norman, lisez le Monde diplomatique de ce mois qui nous dit:

    « La diplomatie belliqueuse d'Ottawa »
    par Marc-Olivier Bherer

    Élu en 2006, le premier ministre canadien Stephen Harper a rompu avec la traditionnelle diplomatie « compassionnelle » de son pays.
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 29 janvier 2009 04h08
    Le Hamas et nos Patriotes
    « Le Hamas confronte plus fort que lui pour avoir un pays Palestinien et récolte destruction et morts comme nos Patriotes de 1837/38, pour avoir un gouvernement responsable, ont confronté plus fort qu'eux et ont aussi récolté destruction et morts.

    Le Hamas et nos Patriotes ont oublié que la raison du plus fort est la meilleure même s'il a tort. Fait que, on comprend le Hamas au Québec même si notre gouvernement Conservateur, élu par l'ouest du Canada, est complètement derrière Israël quand il fauche les vies de civils à 100 contre 1. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 06h03
    La position canadienne
    « Malheureusement, au Canada, nos politiciens ont tendance à prendre position selon la force politique des ressortissants des pays en conflit. Or, le poids politique Juif est plus lourd que celui des Palestiniens, donc, il est préférable de ménager le premier. En passant, le Hamas a couru après le trouble et ce sont les Palestiniens qui en ont payé le prix. Il est très risqué pour un Palestinien de critiquer le Hamas. Ceux qui le font passent pour des traîtres.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Danielle Lécuyer Services Juridiques
    Abonnée
    jeudi 29 janvier 2009 06h16
    Trop tard M. Spector
    « Votre fuite en avant pour nous convaincre que le Canada avait raison d'être le seul pays à voter contre une résolution des Nations Unis n'empêchera pas le mouvement contre l'apartheid israélien de continuer à prendre graduellement de la force au pays.

    Votre dérapage lors de votre interview radiophonique avec Michel Desautels de Radio-Canada a bien montré l'inquiétude qui règne dans les lobbys sionistes au Canada.

    Merci de nous l'avoir fait connaître. »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 07h33
    ... quelles Autres Leçons (du Hezbollah) accueillir, fraterniser... surmonter ?
    « Bon Jour Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur les "leçons du Hezbollah" (Liban 2006); des leçons intéressant DÉMOCRATIQUEMENT nos "Parlementaires canadiens"-canadiennes", notamment du Conflit opposant le Hamas et Israël (Bande de Gaza).

    Bien que ce Conflit soit comme-terminé, la "Logique du Proche-Orient" se poursuit.

    En effet:

    Ce-matin, le chef de la Diplomatie égyptienne a accusé le Hamas, le Hezbollah et l'Iran de Complices-Provocateurs (Guysen News) de ce qui s'est passé à Gaza ce, moyennant une Attaque en règle contre les Installations Nucléaires Iraniennes !

    On-dirait que l'Axe de Philadephie (Axe du Mal !?) émeut encore une fois ce Proche-Orient LOGIQUE, en quête d'Amitiés, de Solidarités, de Paix... via... le Dialogue Fraternel, ou des Tours de Tables empreintes d'Écoute, de Sagesse, d'Humanité... !

    De cette "Logique" s'y exerçant (Quelques autres Roquettes "hamastoïdes" de tirer, Reddition de Compte Mondiale Arabe, Manifs Anti ou Pro), les Autorités du Canada (Ce-Pays si-Loin, si-Proche du Québec) sont-Elles en mesure de l'Honorer autrement que par l'Ignorance, la Médisance, l'Hostilité gratuites et haineuses ?

    Seront-Elles "Capables" de L'Utiliser ce, sans porter atteinte" ni à la Population ni à la Culture ?

    Nonobstant la "Logique du Proche-Orient" (à re-visiter / nuancer!) et les "leçons du Hezbollah" (en termes de "solidarité parlementaire" souhaitée), quelles Autres Leçons (du Hezbollah) accueillir, fraterniser... surmonter ? - 29 janvier 2009 - »

  • Mathieu Tremblay
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 08h26
    Ignorance
    « M. Spector, vous pourrez vous permettre de commenter le conflit israélo-palestinien lorsque vous ferez autre chose que de servir de courroie de transmission des positions officielles des gouvernements et des dépêches de presse... Si vous lisiez attentivement les faits, vous vous rendriez compte que ce n'est pas le Hamas qui a mis fin au cessez-le-feu le 19 décembre dernier, mais bien Israël, dès le 4 novembre... Allez vous informer... Et d'ici là, contentez-vous de commenter des enjeux nationaux. »

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 09h11
    Le Canada n'est pas resté "hors-combat"!!
    « M. Spector,

    Le fait que le Canada ait été LE SEUL PAYS à voter contre la résolution de l'ONU qui exhortait Israël à cesser le feu ne peut certainement pas être assimilé à une politique de neutralité ou de non-ingérence de la part du gouvernement canadien. Au contraire, cet appui aveugle à Israël va encore plus loin que l'appui du gouvernement Bush à l'État Hébreu... Ce n'est pas peu dire!

    Sans honte, le gouvernement Harper a cautionné envers et contre tous une attaque démesurée de Tsahal. Quant aux autres députés Canadiens, leur silence les rend eux aussi tous complices. Et les motifs de ce silence ont de quoi nous laisser perplexe... »

  • Gilles Desrochers
    Abonné
    jeudi 29 janvier 2009 11h03
    L'ignore-t-il vraiment ?
    « Monsieur Spector connait-t-il un palestinien qui n'a pas une connaissance,un parent qui a perdu un être aimé aux mains des envahisseurs? Et ceux dont la maison,le terrain,la ferme,le pays presque tout entier sont occupés par les autres peuvent-t-ils demeurés tout à fait bienveillants ou autrement ? »

  • Mathieu Lachaîne
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 12h49
    De la différence entre terroristes et héros...
    « Les terroristes ont perdus,
    les héros ont gagné.

    ...l'histoire est écrite par les gagnants des conflits ! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 13h18
    Une connerie..
    « ... à mettre dans la librairie de l'humour noir. Encore un qui n'y connaît pas grand chose et on ne veut pas prendre le temps de le lui expliquer. C'est fou la presse de nos jours et pour demain alors???
    Vous avez raison Maitre Charbonneau car on lit des articles de fond ailleurs. Quel chance nous avons avec Internet. Heureusement car autrement on nous bassinerait n'importe quoi.
    Ce qui est drôle c'est que c'est maintenant qu'on s'inquiète du sort des palestiniens alors qu'il aurait fallu le faire voilà 60 ans. C'est bizarre la bonne conscience de beaucoup comme par enchantement. Je dirai comme par EFFET DE MODE. À défaut d'être façonnable, nous sommes "fashionable".
    Le plus étrange c'est cette comparaison faite du Hamas avec les Patriotes. Non, il faudrait le faire avec les amérindiens qui ont perdu la bataille de sauvegarder leurs terres, leurs continents, leurs cultures. Tout comme la lutte du Hamas contre le pouvoir sioniste colonialiste. Pas avec les Patriotes qui seraient plus du côté des Israéliens que du Hamas. Il y a aussi des démocrates en Israël.Voyons donc, d'où vient ce délire? Certainement de la culture victimaire profondément ancrée dans notre psyché québécoise. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    jeudi 29 janvier 2009 17h23
    Vous déshonorez votre profession, M.Spector.
    « C'est facile de comprendre comment votre sondage Angus-Reid a pu obtenir 60% d'approbation (au Canada, pas au Québec) quand on sait que les journaux n'ont à peu près pas rapporté les incursions d'Israël à Gaza qui ont rompu la trève. Mais ne venez pas nous faire croire que vous n'étiez pas au courant. Votre malhonnêteté intellectuelle transpirait lors de votre déplorable entrevue à l'émission de Désautels à Radiocan. Vous représentez peut-être un puissant lobby mais pas la majorité. De plus en plus de juifs osent se démarquer , avec tout le courage que cela suppose. Lisez Judy Rebick dans l'Alternative de février et commentez... Lisez cet article de l'historien Shlomo Sand de l'université de Tel-Aviv
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/SAND/16841
    et commentez... »

  • Boun Pong Keuk
    Inscrit
    jeudi 29 janvier 2009 18h36
    La stratégie suicide du hamas
    « J'avais remarqué l'absence des leaders politiques dans ces manifestations, et M. Spector en a donné une explication, une bonne, croirais-je.
    Les Palestiniens ont enduré une terrible souffrance, et il en fut de même des libanais en 2006. Ils ont payé, et continuent à le faire, un prix trop élevé: cent morts palestiniens contre un israélien. Jusqu'à maintenant les marches de protestation avec condamnations et insultes contre Israël et les États-Unis n'ont pas donné le résultat escompté. Alors pourquoi ne pas faire quelque chose d'inédite? Comme une marche de prière et de supplication à l'adresse des dirigeant du Hamas (et des Hezbollah) pour leur demander de ne plus faire payer aux civils palestiniens (et libanais) des centaines de morts pour quelques vies de l'ennemi, et d'aimer leur propre peuple plus que haïr leur ennemi.
    Jusqu'où et quand le Hamas continue d'appliquer cette stratégie suicide des Gazaouïs pour atteindre un but lointain: détruire l'État d'Israël et instaurer un État islamiste.

    B. P. Keuk, Trois -Rivières »

  • Yves Claudé
    Inscrit
    vendredi 30 janvier 2009 02h11
    À la décharge de Monsieur Norman Spector...
    « À la décharge de Monsieur Norman Spector, qui, malgré certaines « précautions de style », se fait le porte-parole d'une propagande pro-israélienne totalement purgée de l'Histoire du conflit de la Palestine occupée, j'admets qu'il faut un grand courage politique pour se démarquer de positions communautaristes « obligées ». D'une part, parce que la perte des avantages que procure un alignement ethno-communautariste est considérable, et d'autre part parce que les représailles morales, sociales et économiques à l'encontre de ceux qui osent défier la « juste ligne » communautariste sont impitoyables.

    Les fonctions que Monsieur Norman Spector a occupées au Proche-Orient (Ambassadeur du Canada en Israël et Représentant canadien auprès de l'autorité palestinienne) lui ont procuré une connaissance approfondie du conflit dans ses caractéristiques politiques et socio-historiques. Il est dommage que son engagement communautariste mette à mal sa crédibilité auprès d'un public de citoyens informés, et nous prive d'autre part de l'expression d'un point de vue qui, librement exprimé, pourrait contribuer non seulement à une information de grande qualité, mais aussi à des propositions pour un règlement équitable de la question nationale palestinienne.

    De plus, la mainmise du Parti conservateur sur la politique extérieure du Canada depuis son accession au pouvoir rend encore plus risquée l'expression d'un point de vue différent, fut-il des plus « modéré » ou « nuancé », pour toute personne disposant d'un substantiel capital politique. En effet, la base de la radicalisation pro-sioniste de la politique canadienne est constituée par une alliance, au sein du Parti conservateur, entre juifs communautaristes d'extrême-droite (partisans du « Grand-Israël », dans la lignée du fasciste Jabotinsky) et fondamentalistes chrétiens ultrasionistes, ce qui exclut toute réelle ouverture à l'endroit des légitimes revendications historiques de la nation palestinienne.

    Il faut donc se résigner à se faire servir, encore et encore, le même type de discours paramétré et balisé, même si l'on doit reconnaître à Monsieur Norman Spector l'élégance de ne pas verser dans les poncifs les plus pathétiques et omniprésents, de démonisation de la Résistance nationale palestinienne.

    Yves Claudé (ycsocio@yahoo.ca) »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    vendredi 30 janvier 2009 11h28
    Merci M.Claudé
    « Excellente analyse et très bien documentée. À conserver... »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009