La rue arabe crie vengeance
La campagne militaire israélienne à Gaza s'est poursuivie pour une septième journée consécutive hier, tandis que les manifestations hostiles à l'État hébreu se sont multipliées dans le monde, dans le cadre d'une «Journée de colère» proclamée par le Hamas. Des appels à la fin des bombardements qui n'ont pas entamé la détermination d'Israël, dont les frappes aériennes quotidiennes ont tué jusqu'ici plus de 430 Palestiniens, en plus d'en blesser 2500 autres.
Répondant au mot d'ordre lancé par le mouvement islamiste, des milliers de personnes ont manifesté en Cisjordanie contre l'offensive israélienne. À Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, des manifestants encadrés par un important dispositif de sécurité ont ainsi défilé après la grande prière du vendredi. Brandissant des drapeaux palestiniens et du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, ainsi que quelques bannières du Hamas rival, les participants scandaient: «Nous sommes prêts à sacrifier notre âme et notre sang pour Gaza.» Ils ont appelé «à frapper Tel-Aviv».
«Ô Qassam, amenez les voitures piégées», ont scandé des centaines de manifestants à Naplouse, plus au nord, se référant à la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam. À Hébron, un millier de manifestants ont été dispersés à coups de matraque et par des tirs en l'air de la police palestinienne, non sans avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre.
Même appel à la vengeance à Téhéran, où plusieurs milliers de fidèles portant des photographies des victimes de Gaza ont défilé en scandant
«Mort à Israël» et «Mort à l'Amérique». En Turquie, des milliers de personnes ont manifesté devant une mosquée du centre historique d'Istanbul aux cris de «Israël, assassin, hors de Palestine» et «Musulman, ne dors pas, protège la Palestine». Des drapeaux israéliens ont été brûlés. Des centaines de Libanais ont défilé dans les rues de Beyrouth jusqu'à l'ambassade d'Égypte, portant symboliquement des dizaines de cercueils enveloppés d'un tissu noir sur lequel était écrit en blanc «Nous sommes tous avec Gaza».
Des partisans du Hamas ont en outre organisé une manifestation à Aïn Héloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, avec ses 45 000 habitants. Une douzaine de petits garçons étaient habillés comme des combattants du mouvement islamiste avec de fausses ceintures d'explosifs, alors que d'autres portaient des roquettes Qassam factices.
À Amman, la police jordanienne a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser quelque 2500 manifestants qui tentaient de s'approcher de l'ambassade d'Israël et qui lançaient des pierres sur les policiers en criant «pas d'ambassade sioniste en territoire arabe», selon une source sécuritaire. Une autre manifestation a rassemblé environ 40 000 personnes dans un stade d'Amman, a indiqué un autre responsable de la sécurité. Les manifestants, qui arboraient des drapeaux palestiniens et des portraits de responsables du Hamas, ont brûlé des drapeaux israéliens et des portraits de M. Bush. Ils ont appelé le roi Abdallah II «à expulser l'ambassadeur d'Israël et à boycotter l'État juif politiquement et économiquement». D'autres rassemblements ont eu lieu dans certaines villes d'Europe et d'Asie.
Le Hamas ne capitulera pas
Bien que Tsahal lui ait infligé des pertes importantes en une semaine, le Hamas semble déterminé à poursuivre sa lutte contre Israël. Dans une rare intervention depuis le début du conflit, son chef en exil, Khaled Mechaal, a d'ailleurs assuré que son mouvement «ne capitulerait pas» et a prévenu qu'un «sombre destin» attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza.
«Vous nous avez imposé la guerre. Nous vous disons que nous sommes prêts, que le Hamas n'a rien perdu de ses capacités militaires et que nous vaincrons», a-t-il déclaré M. Mechaal s'adressant aux dirigeants israéliens. «Si vous commettez la stupidité de lancer une offensive terrestre, un destin sombre vous attendra à Gaza. Ce sera là votre malédiction, la colère de Dieu tombera sur vous», a poursuivi le dirigeant islamiste qui vit en exil à Damas.
«Vous avez pensé que la solution pour remporter les prochaines élections [législatives en Israël le 10 février] passait par l'invasion de Gaza, je vous dis que c'est une erreur car notre peuple à Gaza vous combattra dans chaque maison et dans chaque rue», a dit M. Mechaal. Le chef en exil du Hamas, mouvement qui a délogé l'Autorité palestinienne de la bande de Gaza en juin 2007, a d'ailleurs appelé à l'union des Palestiniens. «Toutes les forces devraient serrer les rangs, [mettre en veilleuse] les désaccords. Le Hamas et le Fatah [du président palestinien Mahmoud Abbas] doivent se placer côte à côte», a-t-il fait valoir.
Offensive terrestre?
Pendant que la colère de la rue se faisait entendre, le processus politique, lui, faisait toujours du surplace. En Israël, le premier ministre Éhoud Olmert, les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Éhoud Barak ont toutefois tenu des consultations à Tel-Aviv sur la suite à donner à l'offensive à Gaza, où une opération terrestre semble de plus en plus imminente. Le départ hier de quelque 400 Palestiniens détenant un passeport étranger en serait une preuve supplémentaire, selon certains observateurs.
Le nombre exact de soldats déployés le long des 60 kilomètres de frontière entre Israël et la bande de Gaza demeure secret. Mais leurs chefs les disent prêts, et les médias estiment l'assaut imminent. Si certains experts pensent qu'une offensive au sol se traduira par des dizaines de victimes dans les rangs de l'armée, les autorités israéliennes affichent, elles, une détermination à toute épreuve pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes.
Sans surprise, Washington a donné son aval à une telle attaque. «Ces décisions appartiennent aux Israéliens», a dit un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe, auquel la presse demandait si les États-Unis trouveraient justifiable qu'Israël passe à une phase terrestre de son offensive. «Quoi qu'ils fassent, depuis les airs, au sol ou quoi que ce soit de ce genre, fait partie intégrante de la même opération, une opération qu'Israël a décidé d'entreprendre parce qu'il ne voulait plus être soumis aux tirs de barrage de roquettes que le Hamas a fait pleuvoir sur eux au cours des derniers jours», a-t-il justifié.
Le président sortant, George W. Bush, a de plus exhorté tous ceux qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que l'organisation cesse ses tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui «signifie quelque chose», dans ses premières déclarations sur la crise. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, dont la Maison-Blanche a publié le texte avant sa diffusion aujourd'hui, il a imputé au mouvement islamiste l'entière responsabilité de la crise actuelle et a refusé un «cessez-le-feu unilatéral» qui ne serait pas assorti de mécanismes de contrôle et qui permettrait au Hamas de continuer ses tirs de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza.
L'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient, Robert Serry, a pour sa part plaidé à Jérusalem en faveur d'un cessez-le-feu effectif dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. «Ce cessez-le-feu doit être total et totalement respecté par les parties», a-t-il dit, estimant qu'Israël et le Hamas devaient tirer les leçons d'une trêve fragile de six mois qui s'est effondrée le 19 décembre. Interrogé sur l'éventualité du déploiement d'une force de maintien de la paix pour parvenir à cet objectif, il a répondu: «Nous devons envisager plusieurs possibilités, dont celle d'une présence internationale.»
Entre-temps, les frappes militaires se sont poursuivies. D'après un bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 432 Palestiniens ont été tués et quelque 2500 ont été blessés depuis le 27 décembre, date du début de l'opération Plomb durci. Parmi les victimes figurent des dizaines de civils, dont 65 enfants «de moins de 16 ans», selon le Dr Hassanein. En dépit des raids, les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien n'ont pas cessé. Plus de 360 de ces engins au total, selon Israël, ont fait depuis le 27 décembre quatre morts, dont un soldat, et une douzaine de blessés. L'armée a fait état de plus de 30 tirs hier.
Survivre à Gaza
Les habitants de Gaza, eux, survivent dans des conditions de plus en plus pénibles. «La situation actuelle à Gaza est épouvantable et de nombreux produits alimentaires de base ne sont plus disponibles», a d'ailleurs déclaré Christine van Nieuwenhuyse, représentante du Programme alimentaire mondial dans les territoires palestiniens, dans un communiqué à Rome où est basé ce programme des Nations unies. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a pourtant affirmé jeudi qu'il n'y avait pas de crise humanitaire à Gaza.
Or, déjà «depuis l'ouverture intermittente des points de passage en novembre 2008, les familles palestiniennes à Gaza connaissent une détérioration radicale de leurs conditions de vie, avec une réduction des quantités de nourriture disponible sur le marché, du fioul et du gaz pour la cuisson, et des coupures d'électricité fréquentes», a rappelé l'agence onusienne. Une situation aggravée par les attaques aériennes des sept derniers jours.
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Avec l'Agence France-Presse, The BBC et Reuters
Répondant au mot d'ordre lancé par le mouvement islamiste, des milliers de personnes ont manifesté en Cisjordanie contre l'offensive israélienne. À Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, des manifestants encadrés par un important dispositif de sécurité ont ainsi défilé après la grande prière du vendredi. Brandissant des drapeaux palestiniens et du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, ainsi que quelques bannières du Hamas rival, les participants scandaient: «Nous sommes prêts à sacrifier notre âme et notre sang pour Gaza.» Ils ont appelé «à frapper Tel-Aviv».
«Ô Qassam, amenez les voitures piégées», ont scandé des centaines de manifestants à Naplouse, plus au nord, se référant à la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam. À Hébron, un millier de manifestants ont été dispersés à coups de matraque et par des tirs en l'air de la police palestinienne, non sans avoir lancé des pierres sur les forces de l'ordre.
Même appel à la vengeance à Téhéran, où plusieurs milliers de fidèles portant des photographies des victimes de Gaza ont défilé en scandant
«Mort à Israël» et «Mort à l'Amérique». En Turquie, des milliers de personnes ont manifesté devant une mosquée du centre historique d'Istanbul aux cris de «Israël, assassin, hors de Palestine» et «Musulman, ne dors pas, protège la Palestine». Des drapeaux israéliens ont été brûlés. Des centaines de Libanais ont défilé dans les rues de Beyrouth jusqu'à l'ambassade d'Égypte, portant symboliquement des dizaines de cercueils enveloppés d'un tissu noir sur lequel était écrit en blanc «Nous sommes tous avec Gaza».
Des partisans du Hamas ont en outre organisé une manifestation à Aïn Héloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, avec ses 45 000 habitants. Une douzaine de petits garçons étaient habillés comme des combattants du mouvement islamiste avec de fausses ceintures d'explosifs, alors que d'autres portaient des roquettes Qassam factices.
À Amman, la police jordanienne a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser quelque 2500 manifestants qui tentaient de s'approcher de l'ambassade d'Israël et qui lançaient des pierres sur les policiers en criant «pas d'ambassade sioniste en territoire arabe», selon une source sécuritaire. Une autre manifestation a rassemblé environ 40 000 personnes dans un stade d'Amman, a indiqué un autre responsable de la sécurité. Les manifestants, qui arboraient des drapeaux palestiniens et des portraits de responsables du Hamas, ont brûlé des drapeaux israéliens et des portraits de M. Bush. Ils ont appelé le roi Abdallah II «à expulser l'ambassadeur d'Israël et à boycotter l'État juif politiquement et économiquement». D'autres rassemblements ont eu lieu dans certaines villes d'Europe et d'Asie.
Le Hamas ne capitulera pas
Bien que Tsahal lui ait infligé des pertes importantes en une semaine, le Hamas semble déterminé à poursuivre sa lutte contre Israël. Dans une rare intervention depuis le début du conflit, son chef en exil, Khaled Mechaal, a d'ailleurs assuré que son mouvement «ne capitulerait pas» et a prévenu qu'un «sombre destin» attendait Israël s'il mettait le pied à Gaza.
«Vous nous avez imposé la guerre. Nous vous disons que nous sommes prêts, que le Hamas n'a rien perdu de ses capacités militaires et que nous vaincrons», a-t-il déclaré M. Mechaal s'adressant aux dirigeants israéliens. «Si vous commettez la stupidité de lancer une offensive terrestre, un destin sombre vous attendra à Gaza. Ce sera là votre malédiction, la colère de Dieu tombera sur vous», a poursuivi le dirigeant islamiste qui vit en exil à Damas.
«Vous avez pensé que la solution pour remporter les prochaines élections [législatives en Israël le 10 février] passait par l'invasion de Gaza, je vous dis que c'est une erreur car notre peuple à Gaza vous combattra dans chaque maison et dans chaque rue», a dit M. Mechaal. Le chef en exil du Hamas, mouvement qui a délogé l'Autorité palestinienne de la bande de Gaza en juin 2007, a d'ailleurs appelé à l'union des Palestiniens. «Toutes les forces devraient serrer les rangs, [mettre en veilleuse] les désaccords. Le Hamas et le Fatah [du président palestinien Mahmoud Abbas] doivent se placer côte à côte», a-t-il fait valoir.
Offensive terrestre?
Pendant que la colère de la rue se faisait entendre, le processus politique, lui, faisait toujours du surplace. En Israël, le premier ministre Éhoud Olmert, les ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni et de la Défense Éhoud Barak ont toutefois tenu des consultations à Tel-Aviv sur la suite à donner à l'offensive à Gaza, où une opération terrestre semble de plus en plus imminente. Le départ hier de quelque 400 Palestiniens détenant un passeport étranger en serait une preuve supplémentaire, selon certains observateurs.
Le nombre exact de soldats déployés le long des 60 kilomètres de frontière entre Israël et la bande de Gaza demeure secret. Mais leurs chefs les disent prêts, et les médias estiment l'assaut imminent. Si certains experts pensent qu'une offensive au sol se traduira par des dizaines de victimes dans les rangs de l'armée, les autorités israéliennes affichent, elles, une détermination à toute épreuve pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes.
Sans surprise, Washington a donné son aval à une telle attaque. «Ces décisions appartiennent aux Israéliens», a dit un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe, auquel la presse demandait si les États-Unis trouveraient justifiable qu'Israël passe à une phase terrestre de son offensive. «Quoi qu'ils fassent, depuis les airs, au sol ou quoi que ce soit de ce genre, fait partie intégrante de la même opération, une opération qu'Israël a décidé d'entreprendre parce qu'il ne voulait plus être soumis aux tirs de barrage de roquettes que le Hamas a fait pleuvoir sur eux au cours des derniers jours», a-t-il justifié.
Le président sortant, George W. Bush, a de plus exhorté tous ceux qui le peuvent à faire pression sur le Hamas pour que l'organisation cesse ses tirs sur Israël et permette un cessez-le-feu qui «signifie quelque chose», dans ses premières déclarations sur la crise. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, dont la Maison-Blanche a publié le texte avant sa diffusion aujourd'hui, il a imputé au mouvement islamiste l'entière responsabilité de la crise actuelle et a refusé un «cessez-le-feu unilatéral» qui ne serait pas assorti de mécanismes de contrôle et qui permettrait au Hamas de continuer ses tirs de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza.
L'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient, Robert Serry, a pour sa part plaidé à Jérusalem en faveur d'un cessez-le-feu effectif dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. «Ce cessez-le-feu doit être total et totalement respecté par les parties», a-t-il dit, estimant qu'Israël et le Hamas devaient tirer les leçons d'une trêve fragile de six mois qui s'est effondrée le 19 décembre. Interrogé sur l'éventualité du déploiement d'une force de maintien de la paix pour parvenir à cet objectif, il a répondu: «Nous devons envisager plusieurs possibilités, dont celle d'une présence internationale.»
Entre-temps, les frappes militaires se sont poursuivies. D'après un bilan fourni par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein, 432 Palestiniens ont été tués et quelque 2500 ont été blessés depuis le 27 décembre, date du début de l'opération Plomb durci. Parmi les victimes figurent des dizaines de civils, dont 65 enfants «de moins de 16 ans», selon le Dr Hassanein. En dépit des raids, les tirs de roquettes palestiniennes sur le territoire israélien n'ont pas cessé. Plus de 360 de ces engins au total, selon Israël, ont fait depuis le 27 décembre quatre morts, dont un soldat, et une douzaine de blessés. L'armée a fait état de plus de 30 tirs hier.
Survivre à Gaza
Les habitants de Gaza, eux, survivent dans des conditions de plus en plus pénibles. «La situation actuelle à Gaza est épouvantable et de nombreux produits alimentaires de base ne sont plus disponibles», a d'ailleurs déclaré Christine van Nieuwenhuyse, représentante du Programme alimentaire mondial dans les territoires palestiniens, dans un communiqué à Rome où est basé ce programme des Nations unies. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a pourtant affirmé jeudi qu'il n'y avait pas de crise humanitaire à Gaza.
Or, déjà «depuis l'ouverture intermittente des points de passage en novembre 2008, les familles palestiniennes à Gaza connaissent une détérioration radicale de leurs conditions de vie, avec une réduction des quantités de nourriture disponible sur le marché, du fioul et du gaz pour la cuisson, et des coupures d'électricité fréquentes», a rappelé l'agence onusienne. Une situation aggravée par les attaques aériennes des sept derniers jours.
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Avec l'Agence France-Presse, The BBC et Reuters
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