Répression violente au Kosovo
Pristina — Le ministre de l'Intérieur du Kosovo, Fatmir Rexhepi, a démissionné hier à la suite de la répression d'une manifestation qui a fait deux morts pendant le week-end parmi la population albanophone de la province serbe sécessionniste.
«Je me sens moralement responsable de ce qui s'est passé lors de la manifestation du 10 février», a-t-il dit aux journalistes.
Les forces de l'ordre de l'ONU et la police kosovare ont tiré des grenades lacrymogènes et des balles en plastique pour disperser les manifestants hostiles au plan des Nations unies qui n'octroie pas dès maintenant l'indépendance à la province.
Les dirigeants de la majorité albanaise du Kosovo ont lancé des appels au calme après ces sanglants incidents samedi autour du parlement de Pristina.
La police de l'ONU a perquisitionné dimanche soir dans les bureaux du mouvement politique albanophone à l'origine de la manifestation. Des documents et des ordinateurs ont été saisis, trois personnes interpellées. Le leader du mouvement, Albin Kurti, lui, avait été arrêté pendant le week-end.
Ces violences, les plus graves depuis trois ans, confirment la crainte des Occidentaux d'assister à des troubles à grande échelle si la province ne se voit pas octroyer rapidement une indépendance que le plan de l'ONU ne prévoit qu'à terme.
Les dirigeants kosovars ont accepté le plan dévoilé par le médiateur de l'ONU, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, document qui, s'il est adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU, conduira à l'indépendance, huit ans après l'intervention de l'OTAN pour chasser les troupes serbes de la province.
Mais la Serbie a redit qu'elle n'accepterait jamais une telle perspective. Ahtisaari, qui compte entreprendre une dernière médiation dans les semaines à venir, a accepté jeudi d'accorder à Belgrade un délai de réflexion supplémentaire pour examiner son plan.
Le président serbe Boris Tadic a téléphoné au secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, pour demander que la force de maintien de la paix de l'Otan au Kosovo, forte de 16 000 hommes renforce les mesures de protection des 100 000 Serbes résidant encore dans le territoire, dit un communiqué du cabinet de Tadic.
Stephen Curtis, chef de la police de l'ONU, a regretté la mort des deux manifestants «à la suite d'atteintes injustifiées à la sécurité de bâtiments publics» qui ont contraint, a-t-il dit, les policiers à «prendre des mesures défensives pour rétablir l'ordre».
«Je me sens moralement responsable de ce qui s'est passé lors de la manifestation du 10 février», a-t-il dit aux journalistes.
Les forces de l'ordre de l'ONU et la police kosovare ont tiré des grenades lacrymogènes et des balles en plastique pour disperser les manifestants hostiles au plan des Nations unies qui n'octroie pas dès maintenant l'indépendance à la province.
Les dirigeants de la majorité albanaise du Kosovo ont lancé des appels au calme après ces sanglants incidents samedi autour du parlement de Pristina.
La police de l'ONU a perquisitionné dimanche soir dans les bureaux du mouvement politique albanophone à l'origine de la manifestation. Des documents et des ordinateurs ont été saisis, trois personnes interpellées. Le leader du mouvement, Albin Kurti, lui, avait été arrêté pendant le week-end.
Ces violences, les plus graves depuis trois ans, confirment la crainte des Occidentaux d'assister à des troubles à grande échelle si la province ne se voit pas octroyer rapidement une indépendance que le plan de l'ONU ne prévoit qu'à terme.
Les dirigeants kosovars ont accepté le plan dévoilé par le médiateur de l'ONU, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, document qui, s'il est adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU, conduira à l'indépendance, huit ans après l'intervention de l'OTAN pour chasser les troupes serbes de la province.
Mais la Serbie a redit qu'elle n'accepterait jamais une telle perspective. Ahtisaari, qui compte entreprendre une dernière médiation dans les semaines à venir, a accepté jeudi d'accorder à Belgrade un délai de réflexion supplémentaire pour examiner son plan.
Le président serbe Boris Tadic a téléphoné au secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, pour demander que la force de maintien de la paix de l'Otan au Kosovo, forte de 16 000 hommes renforce les mesures de protection des 100 000 Serbes résidant encore dans le territoire, dit un communiqué du cabinet de Tadic.
Stephen Curtis, chef de la police de l'ONU, a regretté la mort des deux manifestants «à la suite d'atteintes injustifiées à la sécurité de bâtiments publics» qui ont contraint, a-t-il dit, les policiers à «prendre des mesures défensives pour rétablir l'ordre».
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