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L'Autre, ce démon

François Brousseau   12 janvier 2009  International
Ces derniers jours, dans plusieurs grandes villes du monde, on a défilé pour dénoncer l'action d'Israël à Gaza. Cette mobilisation n'est-elle que l'expression ponctuelle d'une répulsion légitime devant la souffrance de civils? Ou représente-t-elle la critique plus générale d'une «horreur» devenue synonyme de l'État juif?
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 12 janvier 2009 06h14
    Le droit de vivre en Paix
    « Monsieur Brousseau souligne un élément important de la manipulation de l'opinion:
    "la «déshumanisation»".

    La «déshumanisation»
    C'est très intéressant que Monsieur Brousseau en parle parce que cette technique employée en propagande existe depuis bien longtemps et elle demeure d'une efficacité fulgurante.

    Il n'y a non pas seulement la «déshumanisation» du Palestinien en Israël, mais la «déshumanisation» de l'Afghan, du Taliban, de l'Iranien, de l'Arabe, etc.

    L'art de «déshumaniser» l'ennemi pour justifier son massacre est couramment employé.

    La «déshumanisation» est utilisée même contre les dirigeants qui contrecarrent les politiques impériales. Pensons à Castro, à la bête noire de Chávez, à l'ex-KGB de Poutine, au fou de dieu d'Ahmadinejad, tous des démons sans âmes et sans coeur, menés par des considérations où la fourberie et la méchanceté pure domine.
    La «déshumanisation», un outil fantastique.

    Autre outil tout aussi extraordinaire, le «simplisme».
    C'est grâce à lui qu'on parvient à faire disparaître les nuances.
    Comme le souligne Monsieur Brousseau:
    « L'état de guerre et de haine tend à balayer toutes les nuances. »
    La haine nous fait glisser vers le simplisme. On devient incapable de voir les nuances. Comme au lendemain du 11 septembre 2001. La haine qui a surgi de ces attaques terribles a fait en sorte de simplifier la situation. Les nuances ont disparu. Le simple fait de demander pourquoi de telles attaques avaient-elles pu se produire ou encore, qu'est-ce qui pouvait avoir engendré de tels actes, devenait interdit.
    Le simplisme a pris toute la place. Le noir et le blanc, le bon et les méchants: "You are with us or you are against us".
    Le «simplisme» quel outil fantastique pour faire disparaître les nuances nuisibles à l'aiguillage de l'opinion publique!
    Et comme dit Monsieur Brousseau:
    « Nuances pourtant vitales et qui, seules, peuvent asseoir les analyses et les prises de position. »

    Et pour en revenir à l'essence du propos de Monsieur Brousseau, je suis bien d'accord avec lui lorsqu'il dit:
    « Lorsque l'on reçoit des bombes sur la tête, on n'est pas en état de faire toutes les nuances. Mais lorsqu'on les lance soi-même, ou lorsque l'on joue les gérants d'estrade indignés, le discernement et la compréhension de l'Autre deviennent un impératif moral. »

    Et je crois aussi qu'il faut:
    « demander au Palestinien qui souffre et aussi à ses nombreux appuis et représentations dans le monde entier, qui défilent outragés dans les rues: «Oui ou non, l'Israélien peut-il avoir de légitimes inquiétudes sur sa sécurité et son existence nationale? A-t-il lui aussi droit à la tranquillité et au bien-être, là où il est?» Répondez, il le faut...

    Oui, tous les peuples, tous les citoyens ont le droit de vivre en paix et en sécurité. On doit crier aussi fort pour la sécurité de tous qu'il soit Israélien, Juif, Arabe ou Palestinien.

    Merci, Monsieur Brousseau.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Normand Chaput
    Abonné
    lundi 12 janvier 2009 10h39
    les dommages collatéraux
    « Quand les combattants deviennent des insurgés. Quand hamas égale vandale malgré les élections. Quand les chefs d'état occidentaux combattent des chefs de tribu qui font pousser de la maudite drogue, les écoeurants. Quand une école détruite devient un dommage collatéral. »

  • Lucien Maheu
    Abonné
    lundi 12 janvier 2009 13h32
    Mauvaise stratégie du gouvernement israélien
    « Pour répondre à votre question M. Brousseau, je dirais que oui l'Israélien peut avoir de légitimes inquiétudes sur sa sécurité et son existence nationale.

    Je vous dirais cependant qu'il répond à ses appréhensions comme si nous vivions dans les années antérieures à 1950.

    Aujourd'hui,
    les conflits se règlent par la négociation, le respect des parties. Il y a maintenant plus de 6 milliards d'observateurs dans le monde avec les moyens de communication que nous connaissons.

    Malgré le droit d'Israël de se défendre dans le présent conflit, sa façon de le mener ne fait qu'entraîner une réprobation internationale .

    Espérons que le Moyen Orient, avec l'aide des États-Unis (l'après Bush), en vienne à touver les bonnes méthodes de régler le conflit Palestinien-Israélien . »

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