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Offensive à Gaza - Millefeuille oriental

Serge Truffaut   5 janvier 2009  International
Après la voie aérienne, la voie terrestre; après les bombardements, les tanks. L'ampleur prise ces jours-ci par l'offensive israélienne confirme, si besoin était, que l'objectif poursuivi n'est pas seulement de décimer la direction du Hamas, mais bien de le renverser. Purement et simplement. Singularité de cet énième épisode fait de bruit et de fureur? L'Égypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite souhaitent la réussite de l'opération israélienne.

Dans le passé, lorsque le gouvernement israélien préparait une attaque, planifiait une riposte, il prévenait secrètement son homologue égyptien. Cette fois-ci, la rencontre entre le président égyptien, Hosni Moubarak, et la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, s'est faite au grand jour, comme en témoignent les photos accompagnant les articles consacrés au sujet à la veille du premier vol des jets israéliens. Depuis lors, la rue arabe, comme on l'appelle, nous envoie l'écho suivant: Moubarak ayant approuvé la geste militaire conçue à Tel Aviv, il s'avère un complice.

Bon, Moubarak... Admettons un instant qu'il ait accordé sa caution, voire encouragé le feu des F16 israéliens. Admettons et... Quel est son espoir, son intérêt? Si Israël parvient à ses fins, l'ennemi d'hier mettra un terme à la présence de l'ennemi d'aujourd'hui: l'Iran. On s'explique. L'emprise que le Hamas détient sur Gaza agace au plus haut point Moubarak, voire l'inquiète, pour la bonne et plate raison que ce mouvement instrumentalisé par l'Iran évolue à sa guise dans le Sinaï. Et pour les autorités égyptiennes, le Sinaï c'est: pas touche.

Pour bien comprendre la position de Moubarak, il faut absolument souligner les mots que lui et le roi de Jordanie ont formulés lors d'un sommet des nations sunnites après la guerre au Liban de 2006. Au terme de cette rencontre, ces deux dirigeants avaient affirmé, martelé, que l'Iran avait pour ambition de construire «un croissant chiite allant de Téhéran au bord de la Méditerranée». Dans la foulée, Moubarak était allé jusqu'à instiller la haine du chiite, comme si cela était nécessaire, en jugeant que le «chiite réserve sa loyauté au royaume chiite, et jamais au pays qu'il habite».

Dans le passé, lorsque le gouvernement israélien poursuivait son attaque, le secrétaire de la Ligue arabe s'empressait de convoquer un sommet des pays membres. En règle générale, on assistait toujours à un échange de gros mots entre le Syrien Assad et le colonel Kadhafi d'un côté et les autres avant que tous signent un communiqué condamnant l'offensive israélienne. Cette fois-ci, il y a quelques jours à peine, on a observé que les ministres égyptien et saoudien (!) ont accusé le Hamas d'être responsable des bombardements ayant fait au moins 500 morts. C'est dire... c'est dire que l'unité de façade n'est plus de mise. C'est dire surtout que le millefeuille proche-oriental, pour reprendre le qualificatif cher à des géopoliticologues, est en train d'imploser.

Bon, Israël... Si l'on croit les informations qui nous parviennent, il n'est pas dans l'intention des autorités de réoccuper Gaza. Que veulent-elles? Renverser le Hamas, l'éradiquer parce que le premier ministre Ehoud Olmert et ses confrères ont la certitude que tant que le Hamas détiendra le pouvoir, des roquettes et des missiles seront envoyés sur le sol israélien. On souhaite le renverser et refiler Gaza, si l'on peut dire, à l'Autorité palestinienne et à son président, Mahmoud Abbas.

Le problème, c'est que la crédibilité de ce dernier a été entachée par l'offensive militaire que l'on sait. On ne soulignera jamais assez que, dans les heures suivant le début du conflit, des Palestiniens de Cisjordanie, là où se trouve Abbas et les responsables du Fatah, ont manifesté en réclamant le rapprochement immédiat avec le Hamas. Bref, ce dernier se trouve renforcé, y compris dans le territoire de son frère ennemi. À preuve, cette confidence d'un dirigeant du Fatah qui assure que, vu les circonstances, il n'est pas question d'étendre «notre autorité à Gaza derrière des tanks israéliens». Car si tel était le cas, «on passerait pour des collaborateurs». C'est à se demander si la première manche politique, on insiste, manche politique n'a pas été remportée par Téhéran.






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  • Croitor Bernard
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 05h04
    Offensive à Gaza
    « Que dire de cette crise régionale au Moyen-Orient, toujours ces mêmes conflits, toujours ces même morts dans la population.
    Civiles de Gaza, depuis des décennies du temps du Leader Arafat, ils y avaient ces mêmes conflits palestinos-isreliens.
    Cette opposition demeure séculaire, quand on aura tué sois 2000 ; Où 3000 palestiniens qu'est que cela changera,d'autres générations de palestiniens prendrons la relève des anciens !Mais le problème de deux états cohabitant ensembles.
    Demeureras toujours un véritable noeud gordien, et les morts d'aujourd'hui n'y changeront riens, il faudra encore.
    Combien de morts palestiniens pour que la paix puisse voir le jours dans cette régions ? Le conflit vient de très loin sans doute.Peut-être en rechercher les causes dans l'histoire géopolitique de cette région. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 5 janvier 2009 07h27
    Notre Harper doit être au comble du bonheur
    « Selon les complices Bush et Harper, les "vilains" terroristes palestiniens ont 4 morts de bons Israéliens sur leur conscience tandis que les "bons" Israéliens ont débarrassé la Palestine de 512 méchants terroristes, hommes, femmes et enfants de tous ages.

    Israël terrorise les terroristes et tue à plus de 100 pour 1 avec le feu vert de Harper et de sa gang de chrétiens de l'ouest canadien. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 08h43
    Demandez a un psychologue
    « Demandez a un psychologue si punir un groupement adulte par la force est la solution, NON,NON.
    Le défis de l'humanité depuis plus de 50 ans est l'implantation de colonies juives en Palestine.

    Si on renverse l'exemple, que dirait les USA si le Mexique implantait de force des villages fortifiés dans le désert qui est a leurs frontières et avançait petit à petit dans les USA ... Ces territoires sont aussi Mexicains que le désert sioniste, ils en ont été chassés depuis bien moins longtemps en plus.

    Je pense et je suis même certain, que la riposte serait plus musclée que l'emploi de rocket de la 2e guerre mondiale...

    Le noeud du problème est le fait que les juifs considèrent les Palestiniens comme des sous hommes, de la chaire à canon qui n'a qu'à se conformer aux voeux colonialiste des sionistes qui veulent plus en voir un seule entre la mer et eux.

    Venir nous dire qu'ils veulent épargner les civiles alors qu'ils ont fait de Gaza un autre ghetto de Varsovie avec 6 habitants au mètre carré, affamés, en exile de leur vrais village qui sont devenu hors du mur érigé comme celui de Berlin, c'est prendre la parole comme les jésuites qui disent une chose mais en font une autre.
    Que le vrais Dieu de la paix se lève et marche...( Dieu, bouddha ou toute les autres divinités qui font semblant de nous aimer...) »

  • Pierre Letarte
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 09h28
    la palestine
    « solution imposible (Pourquoi pas)
    Les israeliens entre dans leurs terre et la communote
    internationale prend charge des frontieres et des agressions.
    Reste le cas de jerusalem .Insolubre ? non ...
    Ville internationale sous une forme de gerance de l onu . »

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 09h48
    Une autre forme d'antisémitisme?
    « Je suis toujours étonné de voir certains de mes compatriotes s'identifier à un pacifisme bien facile avec tant de distance et si peu de liens réels avec les dimensions multiples inhérentes à ce conflit. Également, je suis déçu de réaliser combien tombent dans les filets d'une attitude anti-israélienne sous-tendue, encore une fois, par la vieille fibre antisémite bien ancrée dans nos terres plus cathos qu'on ne pourrait le croire. Oui, la violence, les morts, les dommages de toutes formes, ça fait mal et fait entorse à notre idéalisme et notre bonne conscience. Malgré les multiples erreurs des différents gouvernements israéliens, faut-il rappeller qu'Israël est notre ami historique et politique. Coincé entre une kyrielle de pays hostiles, dont plusieurs veulent explicitement la perte, Israël se comporte comme le petit cleps qui doit mordre pour se faire respecter de ses adversaires arrogants. Le Hamas est une plaie qui nuit autant à Israël qu'au peuple palestinien. Il n'acceptera pas la discussion, ni les concessions qui nuiraient à son mentor iranien. Les Palestiniens doivent donner leur appui à des dirigeants qui peuvent les sortir de ce merdier, en stimulant l'éducation, l'emploi, l'avenir et leur épanouissement. Le peuple palestinien a déjà beaucoup enduré de souffrances et il doit maintenant s'atteler à botter le cul à ces lâches qui le prennent en otage et l'empêchent de prendre en mains son destin. »

  • Michel Samson
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 10h33
    Pluie quotidienne de roquettes Al Qassam...
    « Je ne sais pas comment mon quotidien s'organiserait si je devais subir chaque jour le tir de charmantes roquettes en provenance de mon voisin, tir effectué aux cris d'Allah avec promesse de mort, d'annihilation, d'intifada et de guerre permanente.

    Si j'étais le dit voisin, je ne sais pas comment mon quotidien s'organiserait si je devais vivre dans une enclave fermée par une armée étrangère et être contrôlé et limité dans mes mouvements avec le plus grand mépris par ses soldats.

    La vie à Gaza au quotidien est loin d'être un jardin de roses et sa population, humiliée, bafouée, maintenue dans la pauvreté et l'indigence, a peut-être raison de ressentir une impatience profonde face à pareille existence. La source de la popularité du Hamas s'y trouve et y puise ses racines : les habitants de Gaza en ont assez ! Nous voilà à nager dans les évidences.

    Téhéran a beau jeu de mettre le feu dans les territoires intérieurs de la frustration et du dépit à Gaza, en Cisjordanie ou au Liban; il fait tout pour provoquer l'ours américain et le carcajou israélien à chaque occasion, comme il l'a fait à une époque récente avec le Hezbollah libanais. La vengeance est douce au coeur du Perse.

    Et que font les Américains ? A leur habitude, ils se servent de leur droit de véto aux Nations Unies pour bloquer toute résolution de sanction de cet organisme à l'égard d'Israël qui ne condamnerait pas simultanément le Hamas ou tout autre ennemi d'Israël. Bush et Rice ont toujours été complices de Tel Aviv et le demeurent encore aujourd'hui, à quelques semaines de leur départ permanent de Washington.

    Cette haine séculaire n'est pas à la veille de s'éteindre et elle continuera encore longtemps d'enflammer les passions autant que de servir de motif aux pires exactions de part et d'autre. Les enfants de nos enfants verront-ils un jour éclore une paix durable au Moyen Orient ? Difficile de l'imaginer... Et tout cela tient diplomates et journalistes occupés, non ? »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 11h34
    Cul-de-sac!
    « Il est intéressant de voir que ceux qui appuient soit Israël, soit Hamas tombent dans le même piège que les parties au conflit israélo-palestinien. On est soit avec Israël, soit avec les Palestiniens. Or notre ineffable gouvernement canadien essaie de donner des leçons à Hamas parce qu'il est du côté d'Israël, ce qui est d'une futilité déconcertante. Tous tombent dans le même panneau de l'escalade du conflit à la grande satisfaction de ceux qui peuvent en profiter comme par exemple l'Iran et les marchands d'arme.

    Il est très rare qu'un conflit inter-ethnique et, en plus, international, se règle par la guerre et les populations civiles en sont généralement les grandes victimes. Dans le cas israélo-palestinien, la situation se complique par l'asymétrie du conflit alors qu'Israël est une des plus grandes puissances militaires de la planète, avec le soutien indéfectible de la plus grande puissance face à des Palestiniens qui ont une force relativement insignifiante à l'échelle mondiale.

    Or, pourquoi alors les Palestiniens s'acharnent-ils à lancer des roquettes contre un état qui peut les anéantir facilement? C'est l'une des caractéristiques du désespoir des parties faibles dans le contexte d'un conflit asymétrique. Les Palestiniens agissent par désespoir, se disant qu'ils n'ont plus rien à perdre et espèrent un «miracle» qui ferait se rétablir un certain rapport de force, les mettant dans une position favorable au règlement du conflit. Cela ne s'est encore jamais produit et ne risque pas de se produire à court terme et il est donc probable que ce conflit continue à s'enliser dans la violence, en partie à cause du désespoir des Palestiniens et des manigances d'autres pays qui ont un intérêt à voir ce conflit se perpétuer.

    Autre caractéristique de ce genre de conflits: il est fort probable que l'action d'Israël dans la bande de Gaza va pousser un nombre important de Palestiniens modérés dans les bras du Hamas, en désespoir de cause.

    Finalement, les parties n'ont pas besoin de gérants d'estrade comme le Canada pour les aider à le résoudre. Ils ont besoin de pays neutres qui n'appuient aucun des deux camps et qui ont la crédibilité pour les aider à élaborer un accord de paix. La Norvège fait partie de ce groupe de pays pouvant les aider, pas le Canada, et même si les efforts passés (l'accord d'Oslo) n'ont pas réussi, ce n'est pas une raison pour arrêter! Il leur faut persévérer jusqu'à ce qu'un compromis durable puisse être trouvé.

    Il faut malheureusement constater, sans partisanerie, qu'Israël n'aide pas au processus en continuant l'expansion de ses colonies en territoire potentiellement palestinien, la Cisjordanie, et on pourrait s'attendre de la partie la plus forte à un peu de responsabilité dans la solution du conflit et qu'elle lâche un peu de lest pour au moins donner une chance à la paix. »

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 12h17
    État de situation et mise en perspective
    « Encore une fois de votre part, un effort réussi de faire un bon état de la situation en vue d'une éclairante mise en perspective. Que cette démarche nous éloigne, heureusement, des manipulations de l'émotion et des cris de la rue reproduits et amplifiés par le pouvoir
    « critique ».

    Parlant de cris, je n'en entends pas souvent qui exigent que le Hamas reconnaisse l'existence d'Israel. »

  • Sylvain Lavoie
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 13h08
    Le dos large de Teheran...
    « Une autre analyse édifiante de M. Truffaut, qui voit encore la main de l'ennemi iranien derrière ce qui se passe à Gaza. Vos grandes démocraties que sont l'Égypte, l'Arabie wahhabite (...) ainsi que la monarchie jordanienne ne doivent leur survie qu'aux milliards versés par les USA pour les maintenir en place. Si le clivage entre chiites et sunnites était si important, comme vous le laissez entendre, pourquoi diable l'Iran appuierait-elle le Hamas d'obédience sunnite? Le Hadj a eu lieu encore une fois cette année, réunissant dans une même ferveur religieuse chiites et sunnites, alors on est en droit de se questionner sur votre obsession du clivage sunnites/chiites que vous semblez exagérer un tantinet. Votre recours à l'imagerie géopolitisante du croissant chiite en est devenue presque ridicule. Si l'Iran a appuyé le Amal et ensuite le Hezbollah au Liban, c'est bien parce que les chiites du Liban, bien que formant le groupe le plus nombreux en terme de population, n'a jamais vu son poids démographique reconnu par la constitution libanaise héritée du colonisateur français. Du côté égyptien, si ce grand démocrate qu'est Moubarak appuie l'action israélienne, l'opinion publique égyptienne elle, abonde dans un tout autre sens, et si des élections libres et démocratiques avaient lieu en Égypte, le parti des frères musulmans y serait certainement élu, ce qui changerait complètement la donne dans la région. Qu'ils soient chiites ou sunnites, les islamistes iraniens et égyptiens partagent les mêmes fondements idéologiques, vous devriez fouillez la question un peu plus en profondeur... »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    lundi 5 janvier 2009 13h58
    « Pluie quotidienne » d'oppression en Palestine
    « Si seulement notre empathie n'avait pas de frontière: comme se préoccuper des familles en Israël qui ont peur des roquettes, mais sans exprimer le moindre signe de conscience que les gens en Palestine vivent une occupation oppressante à tous les jours. Gaza, de plus, est un énorme camp de réfugiés où règne la misère.

    Si seulement notre compassion n'avait pas de frontière. Pour certaines personnes, les Israélien-nes sont en quelque sorte des Occidentaux et donc elles s'en préoccupent, mais les « autres » peuvent mourir quotidiennement sans en faire mention.

    Combien de personnes en Palestine occupée meurent chaque jour, même avant l'offensive militaire?

    Combien de maisons sont détruites par l'armée israélienne systématiquement chaque année? Combien d'autoroutes en Palestine sont réservées à certaines personnes de la «bonne nation» et combien des blocages militaires les gens doivent traverser pour aller à l'école et au travail?

    Et si une force armée étrangère imposait des barricades à travers le Québec et que nous n'avons pas de gouvernement, mais une « autorité québécoise » qui ne contrôle pas vraiment ses ressources ni sont territoires?

    Le racisme de certain-es sautent aux yeux. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 15h17
    Merci de nous faire rêver Monsieur Truffaut
    « C'est sidérant de voir comment M. Truffaut comprend tout.

    « L'Égypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite souhaitent la réussite de l'opération israélienne. »
    Ah! Bon! Si vous le dites !

    « Pour bien comprendre la position de Moubarak, il faut absolument souligner les mots que lui et le roi de Jordanie... » en 2006, s'il vous plaît! À un sommet sunnite, s'il vous plaît! Moi qui accuse souvent les médias d'oublier!
    M. Truffaut comprend tout, et ce, hyper rapidement!
    Un réel génie de la synthèse.

    Un génie de la confusion aussi. Il a l'art d'en mettre beaucoup en tirant partout et en concluant sur des mots qui ont été dits et qui révèlent grand.

    Mais où donc nous mène un tel éditorial?
    On nous démontre que les Arabes sont divisés et que plusieurs supportent dans leurs prières publiques, Israël. Oui, on a vraiment l'impression que les mosquées d'Égypte, de Jordanie et d'Arabie saoudite résonnent de prières pour l'extermination des Palestiniens, surtout des chiites.

    Parfois, la construction du texte de M. Truffaut porte à confusion:
    « on a observé que les ministres égyptien et saoudien (!) ont accusé le Hamas d'être responsable des bombardements ayant fait au moins 500 morts. »
    Le Hamas aurait-il bombardé avec ses avions secrets ou avec des avions loués au Tsahal et ainsi être responsable de 500 morts ? Selon les ministres égyptien et saoudien (!) ???

    Oh! Excusez-moi, Monsieur Truffaut est tellement clair que j'en suis un peu perdu.
    Un rien me perd!

    « Le millefeuille proche-oriental est en train d'imploser. »
    Et v'lan ! Quelle conclusion ! Incontournable si l'on considère les judicieuses "observations" rapportées par ce visionnaire qu'est Monsieur Truffaut.

    Il poursuit, avec un soupçon de doute, souligné par un « Bon »:
    « Bon, Israël... Si l'on croit les informations qui nous parviennent, il n'est pas dans l'intention des autorités de réoccuper Gaza. »

    Occuper Gaza... Voyons... tout de même... «occuper Gaza» ! Non, mais!
    C'est bien de le dire, c'est: "Si l'on croit les informations qui nous parviennent".

    En plus, M. Truffaut nous apporte des preuves à l'appui de... de.... :
    « À preuve, cette confidence d'un dirigeant du Fatah qui assure que...
    ...«on passerait pour des collaborateurs».
    C'est VRAIMENT à se demander si la première manche politique, ON INSISTE, manche politique n'a pas été REMPORTÉE PAR TÉHÉRAN.

    Mais où va-t-on avec cet édito?
    Directement à Téhéran?

    Le rêve de Monsieur Bush, se rendre à Téhéran!
    Ah! Tout d'un coup si le chemin pour Téhéran passait par Gaza?

    Et si l'Égypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite souhaitaient eux aussi, se rendre à Téhéran, main dans la main avec Monsieur Bush?
    Mais, voyons Monsieur Bush est sur son départ... encore 15 jours!

    En quinze jours, peut-on se rendre jusqu'à Téhéran?
    Ah! Ce rêve fou!

    La démocratie qui s'étendrait comme une tache d'huile dans tout le Moyen-Orient en passant par le Proche-Orient! Ah! Un rêve!

    Merci de nous faire rêver Monsieur Truffaut.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 15h36
    Hamas, sunnite ou chiite? Merci M. Lavoie
    « Hamas, sunnite ou chiite?

    Tiré d'un article de La libre Belgique du 14 juillet 2006:

    Le mouvement radical sunnite est entré au gouvernement de l'Autorité palestinienne en janvier 2006.
    Israël est une des rares cibles dans le monde qui unisse l'Islam sunnite et chiite dans un même combat. Mais l'alliance «objective» entre le Hamas palestinien (sunnite) et le Hezbollah libanais (chiite) n'est que récente.

    Elle tient surtout au fait que les deux ont assis leur puissance dans un territoire dont ils se targuent d'avoir chassé Israël - le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Sud-Liban. Tous deux jouissent de la protection syrienne. Et récemment, le Hamas s'est aussi rapproché de Téhéran.

    Le Hamas s'est formé fin 1987 dans les territoires palestiniens, comme émanation des Frères musulmans égyptiens. Au départ, il était discrètement appuyé par les services israéliens qui y voyaient un outil d'opposition à l'OLP (Organisatqion de libération de la Palestine).

    http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=296697


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 5 janvier 2009 16h39
    Provocation
    « Le génocide perpétré par Israël contre les membres du Hamas a sans doute comme but premier de provoquer l'Iran suffisamment pour qu'il vole à leur secours, justifiant ainsi pour Bush, Harper et tous les autres hypocrites une invasion de ce pays. Les Américains ne cesseront pas de poursuivre leur quête d'hégémonie parce qu'ils ont élu un noir à la Maison blanche. C'est trop leur demander. Cette humilité les tuerait moralement.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 6 janvier 2009 13h24
    M Truffaut a raison et M Charbonneau a tord...cette fois-ci.
    « Il est vrai que les pays arabes sont divisés et aspirent à mettre dans le droit chemin le Hamas. L'homme de la rue penche pour le Hamas mais pas les pouvoirs dictatoriaux arabes comme l'Égypte. C'est depuis 1948 que les pays arabes sont divisés et cela au détriment de la cause Palestinienne. Israël en profite, c'est évident et ça se dit. Les dissensions entre l'Autorité palestinienne et le Hamas, l'absence d'un leadership de poids, sont de vrais obstacles à une durable sortie de crise, par ailleurs peu souhaitée par les Israéliens eux-mêmes en cette veille d'élections. Le Hamas est un acteur qui pèse sur l'avenir de la région et auquel s'identifie une partie de la nation palestinienne. Sauf que les pays arabes n'en veulent pas plus que les pays occidentaux car cela mettrait en question leurs intérêts réciproques. Il n'y a pas que des fanatiques au Hamas, il y a aussi des idéologues qui connaissent mieux que M Charbonneau la problématique du P-Orient. Il s'agit bien d'un conflit politique et non ethnico-religieux, comme les extrémistes et intégristes religieux à l'oeuvre, de part et d'autre, cherchent à nous l'imposer. Politiquement, il y a une issue. Cependant, il serait bon que vous lisiez la Charte du Hamas facilement trouvable dans le web même si c'est un peu long, c'est fort intéressant d'un point de vue politique non religieux.
    Personne n'a l'intention d'occuper Gaza, et Israël aimerait refiler ce bout de territoire à...l'Égypte justement qui n'en veut surtout pas autant pour les croisés que pour les turques ottoman qui considéraient cette bande de terre comme trop dangereuse. Oui, les trois pays comme la Jordanie, L'Égypte (sunnite), l'Arabie saoudite (sunnite) ne veulent pas de la victoire du Hamas. La preuve, le feu vert du pouvoir égyptien juste à la veille de l'assaut israélien avec leurs avions de chasse...C'est notoire et connu historiquement si vous quelques connaissances en ce domaine. N'oubliez pas M Charbonneau que le Hamas est l'une des ailes des Frères Musulmans en Palestine. Le mouvement des Frères Musulmans est haï par le pouvoir égyptien. CQFD. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 11 janvier 2009 11h54
    Qui donc a raison?
    « Merci Monsieur Brun

    Aujourd'hui, 11 janvier, je viens de prendre connaissance de la note de Monsieur Brun corrigeant mes lacunes.

    Merci pour les précisions que vous apportez, Monsieur Brun.
    Vous avez bien raison.
    Cependant, vous me rejoignez lorsque vous dites: " L'homme de la rue penche pour le Hamas mais pas les pouvoirs dictatoriaux arabes comme l'Égypte. "
    (Les pouvoirs dictatoriaux en Égypte font l'affaire des US et d'Israël)

    Il y a bien sûr une différence entre le pouvoir et la rue. La rue est branchée sur la réalité de la rue tandis que le pouvoir a des aspirations autres.
    Le pouvoir, ce qui le menace, fait en sorte que ses associations sont parfois contre-nature, j'oserais dire. Il faut avouer qu'un gouvernement arabe qui se range du côté israélien est un peu tordu. Il est vrai aussi que ce pouvoir craint de se faire déloger par la rue qui supporte de plus en plus le Hamas ou le Hezbollah et les Frères musulmans, des partis qui puisent leur popularité non pas par leur fanatisme, mais par leur simple défense du simple citoyen.
    Le Hamas a remporté les élections législatives démocratiques.

    Abbas qui s'est laissé emberlificoté par les US et même par Israël est tombé dans un piège. Il était évident que cet apparent rapprochement avait pour but de diviser les Palestiniens pour attiser une guerre fratricide.
    Ce qui a fonctionné à merveille. La stratégie d'attiser les divisions fonctionne à merveille partout. Par exemple, on essaie d'attiser les divergences entre le Venezuela et le Brésil.
    On se sert partout des luttes de clans (en Afrique) ou des moindres divisions internes.

    La division arabe est réelle, mais jusqu'à quel point l'est-elle vis-à-vis Israël?
    On la grossit pour mieux s'en servir.

    Comme vous dites: « Israël en profite, c'est évident et ça se dit. »
    Ça se dit, mais peut-être pas assez clairement. C'est-à-dire que ces divisions qui servent Israël sont attisées volontairement.

    Les médias participent à accentuer ces divisions. Dans quel but?
    Innocemment ?
    Qui sait ?
    Chose sûre les divisions entre Arabes servent Israël, la division entre Palestiniens sert Israël.
    Les divisions au Moyen-orient servent les US.
    Les divisions ethniques dans les Balkans servent l'Empire.
    Les divisions de moins en moins présentes en Amérique latine font chier l'Empire.

    La coopération entre la Chine, la Russie, l'Iran et le Venezuela fait chier l'Empire.
    Israël à l'instar des US sait pertinemment qu'il faut diviser pour régner.


    Serge Charbonneau
    Québec »

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