Turquie - Regain de tension entre l'armée et le premier ministre Erdogan
Ankara — Les relations se sont à nouveau tendues en Turquie entre l'armée et le premier ministre Tayyip Erdogan après l'arrestation d'officiers supérieurs à la retraite soupçonnés de liens avec le groupe nationaliste clandestin Ergenekon.
L'état-major a lui-même annoncé, dans un bref communiqué, que le chef des armées, le général Ilker Basbug, avait rencontré séparément à ce sujet hier le président Abdullah Gul et le chef du gouvernement.
La police turque a interpellé mercredi une quarantaine de personnes, dont trois généraux à la retraite, dans le cadre de l'enquête sur le groupe Ergenekon, accusé d'avoir cherché à renverser le gouvernement.
«Le chef d'état-major des armées a exposé au premier ministre et au président son point de vue sur les événements d'hier», indique la hiérarchie militaire.
La rencontre avec Erdogan, à la demande du général Basbug, a eu lieu à la résidence privée du premier ministre et a duré plus d'une heure, ont précisé les services du chef du gouvernement.
Quatre-vingt-six prévenus, dont plusieurs officiers à la retraite, des hommes politiques et des avocats, comparaissent déjà en justice depuis le mois d'octobre dans cette affaire.
Ils sont accusés d'avoir préparé des assassinats et des attentats à la bombe afin de provoquer une intervention de l'armée et le renversement du gouvernement dirigé par le parti islamiste modéré AKP. L'appareil militaire, qui a démis quatre gouvernements élus au cours des cinquante dernières années, nie tout lien avec le mouvement Ergenekon.
Les arrestations de mercredi et une série de perquisitions au domicile des suspects et sur leur lieu de travail se sont produites dans six provinces du pays, dont Ankara et Istanbul, sur ordre d'une juridiction stambouliote, précise l'agence.
Parmi les suspects interpellés figurent les généraux en retraite Kemal Yavuz, Erdal Senel et Tuncer Kilinc, ancien président du Conseil de sécurité nationale. Kemal Guruz, qui a dirigé le Haut Conseil de l'éducation, organe chargé de superviser les universités, compte également parmi les personnalités arrêtées, de même qu'un ancien chef de la police.
L'état-major a lui-même annoncé, dans un bref communiqué, que le chef des armées, le général Ilker Basbug, avait rencontré séparément à ce sujet hier le président Abdullah Gul et le chef du gouvernement.
La police turque a interpellé mercredi une quarantaine de personnes, dont trois généraux à la retraite, dans le cadre de l'enquête sur le groupe Ergenekon, accusé d'avoir cherché à renverser le gouvernement.
«Le chef d'état-major des armées a exposé au premier ministre et au président son point de vue sur les événements d'hier», indique la hiérarchie militaire.
La rencontre avec Erdogan, à la demande du général Basbug, a eu lieu à la résidence privée du premier ministre et a duré plus d'une heure, ont précisé les services du chef du gouvernement.
Quatre-vingt-six prévenus, dont plusieurs officiers à la retraite, des hommes politiques et des avocats, comparaissent déjà en justice depuis le mois d'octobre dans cette affaire.
Ils sont accusés d'avoir préparé des assassinats et des attentats à la bombe afin de provoquer une intervention de l'armée et le renversement du gouvernement dirigé par le parti islamiste modéré AKP. L'appareil militaire, qui a démis quatre gouvernements élus au cours des cinquante dernières années, nie tout lien avec le mouvement Ergenekon.
Les arrestations de mercredi et une série de perquisitions au domicile des suspects et sur leur lieu de travail se sont produites dans six provinces du pays, dont Ankara et Istanbul, sur ordre d'une juridiction stambouliote, précise l'agence.
Parmi les suspects interpellés figurent les généraux en retraite Kemal Yavuz, Erdal Senel et Tuncer Kilinc, ancien président du Conseil de sécurité nationale. Kemal Guruz, qui a dirigé le Haut Conseil de l'éducation, organe chargé de superviser les universités, compte également parmi les personnalités arrêtées, de même qu'un ancien chef de la police.
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