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Sous la burqa

Marie-Andrée Chouinard   16 juillet 2008  International
La France laïque vit une grande première: le refus de la nationalité française à une musulmane vient d'être confirmé par le Conseil d'État sous prétexte de pratique religieuse contrevenant aux valeurs de la République! Là-bas, on ne badine pas avec la laïcité et l'égalité.

Vue d'ici, hors des pièges émotifs tendus par la simple proximité, l'affaire est tout à fait passionnante. Faïza A., une Marocaine de 32 ans mariée à un Français et maman de trois enfants nés en France, ne pourra obtenir la nationalité française convoitée car sa pratique religieuse contrevient aux valeurs essentielles de la société française et, plus particulièrement, au principe d'égalité entre les hommes et les femmes si cher à la République.

C'est le Conseil d'État, la plus haute instance administrative française, qui a émis cet arrêt inédit le 27 juin dernier. La décision fera jurisprudence: c'est la première fois qu'une mesure de la pratique religieuse — en l'occurrence, l'islam — est directement mise en cause dans l'incapacité d'une personne à s'intégrer à la société française. Faïza A. «a adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d'égalité des sexes», statue l'arrêt.

Là-bas, cette affaire révélée par Le Monde fait grand bruit; les quotidiens sont attisés non seulement par le jugement, mais aussi par le compte rendu d'entretiens entre Faïza A. et la commissaire du gouvernement chargée d'émettre un avis juridique. La fonctionnaire y évoque l'appartenance reconnue du couple au mouvement salafiste, un courant de l'islam qui vante les mérites d'une lecture littérale du Coran. Elle relate la réclusion de madame et son état de soumission extrême à tous les hommes de son entourage; cette condition est à ce point ancrée chez Faïza qu'elle n'y voit aucun objet de contestation.

Un détail, qui n'en est pas un, accroche la France tout entière: la tenue vestimentaire de Faïza A., exigée par son mari. Lors des entretiens, elle s'est toujours présentée vêtue de la burqa, la longue robe lui recouvrant le corps ainsi que la tête, et «ne laissant voir les yeux que par une fente».

Le Conseil d'État ne pouvait évidemment pas refuser la nationalité au seul motif d'une pratique religieuse, la liberté de conscience prévalant dans la France laïque et libérale. Habile, il a toutefois décrit comme un «défaut d'assimilation» l'effet néfaste du degré de pratique musulmane sur une valeur primordiale pour la France, soit l'égalité entre les hommes et les femmes.

Du côté de l'Hexagone, on se félicite de la ténacité du tribunal, qui réaffirme avec fracas la prépondérance de certaines valeurs sur la pratique religieuse. Mais ce jugement soulève des questions délicates. Il révèle d'abord l'intrusion du droit dans les conflits de valeurs que pose l'islam à la société. Il dévoile aussi l'apparent paradoxe que pose pour Faïza A. cet arrêt final: l'État français a beau afficher clairement ses limites en matière d'intégration, en quoi cette décision libère-t-elle la femme de l'oppression dans laquelle elle évolue? Et puis, la laïcité affirmée dont la France se gargarise n'emprunte-t-elle pas parfois aux lourdeurs du dogme?

N'empêche. Même s'il paraît impensable ici et qu'il ne faut pas y voir un exemple à suivre, ce jugement revêt un je-ne-sais-quoi d'inspirant! Le Québec, qui se remet à peine d'une longue sociothérapie, a justement tenté de faire valoir aux commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor que l'égalité hommes-femmes ne pouvait être taillée en pièces par des pratiques religieuses d'apparence sectaire! Qu'au nom d'un interculturalisme coloré par le multiculturalisme canadien, on ne devait pas s'aplatir comme des carpettes!

Chez nous, les pratiques d'immigration et d'attribution de la citoyenneté, qui relèvent du fédéral, ne permettent pas d'envisager le refus de la nationalité canadienne au motif que le requérant affiche une pratique religieuse contrevenant à l'égalité entre les hommes et les femmes. Séduisant dans l'absolu, le principe se heurte à une barrière que la France semble avoir traversée: celle de la distinction entre les sphères publique et privée.

«Qui a le droit de décider de la signification des actes expressifs d'une personne», s'interrogent d'ailleurs les auteurs du rapport Bouchard-Taylor dans le rapport publié en mai. «L'État ou la personne elle-même?»

La France, par son Conseil d'État, tonne sa réponse. Osant une audacieuse incursion en zone domestique, l'État affirme qu'il n'est pas prêt à sacrifier la liberté des femmes sur l'autel de l'orthodoxie religieuse. Ici, malgré l'envie, rien n'autorise d'aller ainsi lorgner sous la burqa.






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Vos réactions

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  • Gérard Lépine
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 05h09
    Chômage...
    « Il y a plusieurs années, j'avais refusé d'inscrire à l'ANPE (le chômage français, une femme en burka, venue s'inscrire bien sûr avec son mari, qui était le seul à parler. Burka complète y compris gants noirs. Mes patrons m'avaient donné raison, car comment voulez-vous qu'on l'aide à trouver un emploi, ce qui est la principale condition de l'inscription... En plus, c'était une assistante sociale qui avait exigé son inscription comme condition à l'obtention du RMI (le BS français)!!! Cela s'appelle refiler le problème à d'autres. »

  • Blesson Franck
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 05h28
    La France est une (véritable) République
    « Je ne crois pas qu'on peut dire que la France découvre la distinction entre sphères publique et privée. Tout au moins, on peut dire qu'elle affirme à nouveau ce principe (qui est consubtantiel à la République).

    Ce qui est toutefois méritoire dans la mesure où même si la France et les Français sont assurément républicains avant d'être démocrates, leur environnement (c'est à dire les autres pays européens, plus largement occidentaux) n'est pas républicain (à l'exception toutefois de la Suisse). L'Allemagne, les Etats-Unis, ..., n'ont de République que le nom, même si ce sont des démocraties.

    En France, l'individu est avant tout un citoyen appartenant à la seule et unique communauté nationale (Etat républicain) et non le membre d'une communauté x ou y pouvant prétendre à des droits différents (Etat démocratique). En conséquence, dans la sphère publique, ce qui concerne un citoyen concerne tous les citoyens.

    J'ai le sentiment qu'au Québec (comme ailleurs) on perçoit le système républicain comme une simple marque ou dénomination par opposition au système monarchique (même parlementaire). C'est une erreur. »

  • Michel Seymour
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 06h00
    Cachez ce voile que je ne saurais voir
    « La France est incohérente. Si l'on refuse la nationalité à cette femme, pourquoi l'avoir accordé à son mari et aux autres hommes de son entourage qui entretiennent le rapport de domination? Et pourquoi ne pas retirer la nationalité aux Français de souche qui traitent les femmes comme des êtres inférieurs? On blâme la victime. La burqa n'est certes pas seulement le symbole ou la représentation d'un rapport de domination. Elle est la manifestation d'un rapport de domination. Mais aussi longtemps qu'un crime n'est pas commis, on ne doit pas entrer dans la vie privée des gens. Les règles de la burqa ne doivent être levées que si la femme entre en interaction avec des fonctionnaires publics, comme lorsqu'elle doit s'identifier à l'occasion d'un vote. Michel Seymour »

  • Léonce Naud
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 06h09
    Salafistes en stock
    « Dans Le Devoir, l'article mentionne "l'appartenance reconnue du couple au "mouvement salafiste, un courant de l'islam qui vante les mérites d'une lecture littérale du Coran."

    Par ailleurs, l'encyclopédie Wikipedia fait état d'un "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" , ou GSPC, un des derniers groupes armés terroristes d'Algérie.Le 25 janvier 2007, le GSPC change de nom et devient Al-Qaïda au pays du Maghreb islamique."

    Le "mouvement salafiste" évoqué dans Le Devoir et le "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" de Wikipedia seraient-ils une seule et même réalité? »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 06h29
    Un jugement rafraîchissant pour les Québécois et Québécoises!
    « Enfin, le peuple québécois s'aperçoit qu'il n'a pas eu tort d'exiger le respect de sa laicité, les Français viennent de nous le démontrer. Malheureusement, le rapport de nos commissaires fait piètre figure devant la justice française qui vient de décider que l'intégration des religieux devait respecter les valeurs communes d'un peuple. Au Québec, il faut espérer que les autorités sauront un jour avoir cette même sagesse, sans peur et sans préjugé. »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 06h43
    message clair
    « Le message que le Conseil d'État français envoie à la qualité d'être limpide sur cette question: rien à voir avec le raisonnement tortueux de deux soi-disant intellectuels biens connus... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 06h46
    Pas un exemple à suivre?
    « Et pourquoi?
    Ce n'est plus de la tolérance, c'est de l'aplavantrisme, de la lâcheté collective.
    Je croise chaque jour des femmes voilées à Québec. Pu capable. Pu capable au point où j'ai commencé à les insulter. Si tous les Québécois faisaient pareil, on règlerait la question rapidement. »

  • Marcel Ferland
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 07h26
    Sous la Burka
    « Décision réfléchie, rafraîchissante et visionnaire d'un pays dont on devrait s'inspirer. Contrairement à Bouchard-Taylor qui n'ont vu que le bout de leur nez, ce jugement démontre que la France a compris les conséquences à long terme d'un laxiste facile en matière de pratiques religieuses totalement inacceptables pour la dignité humaine et totalement dépassées dans le monde d'aujourd'hui et contraire à nos valeurs fondamentales. Bravo la France »

  • Blesson Franck
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 07h58
    Comment importer efficacement de tels principes ?
    « Comment peut-on importer complétement des principes (laïcité, assimilation, égalitarisme, ... qui, formant un bloc, ne peuvent pas être séparés les uns et les autres sauf à dénaturer l'idéal républicain), dans un pays (le Québec ou un autre) et chez un peuple qui ne versent pas naturellement vers l'un ou l'autre, voire plusieurs, de ces principes ?

    Sauf erreur de ma part, le républicanisme (français) est une conséquence de l'égalitarisme (des Français) - qui a des avantages mais aussi des inconvénients - et des deux découlent la laïcité, l'assimilation, la distinction entre sphères publique et privé, la négation des communautés, le refus du différentialisme, l'indivisibilité de la nation, la place centrale de l'Etat, etc.

    Sans parler du mythe fondateur que représente la Révolution française - et contre lequel nul ne saurait s'opposer en France.

    Comme l'écrit Theodore Dalrymple faisant la comparaison de la France et de la Grande-Bretagne dans leur rapport au multiculturalisme "La France est un État idéologique, ou au moins philosophique, tandis que la Grande-Bretagne est un État organique".

    On raille les Français pour leur arrogance, leur suffisance et leur prétention à se prendre pour le phare de la raison éclairant le monde. Force est de constater que la France constitue - sur le plan idéologique - un modèle.
    Modèle dont on peut s'inspirer mais dont je ne vois pas comment il est possible de le reproduire parfaitement, c'est à dire efficacement. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 08h06
    Via quelle autorité morale ?
    « Bien que j'abhorre toutes formes de fondamentalisme obscurantiste religieux (ce qui inclus toute croyance aveugle en un invisible géant vers lequel on se retourne au moment de la mort) ; je trouve que l'occident se trouve dans de bien petits souliers pour juger qui que ce soit, sur quoi que ce soit, avec son économie guerrière basé sur le meurtre gratuit de populations civiles au nom de l'Empire de service du moment.

    Notre civilisation doit énormément à l'Islam musulman dont la réintroduction de la littérature et culture de la Grèce antique, les mathématiques, la science, etc. via l'Espagne lors du Moyen-Age obscurantiste, issu des cathos celui-la. Mais ça qui s'en souvient encore ?

    Le moindre village québécois possède son bar de danseuses ou tout baigne dans l'huile ; alors on repassera pour ce qui est du respect des valeurs de base face à la femme. Si un extra terrestre avait à juger les femmes occidentales via les magazines qui sont offerts au marché d'alimentation, la race coulerait le moindre test d'intelligence et de culture générale. Le terrorisme sociologique et mental des demandes qui leurs sont imposés via l'industrie de la mode, Big Pharma et Mindfuck Inc. complète la donne. L'apparence de liberté ne masque pas l'étroitesse des choix disponibles. C'est du Bernays 101 !

    Quand l'insignifiance médiatique remplace l'éducation comme moteur de la culture... bonjour les dégats !

    Les femmes sont d'éternelles victimes, les enfants suivent de près (90% des victimes de la moindre guerre sont des femmes et enfants) et ce depuis la nuit des temps. Les Salaphistes comme les Born Again procèdent du même combat obscurantiste. Femmes et enfants morflent toujours en première ligne !

    Que l'on pointe et punisse encore une femme pour les errances des hommes coule de source.

    On pardonne à un enfant d'avoir peur du noir, la vrai tragédie c'est quand un adulte a peur de la lumière. - Platon »

  • Marcel Ferland
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 08h10
    Sous la Burka
    « Jugement éclairée. Et dire que le 15 juillet à la télé de RDI, dans une émission (quand on en parle pendant aussi longtemps ce n'est pas une nouvelle)visiblement faite en vue d'influencer favorablement les canadiens en faveur de Omar Kader emprisonné à Guantanamo, on interviewait sa mère qui portait ce même costume et on parlait d'eux comme s"ils étaient de véritables canadiens. On est en effet très loin du compte. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 16 juillet 2008 08h13
    @ M. Jacques Noel
    « J'aimerais ça avoir idée de ce vous pouvez bien leur "envoyer" comme insulte. Est-ce du genre : Hé là, la grande burqa, retourne donc dans ton pays...Allah est là !

    Est-ce que vous vous assurez avant l'insulte qu'elle ne se promène pas avec un grand compagnon aux gros poings ? Ça me semble un exercice dangereux pour vous et pas correct pour ces femmes qui ne font que suivre la direction de leur religion et/ou de leurs compagnons. Vaudrait mieux que notre gouvernement très provincial Libéral Charest mette ses culottes et passe une loi plus serrée en cette matière à la place d'ouvrir nos frontières pour se faire mieux élire. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 08h14
    Une femme et des hommes
    « Je lis Marie-Andrée Chouinard et je suis conquis par la justesse et les nuances de son analyse de cette question si délicate pour l'immigration et l'accueil de la différence. Conquis et convaincu que son statut de femme lui donne un droit de plus que les journalistes masculins : le droit d'être à la fois authentique et éclairante.

    Et je lis les commentaires d'hommes qui pensent mieux savoir qu'elle comment l'on devrait réagir au Québec si une telle situation se présentait. Surtout un nommé Jacques Noël qui me donne le goût de vomir. Je n'ai heureusement pas encore pris mon petit déjeuner. Cet homme (terme généreux en l'occurrence)pense défendre les femmes en général par des propos aussi offensants envers certaines femmes en particulier. Une telle hargne devant la différence me donne des frissons d'horreur. Je parle volontiers aux femmes voilées que je rencontre dans mes marches quotidiennes. Certes, elles n'ont que le voile, pas la burqa. Mais même si elles portaient ce signe se sujétion à leur homme, je leur ferais au moins un salut empreint de respect et d'une certaine compassion. Mais le goût de les frapper, d'où peut-il bien naître en ce Jacques Noël qui porte malheureusement, comme nom de famille, le prénom de mon frère Noël Audet décédé fin 2005, prénom que je porte depuis dans mon coeur et que je sens écorché inhumainement par cet être difficile à classer comme appartenant au genre humain. Merci à Madame Chouinard pour cette analyse que seule une femme intelligence et humaine comme elle peut mener de façon aussi magistrale. Je n'ai aucun autre commentaire à formuler. »

  • Michel Samson
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 08h19
    Peut-on voter en burka ?
    « Moi qui fus, à titre d'étudiant universitaire en anthropologie, un défenseur du relativisme culturel, me retrouve aujourd'hui devant un inconfortable dilemme valoriel.

    La décision française de ne pas accepter la demande de citoyenneté d'une marocaine salafiste portant la burka me ramène à la polémique qui fut soulevé devant la possibilité que des femmes voilées aient le droit de voter tout en restant voilées. Cela me semblait une contradiction complète entre la nature même du geste de voter et l'asservissement identitaire d'un voile.

    Je me rends compte que je ne suis plus le relativiste que j'étais, jeune, et que des considérations de valeurs fondamentales peuvent nous amener à trancher dans un sens ou l'autre, selon les circonstances.

    Tout ça pour dire que non seulement je suis d'accord avec la décision du Conseil d'État, mais aussi avec le concept de laïcité dans les institutions publiques. Je suis aussi rassuré de lire les réactions des gens avec qui je partage ce forum. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 08h22
    Ça n'a rien à voir avec la laïcité.
    « Après les fous de Dieu, on a droit aux fous de la laïcité. Je me met une ceinture fléchée à la taille, je me met une tuque-cagoule sur la tête, j'enferme me femme à la maison et je ne parle que joual. On va voir si les Français vont me donner un statut de citoyen... »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 08h23
    Bonne question
    « « en quoi cette décision libère-t-elle la femme de l'oppression dans laquelle elle évolue? » »

  • Aziz Djaout
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 08h51
    Navrant !
    « Non seulement la décision est contraire aux principes qu'elle prétend défendre (laïcité et émancipation de la femme), elle semble ouvrir la voie à l'incivilité (« je les insulte » disait le raciste) et à l'irrationnel (« inspirante ! quoique « pour je-ne-sais-quoi » !).

    Décidemment, les Occidents (notamment Québécois) de confession musulmane devraient commencer à avoir peur !

    Au fait, pour quand les pogromes anti-salafi ?

    Aziz »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 08h54
    Mauvaise cible
    « On peut se réjouir de ce que l'État français ait décidé de refuser la citoyenneté à une femme qui a choisi de vivre dans une totale soumission aux hommes. On peut aussi se demander pourquoi son mari et les autres mâles de son environnement ne sont pas traduits en justice pour abus de pouvoir. Serait-ce parce qu'il faudrait alors sévir contre une large partie de la population mâle de la France, ce pays ayant, avec la Suisse, la fâcheuse réputation d'être profondément machiste. Mais il semble que la question n'ait ici aucune pertinence.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 09h05
    La banalité du mal.
    « C'est un jugement important et réfléchi. C'est aussi un grand pas pour aider l'islam à penser la laïcité à son tour du point de vue de son avenir car il peut s'adapter très facilement puisque ce fut, il y a un temps et sans la pression de l'Occident, une terre de tolérance et d'ouverture. Votre article est bien bon et bien réfléchi. Cependant, M Couture a raison de parler des bars à filles partout dans le Québec (on peut ajouter ailleurs) et si l'Islam habille de voile ou de Burqa les femmes, si les hassidiques mettent des perruques en se taisant face à leur maris, il y a aussi des femmes qu'on déshabille et qui servent à tous les désidératas de l'homme repu occidental.
    « Pu capable au point où j'ai commencé à les insulter. Si tous les Québécois faisaient pareil, on règlerait la question rapidement. » Voilà, cet appel à la haine fait du mal aux québécois qui ne sont pas comme ce Noël qui n'est pas un cadeau. Il suffit d'un seul pour faire du mal à tout un peuple entier. Les québécois ne font pas pareil, ils réfléchissent. Est-ce que la terre vous appartient, avec toutes ses cultures. Moi, je ne suis « pu capable » de savoir qu'il y a encore des gens comme vous comme les nazis d'hier ou le KKK d'aujourd'hui. « Pu capable » de sentir que je croise des « odeurs pestilentielles » telles que la vôtre. Je suis prêt à vous offrir du savon en même temps qu'un savon. Personne mis à part M Audet et M. Bousquet ne dit rien sur cette violence ignoble de la part de monsieur Noël qui n'est pas un cadeau pour son racisme qui n'est pas québécois, qui ne peut être humain non plus. Vous faites honte à au genre humain. On a pendu des nazis pour si peu. Non, ça ne devrait pas recommencer. Allez-vous casser les vitrines de leurs magasins comme le faisait les nazis dans les villes allemandes? Vous écrivez : « Si tous les Québécois faisaient pareil, on règlerait la question rapidement. » Avez-vous une « Solution Finale » à proposer, un Mein Kampf à éditer? Vous faites honte au Québec. À défaut de Lois de Nuremberg qui privaient même l'amour entre juif et allemand (1935), allez-vous édicter des Lois de Québec (2008)? 73 ans après et on continue. Vous faites mal, vous faites du mal. »

  • Guy Bellemare
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 09h12
    L'égalité entre les hommes et les femmes : vraiment?
    « N'est-il pas paradoxal de refuser à une femme la citoyenneté parce qu'elle porte les signes de la domination masculine?

    Louise Briand, Gatineau

    p.s. Comment se fait-il que les réactions à ce texte (à 9 h00) soient tous signés par des hommes? »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 09h20
    @gilles bousquet
    « Comme on est dans Le devoir je ne peux malheureusement pas le dire. Non je ne m'attaque pas à la religion. Je m'attaque à la personne, à la personne qui s'affiche ouvertement comme anti-québécoise, anti-occidentale.

    Est-ce que des Juifs tolèreraient qu'on se promène avec un tee-shirt de Hitler?
    Est-ce que les Noirs tolèreraient que l'on se promène avec une casquette du KKK?
    Alors pourquoi on tolèrerait dans nos rues des femmes qui s'affichent comme des Islamistes, ennemis ouverts de l'Occident.

    Une Marocaine disait dernièrement qu'elle avait vécu 15 ans en France sans porter le voile mais que depuis qu'elle est ici elle le portait. Explication? "On le tolère". Les Québécois ne sont pas tolérants, ils sont lâches, peureux. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 09h20
    Hommes vs femme(s)
    « « J. Arnage
    14.07.08 | 15h10
    C'est marrant que justement au nom de l'égalité entre les hommes et les femmes, on légifère contre les femmes plus durement que contre les hommes. » (In Le Monde) »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 09h26
    Bravo Français!
    « Cette affaire nous montre qu'il y a moyen de se tenir debout et de refuser les requérants à l'immigration qui refusent de s'intégrer à la communauté dans laquelle ils voudraient être accueillis. Cas à étudier par les Bouchard-Taylor et par nos politiciens qui ne font rien parce qu'ils ont peur de choquer préférant laisser piétiner les droits de leurs concitoyens. »

  • Monique Laberge
    Abonnée
    mercredi 16 juillet 2008 09h36
    Un exemple à suivre!
    « J'ai du mal à comprendre pourquoi la décision du Conseil d'État français
    «paraît impensable ici et qu'il ne faut pas y voir un exemple à suivre »...
    C'est pourtant simple : lorsque deux principes de droit sont incompatibles,
    c-à-d. la liberté de culte et la protection du citoyen (ici des citoyennes),
    on tranche en faveur du »plus grand bien ». Cette décision libère
    clairement la femme « de l'oppression dans laquelle elle évolue » en affirmant
    que le principe d'égalité des sexes de la République ne saurait être sacrifié à
    une pratique religieuse. Avis à tous les demandeurs de citoyenneté. Est-ce si difficile à comprendre? ?? »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 09h40
    Différents de nos élites trop lâches qui font dodo
    « Nos députés, directeurs d'école, YWCA, et autres institutions devraient nous représenter; ce qu'ils ne font pas. Ils plient l'échine à moins qu'ils n'en aient pas...

    La France commence a réagir, c'est bien.

    L'Angleterre dort au gaz. Ça va prendre encore combien d'explosions pour q'elle se réveille? - Je l'ignore.

    En attendant bon dodo tout le monde. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 09h45
    jugement raciste
    « La France a toujours eu des tendance raciste, n'a t elle pas colaboré facilement avec Hitler? »

  • Louis Courteau
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 09h45
    Et Monsieur, lui?
    « Ce qui me tarabuste dans cette décision, c'est que Monsieur, qui emprisonne Madame et la force à se cacher sous une burqa, ne semble aucunement inquiété. C'est à lui qu'on devrait en toute logique retirer la nationalité française au lieu d'en priver cette victime de l'oppression universelle du genre féminin par le masculin. »

  • martin dubois
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 10h13
    C'est l'effet qui compte.
    « On fait des gorges chaudes sur le droit des religions, la vie privée et l'intrusion des tribunaux. Mais en fait, par cette position courageuse, la France met les intégristes devant leurs propres contradictions : pourquoi venir en occident si on refuse d'adhérer à ses valeurs ?
    Ce qui prime ici, c'est l'effet de cette position, qui obligera à long terme les intégristes à faire un choix, plutôt que de chercher à transformer tranquillement l'occident en terre islamique. Il n'y a pas de nuances ou de subtilités à faire quand les bases mêmes de nos valeurs sont menacées. Et ce qui importe, c'est de créer de la clarté et un effet sans ambiguïtés.
    Nous n'aurons d'ailleurs pas tellement le choix d'aller dans cette direction nous aussi au Québec, qu'on le veuille ou non. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 10h14
    La capacitée de réfléchir
    « À lire certains commentaires, je me rends compte que peu de personnes sont capables d'avoir une pensée complexe. TOUS LES EXTRÊMES DEVRAIENT ÊTRE SANCTIONNÉS »

  • Suzanne Legault
    Abonnée
    mercredi 16 juillet 2008 10h29
    Je fais ma part....
    « A chaque fois que je croise une ou des femmes voilées je leur mentionne que leur voile est une insulte pour toutes les femmes qui les croisent qu'on leur mentionne ou pas et si elles sont accompagnées de leur mari, comme c'est arrivé dernièrement c'est à lui que je m'adresse en lui demandant si sa virilité est faible au point qu'il se sente confortable seulement lorsque sa femme n'existe pas.
    Ces hommes dernièrement en bermuda et chemise à manches courtes pendant que leurs femmes croupissent sous un vêtement digne des anciennes Ursulines.....oui ils méritent qu'on leur fasse honte...c'est à nous les femmes de réagir....on ne doit rien attendre de nos gouvernements.... »

  • Denyse Lamothe
    Abonnée
    mercredi 16 juillet 2008 10h47
    Des femmes en laisse. Est-ce acceptable au Québec?
    « Si les textes fondamentaux d'une religion ou d'une secte étaient interprétés de façon à obliger les femmes à être promenées en laisse par leurs maris, leurs frères ou leurs pères, comment le Québec réagirait-il? Comment réagiraient Bouchard et Tayler? Serait-ce acceptable? Et si on les obligeait à ramper sur les trottoirs ou à marcher à genoux...

    La France vient d'avoir le courage de tracer une limite claire. Qu'attend-on ici pour le faire? »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 11h15
    Enfin
    « À force de jouer à Mère Thérésa, les québécois et les canadiens sont portés à ignorer que les larmes de crocodiles cachent des valeurs que nous n'acceptons pas.

    La burka est millénaire et l'islamisme qui la défend est archaïque. Cette religion n'a pas évolué et la vigilence de l'immigration française fait suite à celle de l'Australie.

    Quand à l'Angleterre qui a choisi de tolérer, ils se font envahir de musulmans qui sont assez nombreux pour réclamer la Charia et imposer la burka. À Londres ils sont près de deux millions rassemblés dans certains quartier, où ils sont devenus majopritaires. Récemment le complot à demi-avorté a démontré que ces gens dit "pacifiques" ne reculent devant rien pour déstabiliser nos pays car deux avions d'Air Canada faisaient partie des cibles.

    La commission Bouchard-Taylor qui consacre le statut quo est issu de l'activisme d'un imam, Said Jaziri. Avez vous remarqué que la paix est revenu suite à son expulsion dans son pays d'origine et son interdiction de revenir au pays. Nous avons oublié cette leçon aussi...

    Il en est de même de ces gens de double nationalité qui viennent pleurer des larmes de crocodiles pour nous attendrir et échapper au courou conséquent à leurs gestes terroristes et criminels. Le mot RESPONSABILITÉ est à mon avis galvaudé. Dans le dossier d'Omar Khadr ce n'est pas la responsabilité de canadiuens si en territoire afghan il a tiré une grenade sur un soldat américain et l'a tué. À 15 ans, les afghans sont des guerriers aguerris et expérimentés car dès leur enfance ils ont appris à manipuler des AK47 au lieu d'aller à l'école. Ne n'est pas une folie de jeunesse car ils vivent dans un pays violent en guerre depuis des décennies et dont l'opium est la seule source de richesse. Pas surprennant que les occidentaux se cassent les dents car ils luttent contre l'emoprise obscur du trafic international de la drogue et trouve des adeptes au Canada.

    Mais si certains nos canadiens en usent, il ne faut pas alluciner et redonner aux mots le sens réel. Prendre ses responsabilités est une valeur qu'il faut réhabiliter et partager avec les dirigeants politiques et les juges. On a tendance à leur laisser l'exclusivité de son application. Soyoins responsables de nos actes et on s'en portera mieux... »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mercredi 16 juillet 2008 13h11
    Vive la France libre !
    « Vive le français qui tire ses racines du mot liberté dans sa vieille langue.

    Je suis, aujourd'hui, fière de mes racines. C'est un pas vers la protection de la liberté des femmes que certains groupes religieux tentent de brimer petit à petit et c'est un grand geste qui influencera beaucoup plus que la France.

    Enfin une nation qui ose se tenir debout, agir, protéger les droits humains et la liberté. Quel courage, bravo !

    Pour ma part j'ajouterais même que l'on devrait aussi refuser la nationalité au mari (ou au père lorsque non marié )qui obligent leurs femmes( il y a environ 1000 marriages polygames présentement au Canada qui sont tolérés...)ou leurs filles à porter une burka. C'est une atteinte aux droits de l'homme, à l'égalité homme/femme et une forme de séquestration.

    Je trouve de plus que c'est d'une lâcheté pitoyable d'envoyer leurs femmes et leurs filles au front se battrent pour promouvoir leurs convictions d'extrêmistes religieux. Puisque les hommes de ces mêmes groupes désertent le champs de bataille public, se camouflent, eux, sous des vêtements occidentaux, ils se cachent et passent innaperçus dans la société, même s'ils sont de même religion.

    Sylvie Tremblay
    Ex-VP ADQ »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 13h33
    On vous force à être "libre", c'est très cohérent
    « Je suis contre l'ouverture totale aux immigrants, je suis aussi contre l'augmentation, mais dans ce cas, on a une femme et mère de citoyens français à qui on refuse la citoyenneté.

    La France déraille totalement, pseudo pays de liberté, devenu maniaque de la sécurité et qui approuve l'utilisation de femme nue dans les publicitées mais refusent la citoyenneté à une femme et mère de français sous le faux prétexte d'égalité à la sauce féministe.

    J'espère ne pas avoir à dire que je n'approuve pas pareille soumission à l'homme. »

  • Madeleine Egger
    Abonnée
    mercredi 16 juillet 2008 13h53
    Liberte individuelle, religieuse ou publique?
    « Bien sur nous ne saurons pas ce que les femmes qui portent le burqua en disent! Donc nous agissons derecehf en ignorance. Si l'on considere le droit a l'egalite de la femme, je dois dire etre d'acord avec la personne qui disait que le refus de nationalite devrait aller au mari d'abord si il est le "maitre" de sa femme. N'est ce pas un choix personel et religieux que meme des atheistes ou laicistes consequents respectant les droits individuel serraient les premiers a accorder. En meme temps je suis choquee qu'apres le colonialisme, la guerre de liberation d'Algerie et d'autres colonies; les tortures, les raids etc. contre les algeriens et autres colonises dans les annees cinquantes et soixantes que le gouvernement Francais puisse denier le droit a ces femmes de porter le burqua. Qu'elle hypocrisie! Je ne sais rien des Salafistes, mais je ne leur demande certainement pas d'etre obliges a etre comme moi. Si j'ai le droit d'etre athee, les femmes Salafistes ont le droit d'etre Salfistes, non? Je crois que ce jugement vient de la peur des reactionaires devant la colere des jeunes emigrants et Francais reagissnts a la montee du racisme et de la discrimination. »

  • Nicole Roy
    Abonnée
    mercredi 16 juillet 2008 15h29
    Jugement inspirant mais inapplicable au Québec
    « Bravo pour cet éditorial. On constate que lorsque l'État applique ses principes fondamentaux, il peut agir sur les dérives individualistes.

    Vous dites que la France a traversé une barrière infranchissable entre la distinction entre sphère privée et publique. Elle a pu le faire parce qu'elle n'a pas de Charte des droits et libertés de la personne qui l'en empêche. Ici, malheureusement, on est emprisonnés à double tour dans les Chartes qui donnent primauté à l'individu et non à la collectivité. J'envie la France qui, tout en étant une société démocratique, est avant tout une République laique qui l'affirme haut et fort dans la citoyenneté qu'elle accorde aux immigrants. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 18h18
    Le laïcisme québécois est fondamentaliste.
    « Primo, j'aimerais bien qu'on me dise précisément par qui ont été définies et où ont été inscrites les VALEURS de la Nation Québécoise. Avec l'aplaventrisme national dont les girouettes libérales font la quotidienne démonstration, depuis plus de 5 ans, ce n'est pas demain la veille d'une telle référence. Ce n'est certainement pas avec l'actuelle ingouvernance dont le virage en rond est pistonné par des commissaires et dont le rien-faire justifie le deuxième salaire du plus grabataire des minoritaires, qu'on va en arriver un jour à pouvoir déterminer ce qui va à l'encontre de l'essentiel de nos valeurs, de notre identité distinctive et de nos particularités culturelles, sociales et économiques.

    À première vue comme au second regard, au Québec, il n'y a pas de «laïcité», définie suivant les paramètres que la France s'est donnés. Au Québec, à la suite des tombolas de la catholicité impériale, de la kyrielle des défroques et de toutes les débandades folkloriques qui ont sacré les orgies débridées de spiritueux, de drogues et de sexe, on a trouvé facile d'appeler laïcité ce qui n'est rien d'autre que le laïcisme. Un laïcisme religionnaire, un substitut tout aussi dictatorial que le premier, inspiré du biblisme de l'egothéisme et branché aux idéaux coraniques d'un intégrisme exclusif qui se veut, d'abord et avant tout, épurateur.

    Pour ce qui est des halloweeneux gréements et loufoques agrès religionnaires, dans les écoles, Chirac s'est levé, il a dit NON, point et à la ligne. Au Québec, on porte un poignard religionneux à la ceinture et Charest bredouille, bougeotte un petit pas arrière, un petit pas avant, un petit pas de chaque côté, viraille et tournaille, consulte les cotes des sondages du vide, se moque des Oppositions et de la population, pour finir par demander aux tribunaux de trancher ... Mais il ne se gêne surtout pas pour encaisser ses émoluments ...

    Ce n'est pas avec les tordues spéculations des Bouchard et Taylor qui ont vu des racistes, des antisémites et des mites plurielles dans tous les recoins du Québec de leur imaginaire ; c'est n'est pas avec les stériles éructations d'un directeur général des élections qui a autorisé les masqués et déguisés, tout sexe, tout étranger, tout étrange ou tout quoi d'autre confondu, caché sous robes et voiles troués, d'aller voter ; c'est n'est pas avec tous les commissionnaires et commissaires, thuriféraires et missionnaires mandatés de faire semblant d"essayer de faire ce que le leader de la nation n'a pas le courage ni le potentiel d'initier ; ce n'est pas avec un tel vide sociopolitique que le Québec va faire le plein. Ce n'est pas avec les parasites qui se médaillent, se banderollent, se couronnent, se légionnent, se bidonnent, s'accoladent et se titrent de tous les miserabilis panthéistiques, que le Québec peut s'imaginer pouvoir marquer des points, au chapitre de son affirmation, ni même au premier tome de son projet sociétal qui vogue au gré des histoires qui ont meublé 400 ans. Comme d'habitude, vivons au jour le jour. Et, vive la Grosse Florida du Nord ...

    Pour la France, ce dont vous faites état est apparemment un bon coup et il ne reste plus qu'à souhaiter que les français en tirent le meilleur. Mais, attention! Avec leur sauterelle présidentielle, le petit mandarin de l'Élysée qui s'arque à tout sujet et triomphalise à toute heure du jour et de la nuit, ils ne sont pas au bout de leurs peines ! Par contre, avec la girouette qui s'est agrippé au grelots du clocher de notre Parlement, ce qui fait que tout sonne si faux, on est plutôt mal placé pour faire la morale à qui que ce soit, les émirats, les États et le Tiers-monde et la République de Luck Mervil y compris ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 19h21
    @Aziz Djaout
    « Oui, vous pouveza voir peur car même Le devoir joue le jeu de ce genre de commentaires à ne pas puplier ceux et celles qui payent parce que ce sont les commentaires les plus significatifs et instructifs d'un point journalistique (on y apparend plus qu'avec leurs journalistes non formés ni informés), plus politiquement, plussociologiquement et culturellement sur une société. Soit on publie les commentaires pour le débat public (très dificile au Québec) soit par respect des lecteurs e de l'information. Si on est capable d'éditer les propos de M Noêl, on peut laisser passer les autres. On peut effectivement avoir très peur. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 16 juillet 2008 19h25
    Ça va mal.
    « La majorité des commentairs tolère le racisme de M Noêl, Ça va mal au Québec. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mercredi 16 juillet 2008 22h27
    Oui, mais
    « Vos réactions

    «Au Québec, il faut espérer que les autorités sauront un jour avoir cette même sagesse, sans peur et sans préjugé.»

    M. Délisle, c'est bien beau tout ça, mais on ne peut le concrétiser dans les faits que dans un pays indépendant; on oublie qu'ici c'est encore le fédéral qui mène, qui plus est, en monarchie constitutionnelle.

    En attendant ce jour béni, faites-moi rire en 5 réactions.

    http://tribunes.forumslog.com »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 10h22
    D'exemple et contre-exemple : liberté sans 'trop exagérer'
    « Alors, donc...
    Ainsi se lit le texte incriminant ou incriminé :

    « Pas un exemple à suivre ?

    jacques noel

    Et pourquoi?
    Ce n'est plus de la tolérance, c'est de l'aplavantrisme, de la lâcheté collective.
    Je croise chaque jour des femmes voilées à Québec. Pu capable. Pu capable au point où j'ai commencé à les insulter. Si tous les Québécois faisaient pareil, on règlerait la question rapidement. »

    VOILÀ ce qui n'est « Pas un exemple à suivre » - ce genre d'attitude et comportement. Car ce n'est pas en insultant qu'on suscite respect et considération.

    Par ailleurs, Le Devoir a tout à fait raison de (laisser) publier ce genre de commentaires. C'est à 'nous', lecteurs, qu'incombe de les réprouver et de le manifester, de préférence sans l'insulter..., à son auteur. Il ne s'agit pas là, en effet, de grossières diffamations, par exemple, à l'endroit ou à propos de qqn en particulier. Si on allait censurer toute parole dépassant aussi peu que cela les 'bornes', adieu liberté d'expression. Et adieu aussi amendements (possibles et souhaitables) de personnes 'exagérant trop'. Qqn inclinera davantage à s'amender si une multitude 'soeur' l'y exhorte que si ce n'était là qu'oeuvre négative («répressive») d'UNE personne se bornant à 'bloquer' l'expression/publication de son opinion.

    Enfin, en ce 'dossier'-ci, on sait que ce n'est pas la burqa même qui aura obstrué l'accession à la nationalité française. Mais bien plutôt l'ensemble des comportements de la dame, la faisant considérer non 'intégrable' ou non intégrée (suffisamment) aux valeurs de la République. Il est juste 'dommage' que les projecteurs soient tournés si intensément sur elle seule. Qui semble 'subir', bien plus que promouvoir la 'chose'. Plutôt qu'aussi ou que surtout sur celui ou ceux à l'origine de celle-ci. Qui l'entretiennent, la reproduisent ou la confortent telle. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 17 juillet 2008 11h24
    @Denis Beaulé
    « Parce que vous pensez que c'est en dialoguant avec les Islamistes que vous allez les convaincre d'aimer l'Occident, de laisser tomber leur voile et de s'intégrer à notre société comme on demande à TOUS les immigrants qui viennent ici?

    Allez expliquer ça aux Parisiens, aux Marseillais, aux Bruxellois, aux Londoniens.

    Le Danemark et la Hollande étaient des pays naifs comme le Québec contemporain. Des pays tolérants où on se disait qu'avec le temps ces gens s'intègreraient. Aujourd'hui c'est terminé. C'est le ras-le-bol total et c'est la réaction publique.

    Je suis personnellement sur la ligne de combat depuis un bout de temps. J'ai une sensibilité au sujet que n'a pas le Québécois moyen parce que je vais en Europe depuis 1974 et que j'ai vu partout la situation se dégrader voyage après voyage.

    Ou bien on est fier de sa culture et on la défend. Ou bien on pense qu'on est de la merde et on se cache sous le tapis comme le font tous les pleutres. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    jeudi 17 juillet 2008 17h33
    Pour éviter le repli communautaire
    « Il n'est pas question de (leur demander de) faire tomber leur voile. À l'exception, bien sûr, de là où c'est impératif que cela se fasse. Pour des raisons d'ordre ou de sécurité. Sinon, c'est en les laissant «s'immiscer» parmi nous qu'on a le plus de chances de les voir s'intégrer, progressivement, plutôt qu'en les 'repoussant'. Car ainsi, là, «ils/elles» tendraient au repli communautaire. D'ailleurs, ce pourquoi on voit tant de voiles maintenant, c'est en réaction au «11 septembre» et à ses suites. C'est le phénomène de la réactance (voir in Brehm, il y a un petit demi-siècle). »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    samedi 19 juillet 2008 06h41
    Une intégration? Non! Une infiltration
    « Ces islamistes qu'on veut intégrer en les laissant s'immiscer, c'est jouer au cheval de Troie. On le voit partout en Europe et ailleurs, là où on les a laissés s'infiltrer. Puis alors, ils vous contrôlent. Ils établissent la charia, ils imposent la burqua, ils créent des villages entiers, commee à Toronto, où la mosquée est le phare dominant d'une agglomération d'islamistes qui ne s'intègrent pas.

    Je voudrais bien, comme Denis Beaulé, les intégrer en les laissant s'immiscer. Mais ils ne veulent pas s'intégrer, ils veulent te contrôler, te dominer. Ici, je parle évidemment des intégristes, des extrémistes.

    Mois aussi, comme Jacques Noël, je vais en Europe depuis plusieurs années, et c'est vraiment le bordel. En France, surtout sur le bords de la Méditerranée, on n'est plus en France, on est au Maghreb! En Angleterre, surtout à Londres, l'invasion est totale et presque terminée. Ils s'en trouvent bien chagrins, maintenant, nos bons Anglais tolérants, d'avoir laisser entrer le loup dans la bergerie.

    C'est l'Australie qui devrait nous servir de modèle. Là-bas, ils ont mis leurs culottes, et ils ont mis les choses (et les gens) à leur place. Tu t'intègres, ou tu fous le camp. Qu'y a-t-il de mal à vouloir protéger sa propre intégrité?

    Ckaude Tremblay »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    lundi 21 juillet 2008 06h47
    Il suffit d'un seul pour faire du mal à tout un peuple entier
    « Mais un nom s'impose sur ce titre : mettez au pouvoir un homme comme ce monsieur Montoya , monsieur qui confond Islam civilisation et islam religion ( remarquez les majuscules ou non ) et vous comprendrez que les mots resteront dans sa gorge pendant qu'il éliminera toutes les personnes qui ne sont pas dans sa "ligne " mais certainement dans sa "ligne de mire " , oui la haine tue ! . »

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