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Un divorce avec violence

Lise Payette   22 février 2008  International
Photo : Agence Reuters
Le divorce du Kosovo et de la Serbie a eu lieu dans l'allégresse pour les Kosovars qui attendaient ce moment depuis longtemps. On doit cependant dire que ce n'est pas un divorce facile et que le monde entier croise les doigts pour que la paix s'installe enfin entre ces deux peuples.

Ici, la réaction a été immédiate chez les chroniqueurs et les politiciens. Ils ont senti le besoin de nous réexpliquer que «le Québec, ce n'est pas le Kosovo». Il y a eu un grand frisson à Ottawa et une hésitation quant à l'attitude à afficher. Fallait-il faire partie des pays qui reconnaîtraient rapidement le Kosovo libre et lui permettraient ainsi de prendre place dans le fameux concert des nations ou fallait-il plutôt se montrer contrarié afin que le Québec comprenne immédiatement qu'il ne serait jamais question de faire la même chose?

Stéphane Dion a recommandé à Stephen Harper de reconnaître le Kosovo. Fier de sa loi sur la clarté, dont il sait qu'elle met des bâtons dans les roues des souverainistes, il n'a pas semblé craindre que la tentation s'abatte sur le Québec et que celui-ci se mette dans la tête qu'un vote de l'Assemblée nationale pourrait suffire pour faire un pays.

Les chroniqueurs ont écrit que l'histoire du Kosovo est bien éloignée de l'histoire tranquille du Québec, qui n'a pas connu l'oppression et la guerre que les Kosovars ont subies et que toute comparaison serait non seulement boiteuse mais odieuse. Ils ont sûrement raison. Mais pourtant, l'objectif est le même: donner un pays à un peuple qui n'en a pas et qui ne se sent plus partie prenante de celui qu'on lui offre de partager.

Le divorce comme seule solution

Dans la vie de couple, le divorce est parfois la seule solution. Même quand on ne l'envisage pas de gaieté de coeur, il est parfois évident que le divorce, malgré les difficultés qu'il représente, servira aussi à éviter bien pire. Divorcer, c'est reconnaître que l'engagement qu'on a pris ne fonctionne plus et qu'il vaut mieux passer à autre chose avant que la relation ne se détériore à un point tel que tout arrangement deviendrait impossible.

On peut travailler à réussir son divorce faute d'avoir réussi son mariage; on peut aussi choisir de faire de la rupture un véritable tsunami qui emportera non seulement les deux époux concernés mais aussi tout l'entourage, et ce, sans épargner les enfants. On peut divorcer la haine au ventre et le désir de vengeance si puissant qu'on détruira tout autour de soi pour le seul plaisir de faire mal.

On a vu des couples perdre tout respect de ce qu'ils avaient déjà été l'un pour l'autre et oublier qu'avant d'en arriver au divorce, ils s'étaient aimés en y croyant vraiment. On en a vu se déchirer le coeur et l'âme parce qu'ils étaient incapables d'accepter que leur couple allait cesser d'exister. On a parfois vu la violence remplacer l'amour tandis que la haine allait jusqu'au règlement de comptes.

Le divorce à l'amiable

Est-ce possible entre les peuples? Pas un souverainiste ne prétendra que le Québec est comme le Kosovo. Les indépendantistes québécois continuent d'espérer que le divorce à l'amiable peut se négocier entre deux peuples qui n'ont pas de tradition de violence et de guerre et qui ont du respect l'un pour l'autre, ce qui me paraît mieux décrire ce qui existe entre le Québec et le Canada.

Les chroniqueurs ont beaucoup insisté sur le fait que le Kosovo a gagné son indépendance dans la souffrance et sous les bombes. J'ose espérer que ce n'est pas la seule façon d'y arriver et que les chemins que le Québec explore depuis si longtemps finiront par nous conduire à la terre promise.

Parmi les Québécois, il se trouve peut-être des individus pour penser que la méthode du Kosovo est la seule possible. Mais la majorité continue de penser qu'entre gens intelligents, on devrait pouvoir trouver d'autres terrains d'entente.

Le Québec souhaiterait devenir le 195e pays libre du monde. Démocratiquement et sans effusion de sang. Il faudrait nous écouter.

À force d'insister sur le fait que le Kosovo est né de la violence et de l'horreur, cela dans le but évident de faire peur aux Québécois, les chroniqueurs et les politiciens pourraient bien obtenir l'effet contraire et prouver ainsi qu'il n'y a pas d'autre moyen d'y arriver. Ce serait bien dommage, car divorcer à l'amiable est bien plus sage. Et bien plus québécois.






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  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 06h26
    divorce respectueux et à l'amiable version Falardeau-Larose
    « Demandez donc à Monsieur Gérald Larose s'il n'a pas de mépris dans le coeur et s'il n'en entretienra pas encore une fois le divorce consommé avec le Canada? Et quand un couple ne fonctionne pas comme soit-disant celui du Québec et du Canada, pourquoi tant quémander d'argent comme le fait le cinéaste à navets monsieur Falardeau, qui ne manquera jamais une chance de cracher son sale venin sur le Canada après avoir obtenu le financement pour ses films. Vous voulez un divorce madame Payette? Quand vous avez eu le vôtre, avec vous demandé des arrangements financiers à votre ex. afin qu'il continue à vous faire vivre ou bien n'avez vous tout simplement pas pris votre vie en mains? Fière comme vous l'êtes, je suis certain que vous avez très bien réussit votre vie toute seule. Alors, je suis toujours surpris d'entendre parler d'arrangements financiers avec le Canada, comme conserver la monnaie canadienne par exemple, compte tenu de la grande sécurité que cela nous apporterait. On dirait parfois qu'on aime le Canada seulement quand cela fait notre affaire. Combien d'artistes séparatistes ne vivraient pas de leur art sans toutes ces subventions provenant du Canada, donc payées par les contribuables d'ailleurs au pays, des gens que l'on semble mépriser dans votre milieu politique. Ce matin, je vois qu'il y a de la violence au Kosovo, je suis prêt à parier que les médias dont RDI (le réseau de l'Indépendance) n'en parlera pas ou presque, histoire de ne pas éveiller les consciences. »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 06h26
    divorce respectueux et à l'amiable version Falardeau-Larose
    « Demandez donc à Monsieur Gérald Larose s'il n'a pas de mépris dans le coeur et s'il n'en entretienra pas encore une fois le divorce consommé avec le Canada? Et quand un couple ne fonctionne pas comme soit-disant celui du Québec et du Canada, pourquoi tant quémander d'argent comme le fait le cinéaste à navets monsieur Falardeau, qui ne manquera jamais une chance de cracher son sale venin sur le Canada après avoir obtenu le financement pour ses films. Vous voulez un divorce madame Payette? Quand vous avez eu le vôtre, avec vous demandé des arrangements financiers à votre ex. afin qu'il continue à vous faire vivre ou bien n'avez vous tout simplement pas pris votre vie en mains? Fière comme vous l'êtes, je suis certain que vous avez très bien réussit votre vie toute seule. Alors, je suis toujours surpris d'entendre parler d'arrangements financiers avec le Canada, comme conserver la monnaie canadienne par exemple, compte tenu de la grande sécurité que cela nous apporterait. On dirait parfois qu'on aime le Canada seulement quand cela fait notre affaire. Combien d'artistes séparatistes ne vivraient pas de leur art sans toutes ces subventions provenant du Canada, donc payées par les contribuables d'ailleurs au pays, des gens que l'on semble mépriser dans votre milieu politique. Ce matin, je vois qu'il y a de la violence au Kosovo, je suis prêt à parier que les médias dont RDI (le réseau de l'Indépendance) n'en parlera pas ou presque, histoire de ne pas éveiller les consciences. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 22 février 2008 06h32
    La souffrance et l'indépendance
    « M. Stéphane "boute-en-train" Dion vient de décréter que : Pas de souffrance, pas d'indépendance, pas d'indépendance, pas de souffrance. Idée qui rime.

    Quand ça ne marche pas à notre goût, il y a le divorce, la séparation de corps et le chambre-à-part qui peuvent être disponible. Nous avons le choix, pour le Québec, entre l'indépendance, la souveraineté-association ou partenariat, une vraie confédération "Association d'États souverains qui ont délégué certaines compétences à des organes communs ou l'autonomie. Faut juste décider ce qui conviendrait le mieux à une bonne majorité de Québécois et, faudrait bien avancer vers LA solution trouvée. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 06h36
    Le code civil...
    « Divorcer à l'amiable. est plus québécois. Je suis consterné de voir l'amalgame entre le droit civil et le droit international. Il y a une indigence remarquable de la pensée et c'est ce qui empêche un pays ou une Province à être indépendante. Je ne crois pas qu nous puissions utiliser le droit civil pour rêgler des affaires internationales, le onde entier se moquera de nous. Imaginons un isntant un présidentquébécois, à l'ONU, brandir le Code civil pour débattre de l'Iran et d'autres problèmes pour lequels il faudrait une expérience politique majeure. On insulte le peuple québécois on disant qu'i ne peut êtrre mature politiquement. Aez voirles russes mainteant qui brandissent la force armée depuis aujourd'hui pour faire respecter votre code civil (de plus napoléonien). En médecine d'Hippocrate esr devenu hypocite; le code international est devenu civil. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 06h56
    Il ne faut pas mêler "indépendance" et positionnement géostratégique
    « Les divorces sont souvent causés par la venue d'une troisième partie.
    Souvent, c'est une affaire de coeur... ou de cul... des passions... plutôt que des raisons.
    Mais qu'en est-il vraiment du Kosovo?

    Mme Payette ne parle que des deux parties en cause, comme s'il n'y avait que deux parties!
    N'a-t-elle pas vu la bannière étoilée flotter partout et parfois, masquant littéralement le drapeau même du pays naissant?
    On est en droit de se demander si ce divorce est une histoire d'amour et de passions.
    Ça me fait penser à ce titre: ces femmes ou ces hommes qui aiment trop! Elles ou ils deviennent manipulé-es. Dans le cas du Kosovo, je crois bien que la manipulation domine ce divorce. Le Kosovo se croit aimé et courtisé parce qu'il est beau, parce qu'il est plein de ce bon peuple qui a souffert et qu'on veut lui faire connaître le paradis de l'indépendance.
    Mais qui donc est cette troisième partie qui a foutu le bordel et a tout fait pour en arriver à ce divorce? Est-ce quelqu'un de vraiment altruiste qui veut le bien du Kosovo sans arrière-pensées, sans la moindre parcelle d'hypocrisie, est-ce un amour pur, quoi?
    Permettez-moi d'en douter.

    Je parlais de la violence à l'horizon, ( " Sans fondement. Un délire..." http://www.ledevoir.com/2008/02/18/commentaires/0802172309731.html ), de l'OTAN en manque de chair à canon dans cette région... Il est évident que l'on glisse vers la violence.

    Les enjeux de ce divorce ne concernent pas le couple. Le Kosovo, la partie dont il est le plus question dans cette histoire, est en fait une entité négligeable. Ce que l'on veut, ce n'est pas son coeur, ni le bonheur de son peuple qui a souffert (puisque de toute façon, il va souffrir encore plus), non, c'est plutôt son emplacement. Le Kosovo occupe un point géographique stratégique plus qu'intéressant.

    M. Alec Nergey, qui est un illustre inconnu et dont on ne peut vérifier la crédibilité, mais bon, tout comme lors des manifs en Birmanie, les médias nous avaient sorti une illustre inconnue, Madame X qui disait vivre à Rangoun, dont on devait garder le nom secret pour sa sécurité et par conséquent, nous ne pouvions vérifier la crédibilité, eh bien, ce monsieur nous livre un son de cloche différent de celui qu'on véhicule, sur la situation Kosovare. Ce témoignage est bien intéressant:
    "Je vous écris du Kosovo pour rétablir quelques vérités..." ( http://www.rue89.com/2008/02/20/je-vous-ecris-du-kosovo-pour-retablir-quelques-verites ).
    Voici un extrait: " À l'occasion de mon séjour sur place, je me suis rapidement aperçu que la réalité différait de l'image qui nous avait été relayée, du moins de celle qui m'était parvenue. Peu à peu la certitude d'être parti pour oeuvrer avec les Nations Unies au secours d'une population au statut de victime a fait place au sentiment grandissant d'avoir été trompé, manipulé, comme un pion de l'opinion publique, aux fins de servir certains desseins occidentaux des plus douteux."


    Même si on dit que les Kosovars attendaient ce moment depuis longtemps, je me demande qui donc attendait avec encore plus de frénésie, cet événement?

    Je crois que l'OTAN, États-Unis en tête, avait bien hâte d'utiliser ce territoire à leur guise sans devoir rendre des comptes à un gouvernement pro-russe.
    Ne pas considérer les paramètres géostratégiques est faire le jeu de la manipulation de l'opinion. On manipule toujours l'opinion avec les belles et bonnes valeurs. Tout le monde est heureux qu'un peuple, surtout s'il a souffert, puisse gérer ses propres affaires et mener sa vie comme il l'entend, selon ses valeurs, ses aspirations et sa manière d'être. De ce point de vue, nous devons tous applaudir, qui donc appuierait la mise sous tutelle d'un peuple?

    Pourtant, ce fabuleux divorce, n'est probablement pas un gage de grande autonomie pour ces Kosovars, ni un gage de bonheur paisible. Bien sûr, si on ne nuit pas à l'occupant (l'OTAN-ÉU) on peut avoir une paix relative avec quelques bonbons et quelques hamburgers de la liberté, mais pourront-ils vraiment vivre comme ils le souhaitent?
    Les Kosovars sont musulmans. Les bons ÉU aident soudainement ces représentants potentiels du mal! Ces bons chrétiens aident les bons musulmans... sans doute pour leurs beaux yeux!

    «Divorcer, c'est reconnaître que l'engagement qu'on a pris ne fonctionne plus...»
    L'engagement que le Kosovo avait était-il si pénible, si dysfonctionnel?
    Il faudrait étudier l'autonomie que la province du Kosovo avait. Peut-être que même nous les Québécois, on l'envierait et peut-être qu'eux, les Canadiens, nous la refuseraient!?!

    Il faut étudier la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies ( http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/europe/kosovo_resolution1244.htm ) qui dit: " la population du Kosovo pourra jouir d'une autonomie substantielle au sein de la République fédérale de Yougoslavie, et qui assurera une administration transitoire de même que la mise en place et la supervision des institutions d'auto-administration démocratiques provisoires nécessaires pour que tous les habitants du Kosovo puissent vivre en paix et dans des conditions normales"


    Un divorce qui va favoriser la violence.
    La violence "ethnique" est à la mode. Pensons au Kenya où l'on résume de façon simpliste, les problèmes politiques à une pure violence ethnique. La violence ethnique et religieuse, partout à travers le monde, est favorisée. C'est devenu un des principaux "outils" d'occupation. En favorisant la violence ethnique au Kosovo (ce qui assurément va se produire et s'accentuer), la présence de l'OTAN, théoriquement pour préserver la paix, servira à installer peu à peu de meilleures installations militaires (bases sophistiquées, bouclier à missiles...), le tout se justifiant par la violence qu'on doit de plus en plus "contrôler".

    Une étude de l'université Laval (Jacques Leclerc) dit:
    6.5 Non à la cantonisation du Kosovo
    «Au Kosovo, des dizaines de maisons Serbes ou Tziganes sont détruites quotidiennement, sans parler des assassinats de sang froid fort nombreux. ...la vengeance aveugle des albanophones s'est révélée sous son jour le plus odieux. Certains parlent même d'un fascisme albanais en faisant allusion à la campagne de «purification ethnique» radicale dont sont victimes les Serbes, les Tsiganes, les Monténégrins et les Turcs de la province. Avant la guerre du Kosovo, les Albanais souhaitaient une province multiethnique, pluraliste et démocratique. Depuis l'arrivée des troupes de l'OTAN, ils veulent faire du Kosovo une région ethniquement homogène et purement albanaise. C'est maintenant une atmosphère d'intolérance anti-minoritaire qui règne chez les Albanais.»
    ( http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/europe/Kosovo.htm )
    Donc, si cette observation est la réalité, le divorce est un gage de violences atroces accrues.

    Il ne faut pas tomber dans le piège de l'indépendance du Kosovo. Cette indépendance enveloppée dans les beaux sentiments du peuple nouvellement souverain est une duperie mondiale. Il s'agit en fait d'une lutte géostratégique des grandes puissances et j'oserais dire de "LA" grande puissance.
    Le rôle majeur des États-Unis dans cette histoire de divorce est flagrant.
    Les États-Unis désiraient encore plus que les Kosovars ce divorce.
    Et ce divorce n'était pas voulu pour le bien-être des pauvres habitants de cette région, non ce divorce servait à enlever toute juridiction "ennemie" sur cette terre convoitée par l'Empire.
    Ceux qui applaudissent l'indépendance des Kosovars, n'imaginent pas les souffrances à venir dans cette région.
    Lorsque l'on favorise les passions ethniques ou religieuses ou encore mieux les deux ensembles, il est évident que l'on favorise la violence et les atrocités.

    Cessons d'applaudir et admirons maintenant le résultat.
    Cessons aussi de nous regarder le nombril "indépendant", les enjeux mondiaux que l'on vit maintenant sont, comme on dit, une autre "game"... une tout autre "game"!


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 07h31
    C'est pas pareil...
    « Stéphane nous dit qu'il faut tenir un référendum avec question claire et majorité claire. Le Kosovo n'en a pas tenu. On a voté à main levé au Parlement. Les députés serbophones étaient absents.

    Stéphane nous dit que le Canada doit donner son aval avant que le reste du monde reconnaisse le Québec libre. La Serbie est en furie et a voté au parlement de façon unanime contre l'indépendance du Kosovo

    Stéphane nous dit que ça va être long et compliqué. Qu'il va falloir négocier les frontières, la dette, chaque F18. Le Kosovo lui n'a rien négocier.

    Stéphane nous dit qu'il faut respecter religieusement le sort des minorités, de nos pauvres 7% d'Anglos qui n'ont que 3 petites universités, une douzaine de cegeps et autant d'hopitaux avant que le reste du monde daigne nous reconnaitre. Au Kosovo la minorité serve est terrorisé.

    Bref, tout ce qu'a dit Stéphane sur l'accession des peuples ``a la souveraineté ne s'applique pas au Kosovo. Pourtant l'incroyable Stéphane a été le premier chef de parti au Canada à reconnaitr l'indépendance du Kosovo! Pincez-moé quecqu'un

    Pour ceux qui pensent que les bons sont les Kosovars et les méchants les Serbes, allez voir cette vidéo:

    http://www.youtube.com/watch?v=IJWISSs9k58

    Imaginez si les Anglos de l'Ontario envahissaient l'Outaouais, expulsaient les Québécois et déclaraient par la suite l'indépendance? »

  • Bertrand Leger
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 08h09
    Ottawa a raison d'avoir peur !
    « On peut divorcer même si on ne s'est pas entretué avant ! Ça existe les divorces à l'amiable !
    Je remarque cependant que les Kosovars semblent plus unanimes dans leur quête d'une nation que le sont les Québécois....
    Ottawa a peur, tout comme l'Espagne, avec raison !
    Vive le Québec libre ! »

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 08h41
    Me Patrice Garant et le Kosovo : Un démagogue chasseur de démagogues
    « Me Patrice Garant et les Kosovars : Un démagogue chasseur de « démagogues »

    Réf. : Me Patrice Garant, « Erreur ou Tromperie ? » (www.cyberpresse.ca/article/20080221/CPOPINIONS02/802210873/6732/CPOPINIONS ou www.vigile.net/Erreur-ou-tromperie)

    Puisque ce texte s'insère en droite ligne de votre intervention, Mme Payette, et qu'il ne sera sans doute publié nulle part ailleurs, et chez Gesca/La Presse moins qu'ailleurs, permettez-moi de vous faire partager cette réflexion sur le sujet. Merci à vous et au Devoir.

    ----------------

    Dans le Cyberpresse de ce 21 février 2008, l'« émérite » professeur de droit Patrice Garant part de nouveau en croisade contre l'idée du projet d'Indépendance du Québec. Or comme celui-ci se fait en tout temps un devoir de tirer à boulets rouges sur tout ce qui pourrait se révéler susceptible de ranimer un tant soit peu cette flamme de liberté au sein de la collectivité québécoise, il s'empresse cette fois-ci de « prévenir » urbi et orbi - tantôt pour les naïfs et les crédules, tantôt à l'attention des « démagogues et malhonnêtes » qui cherchent honteusement à détourner l'opinion publique de ce qu'il serait convenu d'appeler la vérité canadienne - qu'il ne faut à aucun prix, ni de près ni de loin, associer la récente Souveraineté du Kosovo aux velléités d'Indépendance du Québec.

    Or à voir combien au fil des ans ce Québécois (!) s'évertue à tenter de barrer la route de toute l'énergie de ses sophismes et de ses « procès » d'intention aux forces susceptibles d'entraîner le Québec sur le sentier de sa pleine émancipation nationale (forces hautement démocratiques par ailleurs), on se demande à la fin s'il faut en rire ou en pleurer.

    Ce qui toutefois se révèle d'une tristesse infinie chez le professeur Garant, triste jusqu'au pathétique, a fortiori pour un homme de « droit », chez qui en principe la rigueur intellectuelle, le respect des faits et la bonne foi dans l'argumentation constituent des valeurs intangibles, c'est que cet expert en « idéologie du Canada » est incapable de discourir sans constamment présumer de la malhonnêteté et de la démagogie, de l'ignorance dans le meilleur des cas, chez les gens qui ne partagent pas « son » idéologie. C'est infaillible. Et ce dans tous ses textes, pourtant toujours aux allures bien professorales. Professeur Garant ne sait pas discuter, échanger, confronter les idées. De toute évidence, professeur Garant ne sait faire que dans la propagande. En l'occurrence, celle qui vise par tous les moyens à contrer l'avènement - Ô Horreur ! - d'un Québec adulte, responsable et maître de son destin.

    Mais je ne m'éterniserai pas sur ce point, désormais assez connu. En particulier chez ses propres collègues de Faculté... Je me contenterai plutôt ici de renvoyer tout bonnement à la solide repartie d'une certaine dame Lacroix, naguère insérée dans les pages de la revue L'Action nationale (car ce n'est pas d'hier, en effet, que remontent les lamentations en continu de M. Patrice Garant contre les « fumistes de l'Indépendance » : http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=508&Itemid=99999999). L'analyse de cette dame démonte clairement les ressorts de la malhonnêteté intellectuelle qui jaillit en permanence de la plume de cet homme ; aussitôt qu'il s'exprime sur la Question nationale québécoise, à tout le moins (car je ne puis, bien sûr, me prononcer de manière éclairée sur la qualité sémantique de ses listes hebdomadaires d'épicerie). Analyse au reste que l'on pourrait aisément utiliser comme grille générale de compréhension pour l'ensemble des interventions dudit professeur sur son sujet de prédilection, tellement chacune de celles-ci obéit exactement au même mode mental d'opération : l'ostracisme de l'« autre ».

    En clair, un démagogue qui s'indigne à perpétuité, et dans la redite constante, de la prétendue démagogie de qui ne partage pas tout naturellement les thèses à l'origine (rarement à l'issue, et pour cause) de sa propre « argumentation » démagogique. Voilà me semble-t-il, bien modestement, une définition assez juste de l'individu. C'est sans doute d'ailleurs ce qui explique qu'il n'y ait que les journaux de Gesca, en dernier ressort (à l'instar des papiers tantôt d'un René-Daniel Dubois, tantôt d'un Marcel Côté, par exemple), pour publier les affres d'une telle « puissance » intellectuelle. Car si le professeur Garant a parfaitement le droit de signifier son désaccord citoyen à l'enthousiasmant projet des René Lévesque et des Jacques Parizeau, son opposition jésuistique (entendez : toujours sous couvert de vertu) marquée au coin de la contorsion mentale, de la fausse indignation, de la mauvaise foi et du dénigrement systématique de l'« adversaire » (sans compter les très fallacieux « arguments d'autorité » que cet avocat de formation - « La louâ c'est la louâ », comme l'eût dit notre bon Séraphin Poudrier national - nous sert à grandes doses de cuillères à pot et sans jamais désarmer) finit par évacuer chez lui tout semblant ou vernis de crédibilité intellectuelle.

    Va pour Gesca, disais-je. M'enfin... va pour ce qui regarde ce que l'on appelle la logique de la justification, aussi nommée « logique circulaire » (dont les André Pratte, les Lysiane Gagnon et les Alain Dubuc, de LaPresse, sont les plus « dignes » incarnations). Ce qui s'explique bien difficilement, en revanche, c'est qu'un pareil esprit ait pu faire carrière en Faculté. Faculté de droit, qui plus est. Et à cet égard, il faut bien le dire, après les Annette Paquot (http://www.vigile.net/Annette-Paquot-ou-le-fanatisme) et autres Jocelyn Létourneau (« Nos amis les Canadians », in http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=
    http://archives.vigile.net/06-5/5.html), voire les Pascal Lang (http://archives.vigile.net/05-5/TL-2.html#11), ce n'est là rien pour redorer le blason de la notoriété scientifique et/ou philosophique du corps professoral de l'Université Laval. Ce qui personnellement, car je suis profondément attaché à cette Institution, me désole plus que je ne saurais le dire. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 09h13
    La Payette a un peu raison
    « Force est d'avouer que la Payette a raison, il y a rien de plus souhaitable qu'un divorce à l'amiable. Mais lors d'un divorce personne n'est gagnant à la fin, il y a des cout énormes, de plus il fat que les deux parties soit d'accord pour le divorce et qu'il soit prêt à en discuter les condition et terme.
    Mais cela n'est pas le cas ici, deux référendum l'on prouvé et les sondages continus de le démontrer que seulement 31% de la population du Québec veule le divorce. Bien qu'il ya eu près de 50% qui on voté oui lors du dernier référendum il est loin d'être certain qu'ils étaient tous pour la séparation. Car il y en a plusieurs qui croyaient toujours voter pour qu'il y ai des changement et non une séparation.

    Moi ce que je proposerais c'est que une fois pour toute la question ce règle. Que soit le gouvernement Canadien ou Québécois, il importe peu qui, fasse un référendum avec une question très simple. Voulez vous que le Québec quitte le Canada et devienne un pays indépendant le premier Janvier (de l'année suivant le référendum) OUI ou NON. Si la réponse est OUI avec 66% du vote le processus s'enclenche immédiatement si la réponse est NON à 66% une loi est promulguée interdisant tout future référendum sur la question pour les prochain 200 ans et interdisant toute promotion de l'option. Si le vote n'est pas clair, bien un autre référendum sera nécessaire et une date dans 10 ans sera choisie. Comme cela ce sera claire et net et on pourra continuer à vivre sans avoir a endurer toutes ces balivernes au sujet de la souveraineté. »

  • Nadeau Béa
    Inscrite
    vendredi 22 février 2008 09h15
    Mme Payette a l'exacte définition du divorce
    « Et à l'amiable, c'est un constat qui se fait sur le coin des rues parfois entre individus frustrés de s'être accrochés par mégarde respective! Kosovo-Québec, copie conforme ou l'art d'imiter les horreurs en préméditation? Plusieurs sont à dire que les Québécois auront toujours du mal à sortir de leur torpeur. Confort oblige, hein! »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 09h21
    Domination=divorce
    « Les peuples, comme les personnes, réagissent un peu de la même manière en couple. Tous les moyens sont bons pour le "conjoint" dominant, et surtout la mauvaise foi, pour contrôler le "conjoint" soumis, la violence étant l'apogée de la domination. Les Canadians (Harper et sa soi-disant reconnaissance du peuple Québécois), ceux du Québec (Trudeau, Chrétien, Dion, etc), agissent de la même façon envers les Québécois. Espérons qu'ils n'en resteront qu'aux menaces verbales quand les Québécois décideront d'être égaux aux autres peuples de la Terre qui ont un pays à eux. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 09h43
    Bravo enfin à M. Charbonneau
    « Je lève enfin mon chapeau à M. Charbonneau. Il a compris, lui, que Mme Payette utilisait une comparaison avec le divorce des couples, et qu'il était clairement question d'un enjeu politique, et non de code civil (napoléonien de surcroît selon certains autres lecteurs qui se croient brillants).

    Je partage aussi la vision géostratégique de M. Charbonneau. On est loin de la simplicité québécoise, mais une vérité demeure, que Mme Payette a bien analysée et que je formulais moi-même dans ma réaction à M. Descôteaux : il est question là de la décision très majoritaire d'un peuple dont la culture est complètement différente de celle des Serbes, même si le Kosovo a été historiquement le foyer central de ce pays slave. La paix est donc loin d'être assurée dans cette région dont le nom propre même (les Balkans) a donné lieu à un nom commun (Balkanisation) maintenant utilisé pour analyser tout ensemble dont l'unité est loin d'être acquise. Car l'indépendance c'est bien beau, mais encore faut-il conserver des rapports pacifiques avec ses voisions, surtout quand ils sont aussi proches que la Serbie l'est du Kosovo. Dans ce domaine où les grandes puissances ont des intérêts divergents et ne resteront pas les bras croisés, l'on peut s'attendre à de grands brasse-camarades géostratégiques, pour reprendre les termes éclairants de M. Charbonneau. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 09h52
    Code civil après correction.
    « Divorcer à l'amiable c'est plus québécois. Je suis consterné de voir l'amalgame entre le droit civil et le droit international. Il y a une indigence remarquable de la pensée et c'est ce qui empêche un pays ou une Province à devenir indépendant. Je ne crois pas que nous puissions utiliser le droit civil pour régler des affaires internationales, le monde entier se moquera de nous. Imaginons un instant un président/ministre québécois, à l'ONU, brandir le Code civil pour débattre de l'Iran ou d'autres problèmes pour lesquels il faudrait une expérience politique majeure. On insulte le peuple québécois on disant qu'i ne peut être mature politiquement. Allez voir les Russes maintenant qui brandissent la force armée depuis aujourd'hui pour faire respecter votre code civil (de plus napoléonien). En médecine Hippocrate est devenu hypocrite; le droit international est devenu civil.
    « Washington a demandé que dans chaque ministère créé, au moins cinq conseillers américains soient nommés. C'est envisageable si tout cela se concrétise main dans la main. Mais attention à ne pas donner l'impression aux Kosovars qu'ils se retrouvent à nouveau sous tutelle. » (Interview de Florence Aubenas, par Séverine De Smet(le mercredi 20 février 2008). À lire le commentaire sérieux et argumenté de M. Charbonneau encore une fois. Il n'y a rien à y ajouter. Ses sources son bonnes. Je pourrai vous les fournir sans problèmes moi aussi et quelques autres.
    À force de ne pas voir les enjeux réellement politiques, on finira par avoir une formidable fin du monde. Il y a un chercheur qui disait à propos des problèmes internationaux que ses affirmations s'appuyant toujours sur des preuves, qu'il emportait l'adhésion des certaines personnes mais qu'en revanche, quand il s'adresse à un public nourri et drogué par la presse officielle, l'entreprise se révèle ardue et parfois houleuse. Dans le fond, il faut attendre les interventions des commentateurs pour être informé. Il n'a pas tord. J'en profite ici pour exprimer un mécontentement à ce sujet pour Le devoir dans sa nouvelle habitude à ne pas mettre les commentaires assez tôt. Je trouve cela pas très correct parce qu'on nous empêche à avoir accès à de l'information qui, paradoxalement vient de plus en plus des commentaires plutôt que des éditorialistes comme celui-ci encore aujourd'hui. 16 dollars pour s'abonner au Devoir c'est plus cher que les 6/7 dollars que je paye pour le journal français Le Monde. Je ne suis pas le seul à le penser et à être irrité de cette pratique préjudiciable au sérieux de ce journal que nous lisons avec intérêt et critiquons comme client démocratique. Qui aime bien châtie bien. Plus de rigueur, s'il vous plait. Merci.

    Le Kosovo est à la merci de l'Occident inconséquent et inconscient. Il n'y a rien de légitime là dedans. Tous les dangers comme les chiens sont lâchés. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 09h58
    Lise et ses téléromans
    « Il sagit de stratégie géopolitique et rapports de forces.

    L'occasion est belle pour le Québec d'en faire autant.

    La Russie voudrait bien rendre la pareille aux USA et le Québec se retrouve être un excellent bénéficiaire avec son positionnement entre le Canada, les ressources pétrolières d'arctique et la Russie, ainsi que le passage gazifère St-Laurent Rabaska.

    De plus, comme un bonus, la Russie est complètement vidée de sa population juive et ainsi Israel et ses institutions sionistes avec en tête Nativ et le misistre des affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, reluquent le bassin des russo-juifs anglos de Montréal pour les rappatrier en Israel. Une épine dans notre pied de moins avec ces collabos d'Ottawa enfin retournés chez eux.

    C'est exactement ce que le Nativ ont fait au Kosovo juste avant l'indépendance. Ils ont sorti tous les juifs pour les rappatrier en Israel. Et tout le monde est content.

    Les Québécois n'auront pas une autre telle occasion de faire leur indépendance, se débarasser de loyalistes étrangers, et de s'enrichir à ce point de si tôt. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 10h59
    M. Montoya soulève un point intéressant
    « M. Montoya soulève un point intéressant:
    «...un mécontentement ... dans sa nouvelle habitude à ne pas mettre les commentaires assez tôt. Je trouve cela pas très correct parce qu'on nous empêche à avoir accès à de l'information...»

    On pourrait résumer cette remarque à la valeur du débat démocratique.

    Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire que c'est un Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.

    Je suis un abonné et un lecteur assidu du Devoir. (Plusieurs ont dû s'en rendre compte!)
    Il y a quelques mois, il me semble que Le Devoir diffusait plus rapidement et de façon plus régulière les commentaires des lecteurs.
    Aujourd'hui, je constate, comme le souligne M. Montoya, que les réflexions ou les ajouts que l'on peut faire à une chronique, un éditorial ou un article "journalistique", sont diffusés avec moins de régularité et parfois mis en ligne tellement tard, qu'elles passent inaperçues.

    Ce que j'appréciais, dans votre manière de fonctionner d'il y a quelques mois, c'était de pouvoir observer d'heure en heure l'évolution de la perception des opinions émises par ce journal.
    Les articles d'opinion devenaient alors dynamiques ce qui favorisait dans la population une saine remise en question d'une vision unique de la marche du monde et des sujets chauds de l'actualité.

    On dénonce souvent le manque de débat et les partis uniques de certains pays "dictatoriaux". Le manque de débat, les partis politiques uniques, sont des choses tellement décriées pour la bonne marche de la démocratie dans les parlements. On pourrait dire que "la pensée unique" est tout aussi condamnable au parlement que sur la place publique.

    Le Devoir est haut dans mon estime pour son ouverture concernant la publication d'opinions controversées. Multitude de renseignements d'appoint peuvent ainsi être apportés ce qui favorise une judicieuse réflexion.

    Bien entendu, cette tribune n'est pas un "blog" où le commentaire est en direct et où le chroniqueur reste stupidement à réagir aux réactions spontanées, mal construites, mal documentées et souvent à saveur "radiopoubelle ".

    Je crois bien que tous les lecteurs du Devoir sont bien conscients qu'il ne s'agit pas d'un blog. D'ailleurs, je ne crois pas que les lecteurs du Devoir soient intéressés à avoir un "blog" au Devoir. Les blogs ne servent généralement qu'à alimenter préjugés et commentaires de bas étage.

    Cependant, publier quelque chose à un moment où il ne sera plus lu, équivaux à une certaine censure. Bien entendu, vous pouvez dire qu'aucune censure n'est effectuée en démontrant que tous les commentaires sont publiés. Mais, force est de constater que rares sont les personnes qui lisent les nouvelles de la veille.

    J'espère donc que Le Devoir en revienne à son fonctionnement efficace d'il y a quelques mois et qui rendait ce journal si dynamique et intéressant.

    Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire qu'il est de son Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.


    Serge Charbonneau
    Québec


    P.S.: J'invite tous les lecteurs à écrire au Devoir s'ils considèrent cette demande intéressante. »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    vendredi 22 février 2008 11h02
    Aux Richard Desrochers, Patrice Garant et autres André Pratte
    « M. Desrochers, à la manière de Patrice Garant et autres André Pratte, vous ne savez vous opposer à la l'Indépendance du Québec qu'avec des 'armes' mesquines et ridicules. Le procès d'intention, au premier chef. C'est pathétique.

    En revanche, je dirais pour « votre défense » qu'il est bien difficile de dénicher des arguments solides et intelligents contre la libération d'un peuple.

    Quant au Montoya qui adorent s'écouter claviériser et aux Claude Archambault qui volent toujours très haut (« La Payettte » !) dans leurs discours d'une indigence intellectuelle décidément impressionnante, eh bien c'est encore là, bien pathétique...

    L'Histoire est en marche.
    Et les petits esprits s'essoufflent.

    Tout ceci est bien normal.

    Vivement l'avenir !

    PS : J'ai particulièrement apprécié votre intervention, M. Gélinas. Bel exemple de mauvaise foi systématisé, en effet, ce Me Patrice Garant. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 11h09
    Kosovo: clarté
    « Monsieur Dion et ses disciples fédérastes devraient méditer sur la rupture du Kosovo: les Serbes se sont abstenus ! Retour donc à un autre référendum où le fédéral serait absent de même que les comtés à forte majorité anglophone !

    Je vois que le Kosovo libre fatigue les fédérastes au point de troubler davantage leur jugement.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 11h12
    La politesse... l'Archambault !
    « Je n'ai même pas lu le propos de M. Archambault qu'il me fait réagir:

    «... la Payette...»


    À l'école où va mon fils, on "oblige" au vouvoiement.
    C'est pour leur inculquer des valeurs de respect (ce dont je doute, car je crois que le vous vient par le respect et non l'inverse!)

    Je considère comme un manque de respect et de savoir-vivre les "la Payette" de M. Archambault.
    Au lieu de lire avec attention ses idées qui sont peut-être bonnes, qui sait?
    Je préfère refermer la page et passer à des propos plus civils.

    Donc, il me semble M. Archambault, que si vous désirez que vos idées soient considérées, vous devriez réajuster votre langage et développer un certain respect pour ceux qui ne partagent pas votre opinion. Les opinions sont les opinions, peu importe nos opinions, nous sommes tous à dignité égale.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 11h24
    @ Zach
    « WoW Zach qu'as tu fumé aujourd'hui? Tes propos flirt avec le racisme et la démagogie. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 13h44
    divorce
    « ...ou guerre même chose.
    Est-ce que vous auriez oublié que l'oppression et la guerre ont fait partie de la vie du Québec depuis 1763??? »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 22 février 2008 17h12
    17 heures
    « Il est 17 heures.
    Le dernier commentaire affiché a été envoyé à 9:00.

    Ce n'est pas de la censure, parce que je sais bien que même ce message sera publié, mais... lorsque personne d'autre que l'auteur vérifiant s'il a été mis en ligne, le lit...

    Je me demande si la publication lorsque les gens ont cessé de lire, correspond à une certaine forme de censure »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 17h27
    Violence psychologique...
    « Monsieur Archambault nous dit que pour y avoir divorce les deux parties doivent se mettre d'accord, hors si je me fie à mon expérience personnelle, il n'est pas absolument nécessaire que les deux soient d'accord, il ne faut que pour l'un démontrer hors de tout doute raisonnable, que l'autre a manqué à ses devoirs, où est de mauvaise foi. Les turpitudes libérales de ces 15 dernières années, nous donnent toute lattitude pour une demande de divorce en règle. L'option de monsieur Archambault, stratégie de dernier recours, de faire un référendum qui empêcherait la tenu d'un autre avant 200 ans est tout ce qu'il a de plus malhonnête, mais pas du tout surprenante venant d'un fédéraliste qui sens le contrôle sur les médias lui échapper.

    Remercions donc Patrick Bourgeois du journal Le Québecois ici pour son excellent travail à nous fournir des informations plus fouillées sur les us et coutumes de ces fédéralistes et leurs corporations.

    P.S.:Monsieur Archambault et autres âmes en peines, ne vous en faites pas, mon père y a survécu! Je dirais même qu'il s'en porte mieux! »

  • Yves Babin
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 19h10
    Fini les collabos!
    « @ Marcelin Gélinas.

    Bravo pour votre article sur Me Patrice Garant & Cie. Bien dit enfin.

    Quant à moi, je ne lis plus ces articles déformants de la réalité car je me suis désabonné de Gesca et j'en suis que plus heureux. Ils n'ont plus aucune emprise sur moi, t-e-r-m-i-n-é les collabos! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 22 février 2008 23h47
    Parlotte, parlotte encore; jacasse, jacasse toujours.
    « Une lecture «entre les lignes» et très attentive, du 5ième paragraphe de votre pamphlet euphémiquement séparatiste qui tient de l'idée fixe et de la marotte, laisse entendre que vous souhaitez très ardemment la détérioration irréversible et définitive des relations du Québec avec le Canada. Depuis toujours, vous et vos icônes Parizeau, Landry, Falardeau, Larose et tant d'autres thuriféraires, avez contribué à cette détérioration systématique, à un point tel que tout arrangement et toute accommodation ont failli devenir impossibles».

    Le divorce dont vous faites la propagande, avec tant de hargne, et de désespérant acharnement, est un divorce qui ne peut que résulter des «haines au ventre» que les fanas péquistes/séparatistes/felquistes de votre secte ont cultivées, avec «une rage au tripes», à nulle autre pareille. Les charges de vos haines ainsi que la véhémence des vindictes commandités que vous et les durs séparatistes ont crachés au visage des anglo-canadiens, depuis plus de trente ans, n'avaient d'objectif terminal que celui d'écraser tous ceux et toutes celles qui ne pliaient pas sous vos poussées et montées de lait. Vous avez tripoté et tripotez toujours impunément l'histoire du Canada et celle du Québec, à vos seules fins dont prioritairement celles de tout détruire autour de «votre trône» et de «votre royaume souverain», pour ériger, sans opposition, la «bécosse silencieuse» de votre théocratie, version religionnaire et pontifiante de la «dictature démocratique».

    Au regard des séparatistes de la Tchétchénie, du Timor et du Kosovo, entre autres, comment pouvez-vous, honnêtement, continuer à beurrer l'opinion des Québécois? Où trouvez-vous le culot de parler de «divorce à l'amiable» et d'évoquer le «respect mutuel» ainsi que les «terrains d'entente», alors que vous vous êtes spécialisée en «Canada bashing» et que vous n'avez, de toute façon, jamais eu le moindre respect pour qui que ce soit qui ne pensait pas comme vous; alors que votre icône Bernard Landry a torchonné le drapeau canadien et multiplié les fanfaronnades, les bravades et les provocations contre le fédéralisme dont il disait qu'il n'était pas équitable ni rentable, se contentant d'ignorer l'iniquité salariale, de mépriser les démunis et d'endetter le Québec à tout jamais; alors que votre alter ego Pierre Falardeau ne manque encore aucune occasion de vomir le fiel de ses inepties sur tout ce qui est canadien et/ou fédéraliste, c'est à dire non-falardiste; alors que votre bedeau d'office, Gérald Larose, idéalise l'accomplissement de bourdes putschistes que le soi-disant rédempteur appelle des gestes de souveraineté? Où trouvez-vous autant d'encres noires?

    Pourquoi faites-vous encore et toujours semblant d'ignorer que les Québécois ont évolué, depuis les 40 dernières années? Comment pouvez-vous honnêtement ignorer que les Québécois se sont instruits, qu'ils ont cessé de se regarder le nombril et qu'ils se sont débarrassés des complexes d'infériorité et de persécution dont parlent encore les «preachers» de l'intégrisme séparatiste? Pourquoi feignez-vous encore et toujours ignorer que les accros-dépendants des vapeurs de l'indépendance séparatiste sont très minoritaires (3ième opposition) et en voie d'extinction? Pourquoi continuez-vous à vous imperméabiliser contre la lucidité?

    Cessez donc de vous prendre pour une sage femme, de jouer à la Gilberte Côté Mercier, de vous prendre pour une papesse et de publier vos bulles éculées et les ex cathedra de vos idées fixes, toutes aussi bancales que tordues, qui n'impressionnent et n'intéressent plus personne ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jean Dunois
    Inscrit
    samedi 23 février 2008 14h15
    Mon cher Tanguy-Pagé, la parlotte, vous, ça vous connaît en bibitte !
    « Quand je vous lis, j'ai toujours l'impression de lire un gamin qui rue dans les brancards parce que maman ou papa osa opposer un non à son caprice de l'heure.

    J'en veux pas d'épinards ! (de liberté nationale). Alors je gueule de toutes mes forces pour « démontrer » que les épinards c'est ringard, malsain et... passé de mode !

    Bref, c'est de la propagande, ces maudits épinards ! Et puis si j'aime pas ça, moi, les épinards, c'est que très mauvais pour l'humanité entière. Pas difficile à comprendre, ça. Na !

    Or chacun de vos textes démontre que c'est bien plutôt vous, Pagé, qui avez oublié d'évoluer depuis les trente ou quarante dernières années (et quand bien même vous seriez plus jeune que le compte de ces décennies). En outre, la volonté d'indépendance des Québécois n'a pas plus à voir avec le ressentiment que celui d'un jeune homme (ou jeune femme) qui, le plus naturellement du monde, quitte la maison familiale pour vivre... sa vie.

    Ce n'est 'contre' personne (il ne vomit pas sur son père pas plus qu'il ne met le feu à la maison de son enfance au moment de prendre son envol). C'est 'pour' lui. Aussi en est-il ainsi pour tout individu, privé ou collectif, qui a atteint la maturité de son être. Tout simplement. Mais manifestement, cette banalité de l'existence est encore trop complexe pour votre entendement, cher petit gamin.

    À vous entendre, la liberté est une mode : il y a des moments où elle est opportune, et indésirable à d'autres : « Eh les boys, nous sommes à l'époque où l'esclavage est dans le vent; alors cessez de nous les casser avec vos stupides idées de liberté ! » Il me semble que c'est exactement ce que vous écrivez. À mille exemplaire. Depuis des années. Et sur toutes les tribunes où vous écumez votre haine contre toutes les Lise Payette du monde que vous croisez. Haine, je dis bien. Car il n'y a pas d'autre mot pour identifier l'atmosphère (et le verbe), qui se dégage de votre prose. Et ce, bien que par projection primaire vous prétendez repérer celle-ci chez « l'autre ». Primaire. Comme dans : Primate. Comportement mental que du reste l'on retrouve très fréquemment chez les opposants à l'Indépendance du Québec. Comme quoi, ça coule de source, les arguments solides dans ce camp idéologique, ce n'est pas exactement sa force...

    Or, à la fin, y a-t-il un homme digne de ce nom - digne de ce nom - pour avancer le plus sérieusement qui soit (et toujours l'insulte et l'injure à la clé, comme de bien entendu, mon très cher !) des arguties pareilles ? Hormis Stéphane Dion et Jean Charest, assurément. Ces deux génies de la politique québécoise.

    Yes ! There is somebody : me, myself and I, d'enchaîner (car les chaînes, ce « Québécois », visiblement il adore ça) notre Gerry Pagé de service.

    Suggestion amicale. Vous devriez demander à des proches de vous lire avant d'envoyer vos textes, mon cher ami. Peut-être parviendriez-vous à donner l'impression que vous possédez un minimum d'intelligence politique. Ce serait trompeur, certes. Mais en tout cas vous n'auriez pas besoin de marcher dans la rue avec un sac brun sur la tête. Gain non négligeable après tout, n'trouvez-pas ???

    PS : MM. Denis Beaulé et Serge Charbonneau, en parcourant les différentes plages des forums du Devoir, je suis stupéfait de constater combien vos propos sont semblables. Jusque dans le style... Et il faut dire que ça devient plus qu'étonnant quand, à l'occasion, l'un congratule l'autre... Ah... il y a de ces bizarreries parfois, dans la vie. Un mot pour M. Montoya, en terminant. J'incline à penser que vous seriez beaucoup plus convaincant dans vos « analyses », M. Montoya, si vous ne donniez pas constamment l'impression d'écrire pour le plaisir - immense, semble-t-il - de vous écouter... écrire. »

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 23 février 2008 14h31
    Du collaborationniste Pagé
    « Je trouve vraiment de bas étage la propagande des collaborationnistes comme Gerry Pagé. Si je comprends bien, sans les anglo-Canadiens, les Québécois seraient encore des sous-hommes sous-éduqués. Quelle fierté de soi-même. C'est ce qui me sidère le plus chez ces collaborationnistes, ce sentiment d'inféodation au Canada anglais et de mépris de la francophonie. Comme quoi il est temps de faire notre indépendance nationale, oui indépendantistes et souverainistes, pas séparatistes. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 23 février 2008 23h16
    Du Calme M. Gerry : vous allez faire une syncope!
    « Bonjour Mme Payette,

    Excellent article comme d'habitude. Toute ma famille vous admire pour ce que vous avez fait pour le Québec.....

    Je me demande pourquoi des lecteurs cultivés(!) comme Messieurs Pagé et Archambault s'abonnent au Devoir. S'ils vous détestent tant que cela, ils n'ont qu'à s'abonner à GESCA. Là au moins ils pourront lire en paix : André, Alain et Lysianne, sans craindre une crise cardiaque.

    Ils sont libres de passer par dessus votre chronique si elle leur donne des boutons!

    Le mépris suinte dans leurs commentaires ; on peut être en désaccord et le dire poliment, non?

    Quand j'y pense: La Payette!

    L'arme des faibles..... »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 23 février 2008 23h45
    Forum ou aquarium?
    « En jetant un regard distrait sur les poisseux propos que récitent les «acerbes» Simard et Dunois, c'est triste de constater à quel point certaines boîtes crâniennes évidées d'opinion recherchent et s'accrochent désespérément à un texte-hameçon qui les émoustille et les titille, se donnant ainsi, l'espace d'un gazeux orgasme scribouillard, l'impression qu'ils en ont une. Leurs graffitis «pas de classe», notamment les scribouillis de bécosse de «Falardeau-Dunois», trouveraient leurs suçoteux empressés, chez les gougeons et têtards qui frétillent dans les marécages de la gazette de Jasmin, «Le Québécois», plutôt que dans les forums du Devoir ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    dimanche 24 février 2008 15h07
    Me Patrice Garant : L'art de faire d'une Non-Question une urgence
    « L'art de faire d'une Non-Question une urgence
    Ou : La propagande de Me Patrice Garant sous couvert d'un savoir autorisé


    Je pense que l'intervention ci-contre de M. Marcelin Gélinas se révélait doublement pertinente (www.ledevoir.com/2008/02/22/commentaires/0802220840563.html). D'abord parce qu'elle recoupe tout à fait le commentaire de Mme Lise Payette, ensuite parce qu'il s'agit là d'un cas de figure particulièrement intéressant de lutte idéologique sous couvert de « rigueur » et de « crédibilité intellectuelle », voire de « scientificité » (entendons : « sciences juridiques »). Mais ne craignez rien : je ne ferai pas pour autant dans l'exégèse des travaux de Jurgen Habermas. Bien que l'exposé se montrera tout de même un peu long, ce dont je m'excuse d'avance.

    Alors voici.

    Je ne crois pas que vous soyez une « mauvaise » personne, M. Garant. Mais il est tout de même étonnant que du haut de votre grand âge, de votre expérience surtout, vous ne vous rendiez toujours pas compte du ridicule - je pèse mes mots - de vos interventions sur la question de l'Indépendance du Québec.

    Dans ce cas-ci, et outre en effet votre mauvaise foi proverbiale, désormais de notoriété publique, vous transformez une Non-Question en urgence.

    Mauvaise foi ? Voici (parmi quelques manoeuvres rhétoriques de même nature : contorsions mentales, allusions insidieuses, fausse et prude indignation...) : vos adversaires « idéologiques » se voient toujours soumis à vos « procès » d'intention. Les gens qui ne partagent pas vos opinions sont d'emblée accusés ou de mauvaise foi, ou de tentative délibérée de tromper la population. Ce qui, convenons-en, constitue le comble de la mauvaise foi ! Or dieu sait pourtant qu'il faudrait énormément de travail et de longues années pour que les forces souverainistes parviennent un jour - et si le passé est 'garant' de l'avenir, ce n'est pas demain la veille (et on ne saurait d'ailleurs que s'en réjouir) - à la malhonnêteté et au sabotage de la démocratie (et je ne parle pas seulement des « Commandites » du régime des Jean Chrétien / Denis Coderre / Jean Pelletier / Alfonso Gagliano / Charles Guité / André Ouellet / Pierre Pettigrew et al., car ça taraude fort depuis déjà 1968-1970...) dont les opposants à la libération nationale du Québec ont fait preuve au fil des décennies (« Federal Police » - ou Royal Canadian Mounted Police - comprise !), à l'occasion des référendums de 1980 et de 1995 en particulier (trois, même : n'oublions pas cette bouillabaisse infecte de 1992, indigne des règles de droit d'un pays civilisé : lesdits « Accords » (!) de Charlottetown).

    La Non-Question, maintenant. Comme si les ténors de l'Indépendance du Québec s'étaient jetés à corps perdus sur la situation des Kosovars, et de leur récente indépendance, pour justifier plus encore, et sur-le-champ, et par les mêmes voies, la légitimité de leur Projet selon des procédures « illégales », vous vous engouffrez dans ce « prétexte », cher maître, pour « dénoncer », une fois de plus, le discours et les intentions « douteuses » de ces « malhonnêtes gens » : ces Québécois qui désirent tout simplement, et pourtant bien légitimement et par les chemins les plus démocratiques qui soient, un pays à eux. Comme s'il y avait extrême urgence ! Alors qu'il y a là, bien au contraire, une non-question. Personne, en effet, ne brandit l'exemple du Kosovo en affirmant haut et fort que Kosovo et Québec, c'est du pareil au même comme : A implique B.

    Déconstruisons sans plus tarder le bancal échafaudage :

    1) Me Garant craint que l'Indépendance du Kosovo n'apporte de l'eau au moulin des Indépendantistes québécois; 2) il transforme cette crainte en « état de fait » en déclarant ex cathedra (et ce à peine quelques heures après ledit Événement, et avant même que personne n'ait eu le temps de réaliser pleinement ce qui s'était soudain passé dans cette volatile région du Globe appelée Balkans) que c'est effectivement ce que font en temps réel des Souverainistes québécois; 3) L'occasion est alors créée (de toute pièce) pour dénoncer (non pas même l'erreur, le cas échéant, et ne fût-elle que purement hypothétique ou discutable, mais bien...) la volonté de tromperie de ces salauds de Québécois malhonnêtes; 4) Me Garant « répond » par conséquent à un interlocuteur qui n'existe que dans son imagination (ou sa crainte au ventre, devrait-on dire plus justement). D'où la tentative (tout à la fois vaine, ridicule et foncièrement déshonnête) de rétorquer à une... « Non-Question »; 5) Or comme le procédé est plutôt grossier et qu'il n'échappe qu'aux gens distraits ou intellectuellement paresseux, il faudra tenter de camoufler la manoeuvre (noyer le poisson) par des arguties juridiques qui recouvrent d'un vernis « informé » et « autorisé » ce qui n'a plus rien à voir avec : i) et la situation québécoise de manière générale, et ii) la volonté claire, affirmée et affichée, naguère ou à notre époque indifféremment (et en dépit des nuances d'ordre stratégique), de l'ensemble des porte-parole des indépendantistes québécois (indépendamment par ailleurs de la pertinence ou non de ces « arguties » concernant le cadre juridique kosovar spécifique, ce cadre n'étant plus qu'un prétexte pour donner le change à un adversaire qui, rappelons-le, n'a encore... rien dit).

    Bref, du Patrice Garant tout plein ! À la façon de Claude Garcia à la faveur du référendum de 1995 (C.G. : président de la « Canada Life » au Québec, laquelle lucrative entreprise appartient à Power Corporation of Canada, lequel empire possède les journaux de Gesca, et notamment La Presse, où incidemment les papiers de Me Garant sont acceptés les yeux fermés auprès de ceux d'Alain Dubuc ou de Lysiane Gagnon...), il s'agit tout bêtement de terrasser l'ennemi en tout temps, et ce avant même qu'il n'ouvre la bouche ou ne dépose au petit matin le pied hors de son lit. Sous couvert de crédibilité intellectuelle, de rigueur juridique et de titres ronflants (professeur émérite à la Faculté de droit de l'Université Laval, etc.), notre homme peut s'en donner à coeur joie dans la fort peu élégante bagarre de ruelles sous motif d'une présumée connaissance raffinée... des rouages primaires de la propagande. À n'en pas douter, Me Garant ferait bonne figure, j'en suis convaincue, auprès des André Pratte de notre bonne vieille Paresse of Mount Tréal.

    Cela dit, et on l'a dit effectivement, la donne géo-politique en Serbie est fort différente de celle qui domine le contentieux Québec/Canada. Ce qui se passe là-bas ravive notamment de vieux démons entre deux blocs de civilisation (souvenons-nous de ce coup de feu de juillet 1914, à Sarajevo, qui a enfanté à lui-seul ce conflit épouvantable que l'on a nommé la Première Guerre mondiale) : les Slaves (la Serbie, toujours appuyée, même contre tout bon sens parfois, par la Russie) et les Occidentaux (nonobstant tout le flottement et l'ambiguïté de cette appellation). Et Indépendance du Kosovo ou pas, la situation reste extrêmement délicate dans ce coin du monde. Car les enjeux dépassent largement la stricte binarité Serbie/Kosovo.

    Ce qui fait en bout de ligne, M. Garant, que l'on a droit de votre part à un verbiage invraisemblable sur le Kosovo qui n'a plus rien à voir avec le Québec. Hormis bien sûr, et de manière plus générale (mais ça, vous prenez bien garde de le souligner), la volonté chevillée au coeur de tout homme (et de tout peuple, les 'Albanais' du Kosovo et les Québécois compris) qui se respecte, à savoir : la volonté de liberté. Au sens strict, car je ne suis pas spécialiste de ces questions, je ne sais pas réellement si les « arguments » juridiques que vous mettez de l'avant sur le cas du Kosovo sont vraiment concluants ou éclairés (Me Brun et Me Brouillet ont dû souvent par le passé vous ramener à la « raison », mais hélas en vain comme on le constate derechef, dans vos argumentations oiseuses; alors disons que maintenant je suis sur mes gardes...). Et à vrai dire, ça ne m'intéresse pas véritablement ces finasseries juridiques concernant le Kosovo. Puisque ultimement la question n'est pas d'ordre juridique : elle est d'ordre politique. Et elle se réglera politiquement (et non militairement, je veux sincèrement l'espérer). Mais surtout, tout ce placotage n'apporte aucun éclairage réellement utile au « cas » québécois. En finale, tout ce gribouillage, dont Me Patrice Garant se fait l'« expert » au fil des ans, porte un nom : l'amalgame. Autrement dit : le brouillage au nom même de la clarté. Il y a décidément du Dion (fils) chez le très Canadian Garant. C'est tordu pas à peu près, pour parler à la québécoise. Il s'agit, j'y insiste, et telle une recette de bouillabaisse de mauvaise qualité, en effet, d'utiliser n'importe quelle situation pour contrer les velléités d'Indépendance des Québécois (le cas patent rappelé par M. Gélinas n'en est qu'un exemple parmi de nombreux autres : www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=508&Itemid=99999999). C'est tout ce qu'on veut, sauf un travail sérieux, rigoureux et intellectuellement honnête. À vrai dire, pareille volonté de tromper l'opinion publique (de la confondre et/ou de l'apeurer, dans le « meilleur » des cas) relève d'un infantilisme qui n'est pas sans nous ramener aux propos, ici même, des Claude Archambault, des Richard Desrochers et des Gerry Pagé : « Ça ne me plaît pas à moi. Par conséquent (ah ! la puissance de la « logique ») c'est tout en un intellectuellement, politiquement et moralement irrecevable ! ». Démonstration impressionnante, messieurs les gérants d'estrade du Wonderful Kanada !

    Ainsi, la définition de votre « personnage » déclinée par M. Gélinas (i.e. un idéologue déguisé en intellectuel rigoureux et désintéressé) vous va assurément comme un gant : « un démagogue qui s'indigne à perpétuité, et dans la redite constante, de la prétendue démagogie de qui ne partage pas tout naturellement les thèses à l'origine (rarement à l'issue, et pour cause) de sa propre « argumentation » démagogique. » Ça me rappelle Charles Taylor, tiens... Ce solide philosophe, respecté et respectable (et dont j'ai lu plusieurs des ouvrages avec intérêt), qui se métamorphose infailliblement en bouledogue (certains diraient, hélas non sans raison, en WASP : White Anglo Saxon Protestants), ou peu s'en faut, lorsqu'il aborde spécifiquement la question d'un Québec français et/ou indépendant. Comme quoi les grands esprits laissent parfois, ou ponctuellement, de grands espaces à l'esprit petit.

    Me Garant, vous êtes tout à fait légitimé, à titre de citoyen, de vous opposer à l'idée de l'Indépendance du Québec. Dommage toutefois que vous reveniez constamment avec des textes aux allures juridiques (argument d'autorité...) afin d'enfoncer systématiquement et tout platement, chez vos lecteurs, le clou de vos préférences idéologiques.

    Avec M. Gélinas, M. Garant, je ne vous reproche pas votre désaccord à l'égard du Projet d'Indépendance du Québec, ou même votre « amour » du Canada, ni d'ailleurs votre « combat citoyen » contre les Parizeau de ce monde. Ce que je vous reproche, Me Garant, c'est que vous ne soyez jamais capable de procéder à cette lutte par des voies franches et intellectuellement honnêtes. Vous ne savez faire que dans les sophismes, d'une part, dans le « discrédit de l'Autre » d'autre part - le discrédit de celui qui ne partage pas vos orientations politiques. De fait, sous couvert du « droit légal » dans le phrasé, vous ne faites toujours que de la politique. Et de la très petite politique.

    Et c'est ainsi qu'au nom de vos préférences idéologiques vous êtes parvenu, en confondant les deux mondes, à vous discréditer totalement à titre de juriste. Sous cet aspect je dirais qu'un Denis Coderre, par exemple, constitue un parangon d'honnêteté intellectuelle à côté de vous. Et on comprend d'autant mieux alors, et je rejoins M. Gélinas sur ce point aussi - car dans ces pages-là tout ce qui est susceptible d'alimenter le barrage (castorien !) contre la volonté de libération nationale des Québécois est bon à publier, que ce soit stupide, malhonnête, insignifiant, vain ou ridicule, peu importe -, que vos textes de propagande (car c'est bien ce dont il s'agit, et de rien d'autre) se voient toujours reçus les bras ouverts dans les journaux de Gesca, La Presse de Montréal en particulier (un journal qu'il faut bien, hélas, qualifier de honteux au sein d'une démocratie). Cela étant, j'ajouterai que Le Soleil de Québec, du même Gesca de la famille Paul « Power » Desmarais (lequel a de tout temps confondu « information » et « intérêt personnel » : serait-ce pour cela même que le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, l'a tout récemment, et dans le plus grand faste, honoré de la Grand-Croix...?) est depuis quelques années un quotidien un peu moins complaisant que La Presse, il faut quand même le dire. Même si...

    Reste, Me Garant, et je termine là-dessus, que j'éprouve pour vous quelque chose qui pourrait s'apparenter à de l'admiration. En effet, un homme qui ne craint pas de perdre sa réputation et sa crédibilité intellectuelle (réelle ou présumée, peu importe ici) au nom de ses convictions, ça force quand même, en quelque manière, le « respect ». Car cela signifie que vous avez des convictions, et que vous êtes prêt à vous battre pour elles. Or bien que celles-ci s'opposent radicalement aux miennes, c'est là une attitude qui, vue sous cet angle, vous honore.

    Dommage cependant que vous n'ayez jamais su vous battre honnêtement et à visière levée. Car enfin, cautionner ses « pulsions politiques » à coups d'arguments juridiques, ce n'est vraiment pas sérieux. Pas sérieux du tout.

    Il est vrai en dernière analyse, cela a été dit cent mille fois depuis mille ans, qu'il est extrêmement laborieux (même chez les plus puissants esprits) de dénicher des arguments (qui tiennent le coup sous la critique, s'entend) susceptibles de conforter et de valider l'asservissement volontaire d'un peuple. C'est que contre la liberté, il n'y a pas de raisons qui tiennent. Aussi les Patrice Garant, les Stéphane Dion, les Beryl Wajsman, les André Pratte, les Bill Johnson et les Pierre Elliot Trudeau, d'hier ou d'aujourd'hui, en sont-ils réduits à la violence. Que celle-ci se manifeste par le verbe (de la propagande au mensonge, de la désinformation à la stigmatisation, de la censure au dénigrement, de l'ostracisme à la haine télécommandée) ou par l'action (la tyrannie institutionnelle sous toutes ses formes : permanente ou ponctuelle, juridique, politique ou armée, à petite ou à grande échelle).

    Quand on ne tient pas une bonne « Cause », les moyens pour la faire triompher ne sont jamais très vertueux ni convaincants. La plume de Me Patrice Garant ne constitue à cet égard qu'une banale illustration de plus du phénomène.

    (J'imagine que si j'avais eu le temps de revoir ce texte, j'en aurais pu donner une version plus concise. Veuillez de nouveau m'en excuser) »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 25 février 2008 09h14
    Du Varech dans l'Aquarium-Dunois!
    « En jetant un regard distrait sur les poisseux propos que récitent l'«acerbe» Dunois, ce «Taliban claustré du Kébékistan de l'Est», c'est triste de constater à quel point certaines boîtes crâniennes évidées de raison, recherchent et s'accrochent désespérément à un texte-hameçon dont certains appas les émoustillent et les titillent, se donnant ainsi, l'espace d'un gazeux orgasme scribouillard, l'impression qu'ils ont une idée à lâcher ou un gaze spasmodique à passer. Leurs graffitis hébétés et «pas de classe», notamment les scribouillis de bécosse de «Vigile-Dunois», trouveront leurs suçoteux empressés, chez les gougeons et têtards qui frétillent et barbotent dans le marécageuse gazette «Vers Demain» ou ses substituts que sont «Le Québécois» et quelques autres essuie-tout, plutôt que dans les forums de liberté d'expression qu'offre Le Devoir, pour ne citer que cet exemple.

    En somme, les poudreuses petitesses des mousquets à pétards que brandissent contre les lucides Québécois, les verbeux patriotes creusement virtuels, ces résidus patriotards intégristes de l'Est, du Nord profond ou d'ailleurs, n'impressionnent plus personne.

    «Nestor-Dunois», avant de pondre votre tout premier paragraphe, mieux vous aurait-il fallu vous relire, à défaut de réfléchir. Farce à part, vous écrivez : «Quand je vous lis, j'ai toujours l'impression de lire un gamin qui rue dans les brancards parce que maman ou papa osa opposer un non à son caprice de l'heure». J'ai rarement vu un séparatiste faire de la sorte son autoportrait : Ce que la majorité des lecteurs ont compris de votre déclaration, c'est que «Depuis les NON RÉFÉRENDAIRES des mamans et papas du Québec, les ados séparatistes, ces enragés accros des leurres que font mirer les royaux suzerains qui sont à se construire le palace de leur souveraineté, ruent dans le bacul». Ma foi, vous en radotez plus que jamais. Quant aux poudres d'épinards qui sortent droit des labos de votre boulimique séparatisme-toxico, d'une part; au seul regard de la stature si chétive de votre texte, d'autre part, j'oserais vous suggérer d'en cesser la consommation. Je constate, plus que jamais, que la carrure de la majorité des Québécois vous foute tous les complexes. Je peux comprendre. Mais, c'est votre problème, dirait Boisclair. Quant au reste du tricot de vos broderies, ce n'est qu'au Dolorama du P.Q., coin Vigile, que vous pourrez tenter de les refiler aux béats badauds qui défilent encore devant votre podium.

    À toute fin pratique, relisez le premier paragraphe de ma mise au point. Si vous continuez à semer de la sorte vos «papiers-culs» à tout vent, «C'EN SERA PATHÉTIQUE JUSQU'À LA CARICATURE», selon votre propre expression du 10 juillet 2006...

    Devant la vidange de vos de vos épiceries patriotardes, « JE TOURNE LE DOS, AVEC MÉPRIS. RÉSOLUMENT. DÉFINITIVEMENT. IRRÉVERSIBLEMENT.»; reprenant intégralement VOTRE DIKTAT ostentatoire et pompeusement pontifiant du 21 avril 2006...

    «ADIEU VEAUX intégristes, VACHES fondamentalistes, COCHONS felquistes et COUVÉES séparatistes», écrirait JEAN DE LA FONTAINE, s'il revenait parmi nous !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    lundi 25 février 2008 11h52
    Monsieur ou Madame la/le « modérateur »
    « De manière générale, j'ai plutôt horreur de la censure. Quelle que soit la forme qu'elle puisse prendre. Y compris, par exemple, dans certains journaux comme « La Presse » (et outre la page éditoriale, où la propagande s'étale comme si nous vivions en ex URSS), où même les sections laissées aux opinions des lecteurs sont biaisées jusqu'au ridicule en faveur des opinions (politiques) de la famille propriétaire dudit média.

    Mais je crois qu'il y a des limites à respecter dans toute société civilisée. Or quand nous lisons l'écume défécatoire des Gerry Pagé, homme incapable de s'exprimer sans tout souiller autour de lui (on croirait un enfant de trois ans tout fier de dessiner sur les murs à partir de ses productions intestinales...), et ce jusque dans les pages du respecté « Devoir », je crois que l'on franchit, en effet, les limites du raisonnable.

    Dans notre société (encore) démocratique, j'estime qu'il ne faut interdire à personne de s'exprimer sans de très solides raisons éthiques. Je crois que les Gerry Pagé de ce monde, toutefois, dépassent vraiment les bornes de tous les seuils (les plus élastiques) acceptables.

    D'autant plus - promesse d'ivrogne, comme on dit - que ce n'est pas la première fois qu'il « promet » que c'est là... son dernier mot.

    Cet homme n'a pas besoin de tribunes. Il a visiblement besoin d'un médecin.

    Y en-a-t-il un dans la salle ???

    Cela dit, un bravo ! tout particulier pour votre intervention, Mme Pisier. Ça devient vraiment lourd, très lourd, ces textes et ces interventions à saveur « canadienne », qui n'en finissent pas d'être partout étalés (chez « Gesca » en particulier, vous avez parfaitement raison, et depuis des années, voire des décennies !). Or non seulement les points de vue sur la question nationale ne sont jamais - jamais - équilibrés dans ces « lieux-là », mais l'argumentation est très rarement honnête au plan intellectuel (Me Garant le démontre, malgré lui..., une fois de plus). Rares en effet les textes où l'aspect propagande n'occupe pas l'essentiel de l'« espace mental » d'une présumée argumentation. Et ça ne date pas d'hier comme le rappelle, par exemple, ce vieux commentaire portant sur Alain Dubuc - et qui remonte à plus de 10 ans passés.*

    Il est vrai, comme vous le dites très justement en finale, madame, et ça explique largement le phénomène, qu' : « Il est extrêmement laborieux (même chez les plus puissants esprits) de dénicher des arguments susceptibles de conforter ou de valider l'asservissement volontaire d'un peuple. C'est que contre la liberté, il n'y a pas de raisons qui tiennent. [...] Quand on ne tient pas une bonne « Cause », les moyens pour la faire triompher ne sont jamais très vertueux ni convaincants. »

    C'est pourquoi, je crois, les Patrice Garant et les André Pratte n'échappent jamais au ridicule face à un lecteur pas complètement lessivé du chapeau.

    * http://pages.infinit.net/histoire/gouin09.html »

  • Jean-Yves Bégin
    Abonné
    lundi 25 février 2008 15h14
    Y a bien des précédents...
    « Bonjour Mme Payette.

    For the sake of argument...

    Car vous me faites penser...

    Ben sûr ben sûr. La porte est ouverte.

    Et il y a bien des précédents, je suis sûr que j'en oublie.

    La Norvège et la Suède... avec allers-retours, je crois...

    La Tchéquie et la Slovaquie, qui dit-on parfois le regrette.

    Et maintenant... Chypre... partition... réunification...?!

    Et le reste. Démystifions. De la mélasse et des plumes!

    Sauf qu'un pays ça ne se fait et défait pas comme... !!!

    Mais ça, laissons ça à d'autres...

    Au fait, et revenons chez nous,

    cela relève-t-il d'une question constitutionnelle interne, un domaine où la majorité est des DEUX TIERS, non de 50 + 1, un argument qui semble même avoir échappé à un Jean Chrétien lui-même au soutien de sa hargne arithmétique légendaire...

    ou du droit international des nations à disposer d'eux-mêmes, qui semble avoir échappé au parlement actuel?

    Dans le premier cas, l'entrée de Terre-Neuve à 52% aura réglé la question, si sortir c'est pareil comme entrer!
    Et dans le deuxième, un Stephen Harper lui-même nous aura fait un cadeau maladroit en déclarant le Québec une nation!

    Et qu'un Stéphane (Dion) se le tienne pour dit!

    Voilà, chère madame Payette, je ne voulais que vous amuser en passant, en délayant de la mélasse et des plumes.

    D'ici là, si on veut s'en sortir, il faudra bien en finir avec les majorités à la 50 + ou - 1, qui semblent devenues la règle (Union européenne, divorce irlandais, etc., etc.) comme si le sort voulait se jouer en riant de la démocratie.

    Et entre temps, félicitons-nous de ce que le dernier référendum ait été de 1% contre, et non 1% pour.

    Ce que j'aurais appelé un scénario de guerre civile.

    Même au Québec et au Canada, prix Nobel du Maintien de la Paix dans le Monde?

    Sait-on jamais. Car rien n'est impossible.

    Et tout le monde il n'est pas toujours bon il est gentil.

    Air-Canada aurait même pu offrir les avions gratuitement.

    Car quand on nous aime... pour ceux qui aiment la vie...

    Ah oui, la mélasse et les plumes, je m'explique.

    Cela vient d'une arrière-grand-mère, qui disait: quand ça sent la tempête et que les enfants sont tannants, donne-leurs de la mélasse et des plumes, ça les occupera.


    Plaisir plaisir, avec mes amitiés!

    jyb.

    PS. Au sujet de Terre-Neuve, vérifier, de méchantes langues sussurrent que ce fut 52% contre, et non pour, mais que les champions du pour étaient tellement pour le pour que... chut! »

  • Denis Bouffard
    Abonné
    lundi 25 février 2008 23h28
    Oui à un divorce de raison et non à un mariage de force
    « Vous avez tout à fait raison : si les Québécois devaient enfin choisir de se prendre en main, la très grande majorité d'entre eux souhaiteraient un divorce élégant entre citoyens civilisés dans le respect des différences. Je ne sais plus où j'ai recueilli cette belle analogie (que vous connaissez sans doute déjà) mais je trouve qu'elle résume bien le désir profond d'un nombre de plus en plus important de Québécois : ce que nous voulons, ce n'est pas one single nation coast to coast, mais bien deux belles nations côte à côte.
    Désirer la souveraineté du Québec, ce n'est pas chercher à nier le Canada qui est aussi un excellent pays, c'est simplement vouloir l'égalité et créer un meilleur équilibre qui permettrait enfin au Québec de jouer pleinement son rôle et de mieux rayonner sur la scène internationale. Je pense encore souvent à votre documentaire de l'ONF (Disparaître) et je crois que la souveraineté demeure toujours l'un des moyens les plus efficaces de préserver l'identité et la culture d'un peuple. Je ne connais pas beaucoup de peuples souverains menacés de disparition, mais je connais certainement de nombreux peuples non souverains qui sont en voie de disparition ou qui, comme le Québec, vivent en bonne partie dans l'ombre d'une autre nation dominante qui freine leur plein épanouissement.
    C'est plutôt ironique de voir depuis récemment de petits pays comme la Slovaquie, le Montenegro et le Kosovo accéder à l'indépendance tandis que le Québec, qui est probablement l'État non souverain le mieux doté de la planète, passe son tour et même deux fois plutôt qu'une. Bien sûr, les circonstances ne sont pas les mêmes dans ces pays comme le dit monsieur Dion. C'est vrai, d'autres peuples ont la volonté de devenir indépendants mais n'en ont pas tous les moyens. Le Québec en a tous les moyens, mais pas encore assez de volonté... Dommage... comme le dirait la chanson : mais qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?
    Denis Bouffard »

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