mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h39


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un ourson nommé Mahomet

30 novembre 2007  International
Khartoum — Une enseignante britannique a été reconnue coupable d'insulte à l'islam au Soudan pour avoir autorisé ses élèves à nommer un ours en peluche Mahomet, a annoncé hier l'un de ses avocats. Elle a été condamnée à 15 jours de prison et doit être expulsée du pays.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a décidé de convoquer l'ambassadeur du Soudan pour obtenir des explications. Il avait auparavant déclaré que les diplomates feraient «tout pour éviter» que les possibles peines encourues par Gillian Gibbons lui soient imposées. La peine maximale dont l'institutrice était passible était 40 coups de fouet, une amende et six mois de prison.

«Le juge a reconnu Gillian Gibbons coupable et l'a condamnée à 15 jours de prison et à l'expulsion», a déclaré Ali Mohammed Ajab, l'un des avocats de la défense. Il a précisé que l'enseignante, âgée de 54 ans, avait été reconnue coupable d'«insulte à la foi des musulmans au Soudan» en vertu de l'article 125 du code pénal soudanais, alors qu'elle était initialement accusée d'incitation à la haine religieuse. Un juge a confirmé la condamnation alors qu'il quittait l'audience à huis clos. «Nous sommes extrêmement déçus par la sentence et le ministre des Affaires étrangères, David Miliband, a convoqué l'ambassadeur soudanais pour qu'il explique ce qui s'est passé», a déclaré une porte-parole du Foreign Office sous couvert de l'anonymat.

M. Miliband avait déjà rencontré l'ambassadeur du Soudan Omer Mohammed Ahmed Siddig un peu plus d'une demi-heure au cours de la journée. Il avait souligné le respect de la Grande-Bretagne pour l'islam lors de cet entretien.

Le Conseil musulman de Grande-Bretagne, rassemblant des organisations musulmanes, a jugé la peine «complètement injustifiée», tandis qu'Ali Mohammed Ajab, à Khartoum, l'a qualifiée de «très injuste». L'avocat, qui travaille également pour le Centre de Khartoum pour les droits de l'homme, a déclaré que le Centre interjetterait appel de la condamnation, contrairement à l'établissement scolaire employant la ressortissante britannique.

«C'est un verdict très juste, elle aurait pu avoir six mois [de prison], des coups de fouet et une amende; elle a seulement écopé de 15 jours [de prison]» et sera expulsée, a déclaré Robert Boulos, de l'Unity High School, en précisant que l'école ne ferait pas appel. L'enseignante, incarcérée depuis cinq jours, passera dix jours derrière les barreaux, a-t-il ajouté.

Gillian Gibbons avait été interpellée dimanche à la suite de plaintes reçues par le ministère de l'Éducation. Il lui était reproché d'avoir insulté Mahomet en laissant ses élèves donner le nom du prophète à un animal en peluche.

Elle devrait purger sa peine dans la prison pour femmes d'Omdurman, près de Khartoum.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Dépêche
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009