Gordon Brown demande le gel de la colonisation en Cisjordanie
21 juillet 2008
International
Photo : Agence Reuters
La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu’Israël devra réaliser pour la paix», a affirmé hier Gordon Brown.
Jérusalem — Gordon Brown, le premier ministre britannique, a appelé hier à Bethléem au gel de la colonisation israélienne et a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l'économie palestinienne.
Il s'agit de sa première visite au Proche-Orient depuis qu'il a succédé à Tony Blair à la tête du gouvernement en juin 2007, après dix années passées à gérer les finances britanniques.
«Nous voulons voir un gel de la colonisation. L'expansion de la colonisation rend la paix plus difficile à atteindre», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune tenue à Bethléem avec le président palestinien, Mahmoud Abbas.
La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu'Israël devra réaliser pour la paix», a insisté M. Brown, qui effectue une visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie.
Il a aussi insisté sur la «fin de la violence» côté palestinien, en allusion aux tirs de roquettes réalisés contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza.
Côté économie, M. Brown a annoncé «un engagement supplémentaire de 60 millions de dollars, dont 30 que nous donnons en soutien direct au budget, ce qui portera notre aide totale à l'Autorité palestinienne cette année à 175 millions de dollars».
La Grande-Bretagne s'est engagée à aider le développement de l'économie palestinienne à hauteur de 500 millions de dollars jusqu'en 2011, a rappelé M. Brown.
Arrivé samedi soir en Israël, il a également rencontré à Bethléem le premier ministre, Salam Fayyad, et des hommes d'affaires palestiniens.
L'économie «a été ravagée pour plusieurs années», a déclaré M. Fayyad lors de cette rencontre. «Notre économie aurait pu être deux fois plus importante sans les conditions des huit dernières années», a-t-il ajouté.
M. Brown a, quant à lui, plaidé pour une économie forte afin que «le coût d'un retour à la violence soit si grand et si inacceptable que la grande majorité ne voudra pas avoir affaire à ceux qui la prêchent».
À l'issue d'une rencontre tenue hier en début de soirée avec le premier ministre israélien, Éhoud Olmert, à Jérusalem, M. Brown a estimé que les différends entre Palestiniens et Israéliens pouvaient être résolus et qu'un accord de paix était à portée de main.
«Quand je dis que les difficultés peuvent être surmontées, que les problèmes qui m'ont été décrits peuvent être résolus, c'est que je pense qu'il y a une chance [pour un accord de paix]», a-t-il dit après une conférence de presse commune organisée avec M. Olmert.
Hier matin, M. Brown s'est rendu, comme il est de règle pour les dirigeants étrangers, au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem. Il doit prononcer aujourd'hui un discours à la Knesset, le parlement israélien, et rencontrer le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le chef de l'opposition, Benjamin Netanyahu.
En septembre dernier, M. Brown avait été l'architecte d'une «feuille de route économique» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, considérant qu'une forte croissance économique aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza (sous contrôle du mouvement islamiste Hamas) était indispensable pour réaliser la paix.
En décembre, lors d'une réunion internationale tenue à Paris, la communauté internationale avait promis aux Palestiniens une aide de 7,4 milliards de dollars sur trois ans.
Il s'agit de sa première visite au Proche-Orient depuis qu'il a succédé à Tony Blair à la tête du gouvernement en juin 2007, après dix années passées à gérer les finances britanniques.
«Nous voulons voir un gel de la colonisation. L'expansion de la colonisation rend la paix plus difficile à atteindre», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune tenue à Bethléem avec le président palestinien, Mahmoud Abbas.
La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu'Israël devra réaliser pour la paix», a insisté M. Brown, qui effectue une visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie.
Il a aussi insisté sur la «fin de la violence» côté palestinien, en allusion aux tirs de roquettes réalisés contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza.
Côté économie, M. Brown a annoncé «un engagement supplémentaire de 60 millions de dollars, dont 30 que nous donnons en soutien direct au budget, ce qui portera notre aide totale à l'Autorité palestinienne cette année à 175 millions de dollars».
La Grande-Bretagne s'est engagée à aider le développement de l'économie palestinienne à hauteur de 500 millions de dollars jusqu'en 2011, a rappelé M. Brown.
Arrivé samedi soir en Israël, il a également rencontré à Bethléem le premier ministre, Salam Fayyad, et des hommes d'affaires palestiniens.
L'économie «a été ravagée pour plusieurs années», a déclaré M. Fayyad lors de cette rencontre. «Notre économie aurait pu être deux fois plus importante sans les conditions des huit dernières années», a-t-il ajouté.
M. Brown a, quant à lui, plaidé pour une économie forte afin que «le coût d'un retour à la violence soit si grand et si inacceptable que la grande majorité ne voudra pas avoir affaire à ceux qui la prêchent».
À l'issue d'une rencontre tenue hier en début de soirée avec le premier ministre israélien, Éhoud Olmert, à Jérusalem, M. Brown a estimé que les différends entre Palestiniens et Israéliens pouvaient être résolus et qu'un accord de paix était à portée de main.
«Quand je dis que les difficultés peuvent être surmontées, que les problèmes qui m'ont été décrits peuvent être résolus, c'est que je pense qu'il y a une chance [pour un accord de paix]», a-t-il dit après une conférence de presse commune organisée avec M. Olmert.
Hier matin, M. Brown s'est rendu, comme il est de règle pour les dirigeants étrangers, au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem. Il doit prononcer aujourd'hui un discours à la Knesset, le parlement israélien, et rencontrer le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le chef de l'opposition, Benjamin Netanyahu.
En septembre dernier, M. Brown avait été l'architecte d'une «feuille de route économique» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, considérant qu'une forte croissance économique aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza (sous contrôle du mouvement islamiste Hamas) était indispensable pour réaliser la paix.
En décembre, lors d'une réunion internationale tenue à Paris, la communauté internationale avait promis aux Palestiniens une aide de 7,4 milliards de dollars sur trois ans.
Haut de la page

