Futur ministre de la Défense ? - Éhoud Barak revient à la tête des travaillistes israéliens
Photo : Agence Reuters
Éhoud Barak près d’une affiche de son rival Ami Ayalon, hier, à Kfar Saba.
L'ancien premier ministre Éhoud Barak a remporté, avec une faible avance sur l'ancien responsable de la sécurité, Ami Ayalon, le vote des primaires du Parti travailliste israélien, ont annoncé des responsables des deux camps.
Toute la journée, les deux candidats ont été au coude-à-coude, selon des sondages effectués à la sortie des urnes. Environ 103 000 membres du parti ont été appelés à participer au scrutin, qui peut s'avérer crucial pour le sort de la coalition du premier ministre Éhoud Olmert, le chef du parti centriste Kadima.
Les résultats définitifs de ce scrutin ne devraient pas être connus avant ce matin.
Le Parti travailliste est le principal partenaire de la formation centriste Kadima au sein du gouvernement d'Éhoud Olmert. Le vainqueur de la primaire travailliste devrait hériter du portefeuille de la Défense dans l'exécutif israélien. L'actuel dirigeant de ce ministère éminemment stratégique est le responsable sortant du Parti travailliste, Amir Peretz, qui n'a pas franchi le premier tour de la primaire.
Un deuxième tour a dû être organisé car aucun des cinq candidats n'a totalisé plus de 40 % des suffrages lors du premier tour, le 28 mai dernier.
Barak et Ayalon, tous deux d'anciens chefs militaires — Ayalon a dirigé le Shin Beth, service de contre-espionnage — ont appelé Olmert à démissionner après la parution d'un rapport officiel critiquant sa gestion du conflit survenu l'été dernier au Liban. Ils pourraient obtenir son départ et la tenue d'élections anticipées. Ils se sont tous deux publiquement prononcés pour un retrait du Parti travailliste de la coalition de M. Olmert, si ce dernier persiste à s'accrocher au pouvoir.
Sans le soutien des 19 élus travaillistes, M. Olmert se retrouverait en minorité au Parlement (120 sièges) et serait obligé de démissionner, de remanier à droite son cabinet ou d'opter pour des élections anticipées. La législature actuelle s'achève en 2010.
Toutefois, les deux candidats ont laissé entendre qu'ils pourraient demeurer au gouvernement, notamment pour éviter des élections anticipées, qui se solderaient actuellement par une victoire de Benjamin Netanyahu, le chef du Likoud (droite), selon les sondages.
«Hier soir, Olmert a pu suivre sa chaîne sportive favorite au lieu des émissions consacrées aux primaires travaillistes. Les travaillistes n'iront nulle part dans les prochains mois», a estimé le politologue Akiva Eldar, dans le quotidien Haaretz.
Pour le secrétaire général travailliste, Eitan Cabel, partisan de M. Barak, le maintien ou non du parti au sein de la coalition ne sera décidé qu'après la publication, attendue en août, du rapport final de la commission d'enquête sur les ratés de la guerre au Liban. «Nous prendrons une décision à ce moment-là», a-t-il déclaré.
À 65 ans, Éhoud Barak, qui a connu une traversée du désert de six ans, se présentait comme le seul en mesure d'être un ministre de la Défense crédible «en cas de guerre» et d'empêcher le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu.
Barak est plus populaire qu'Olmert, dont la cote s'est effondrée en raison, notamment, de la guerre au Liban.
Toute la journée, les deux candidats ont été au coude-à-coude, selon des sondages effectués à la sortie des urnes. Environ 103 000 membres du parti ont été appelés à participer au scrutin, qui peut s'avérer crucial pour le sort de la coalition du premier ministre Éhoud Olmert, le chef du parti centriste Kadima.
Les résultats définitifs de ce scrutin ne devraient pas être connus avant ce matin.
Le Parti travailliste est le principal partenaire de la formation centriste Kadima au sein du gouvernement d'Éhoud Olmert. Le vainqueur de la primaire travailliste devrait hériter du portefeuille de la Défense dans l'exécutif israélien. L'actuel dirigeant de ce ministère éminemment stratégique est le responsable sortant du Parti travailliste, Amir Peretz, qui n'a pas franchi le premier tour de la primaire.
Un deuxième tour a dû être organisé car aucun des cinq candidats n'a totalisé plus de 40 % des suffrages lors du premier tour, le 28 mai dernier.
Barak et Ayalon, tous deux d'anciens chefs militaires — Ayalon a dirigé le Shin Beth, service de contre-espionnage — ont appelé Olmert à démissionner après la parution d'un rapport officiel critiquant sa gestion du conflit survenu l'été dernier au Liban. Ils pourraient obtenir son départ et la tenue d'élections anticipées. Ils se sont tous deux publiquement prononcés pour un retrait du Parti travailliste de la coalition de M. Olmert, si ce dernier persiste à s'accrocher au pouvoir.
Sans le soutien des 19 élus travaillistes, M. Olmert se retrouverait en minorité au Parlement (120 sièges) et serait obligé de démissionner, de remanier à droite son cabinet ou d'opter pour des élections anticipées. La législature actuelle s'achève en 2010.
Toutefois, les deux candidats ont laissé entendre qu'ils pourraient demeurer au gouvernement, notamment pour éviter des élections anticipées, qui se solderaient actuellement par une victoire de Benjamin Netanyahu, le chef du Likoud (droite), selon les sondages.
«Hier soir, Olmert a pu suivre sa chaîne sportive favorite au lieu des émissions consacrées aux primaires travaillistes. Les travaillistes n'iront nulle part dans les prochains mois», a estimé le politologue Akiva Eldar, dans le quotidien Haaretz.
Pour le secrétaire général travailliste, Eitan Cabel, partisan de M. Barak, le maintien ou non du parti au sein de la coalition ne sera décidé qu'après la publication, attendue en août, du rapport final de la commission d'enquête sur les ratés de la guerre au Liban. «Nous prendrons une décision à ce moment-là», a-t-il déclaré.
À 65 ans, Éhoud Barak, qui a connu une traversée du désert de six ans, se présentait comme le seul en mesure d'être un ministre de la Défense crédible «en cas de guerre» et d'empêcher le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu.
Barak est plus populaire qu'Olmert, dont la cote s'est effondrée en raison, notamment, de la guerre au Liban.
Haut de la page

