Le Conseil de sécurité se saisira de nouveau du dossier nucléaire iranien - L'Iran menace de se retirer du TNP
14 juillet 2006
International
Téhéran — Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a averti mardi que l'Iran pourrait sortir du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), après l'annonce du renvoi du dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU.
«Jusque-là le peuple iranien a évolué dans le cadre du TNP et de l'AIEA [Agence internationale de l'énergie atomique], mais s'il arrive à la conclusion que les pays occidentaux ne font pas preuve de bonne volonté et de sincérité dans leur offre, il révisera sa politique», a dit le président.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne ont décidé hier de présenter prochainement un projet de résolution au Conseil ordonnant à l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium.
Lenteur
Ils ont justifié leur décision par le fait que, selon eux, les Iraniens n'avaient «donné absolument aucune indication sur leurs dispositions à discuter sérieusement sur la substance» de leur offre visant à ce que Téhéran suspende son enrichissement d'uranium.
Le président Ahmadinejad a confirmé mardi que l'Iran donnerait sa réponse à cette offre «vers la fin du mois [iranien] de Mordad», qui s'achève le 22 août, alors que les grandes puissances attendaient une première réponse lors d'entretiens qui se sont tenus mardi à Bruxelles. Il a adopté un ton menaçant à l'encontre de ces dernières, en parlant de leur action à venir au Conseil de sécurité: «Nous vous conseillons d'être patients et de ne pas perturber le climat actuel et de ne pas créer des tensions car cela sera à vos dépens.»
Un peu plus tard, il a tenté de jouer sur les divisions éventuelles de la communauté internationale. «Les Américains veulent créer des problèmes. Nous leur disons: ne créez pas de problèmes, nous allons régler la question avec les Européens. Nous avons besoin de temps pour négocier dans un climat serein [...] Un problème qui dure depuis plusieurs années, ne peut être réglé en quelques mois», a-t-il déclaré.
Mais la chancelière allemande Angela Merkel a rejeté mardi la perspective d'une telle division. «L'Iran a une bonne offre [...] mais s'il ne réagit pas et s'il espère que la communauté internationale se laisse diviser, alors l'Iran se sera trompé sur ce sujet», a déclaré Mme Merkel à Stralsund lors d'une conférence de presse avec le président George W. Bush.
Tout en assurant que l'Iran s'efforcerait d'effectuer un «examen positif» de l'offre qui lui a été faite, et voulait «régler le problème dans le calme», M. Ahmadinejad a encore laissé entendre que son pays ne suspendrait pas ses activités d'enrichissement d'uranium, qu'il a reprises en janvier dernier. «Nous ne renoncerons pas à notre droit absolu d'utiliser la technologie nucléaire civile», a-t-il dit.
Les Occidentaux notamment craignent que Téhéran ne détourne le procédé d'enrichissement, qui permet d'obtenir du combustible nucléaire, pour acquérir l'arme atomique.
Mesures incitatives
Les grandes puissances avaient présenté le 6 juin à Téhéran une offre comportant des mesures incitatives, notamment en matière de coopération nucléaire et commerciale. Les États-Unis s'étaient déclarés prêt à participer aux négociations nucléaires avec Téhéran, à condition que Téhéran suspende au préalable l'enrichissement d'uranium.
À la suite de la rencontre, qualifiée de «décevante», entre le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure Javier Solana et le négociateur en chef iranien Ali Larijani, le groupe 5+1 a décidé hier «d'oeuvrer en vue d'une résolution du Conseil de sécurité rendant obligatoire la suspension demandée par l'AIEA».
«Jusque-là le peuple iranien a évolué dans le cadre du TNP et de l'AIEA [Agence internationale de l'énergie atomique], mais s'il arrive à la conclusion que les pays occidentaux ne font pas preuve de bonne volonté et de sincérité dans leur offre, il révisera sa politique», a dit le président.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne ont décidé hier de présenter prochainement un projet de résolution au Conseil ordonnant à l'Iran de suspendre son enrichissement d'uranium.
Lenteur
Ils ont justifié leur décision par le fait que, selon eux, les Iraniens n'avaient «donné absolument aucune indication sur leurs dispositions à discuter sérieusement sur la substance» de leur offre visant à ce que Téhéran suspende son enrichissement d'uranium.
Le président Ahmadinejad a confirmé mardi que l'Iran donnerait sa réponse à cette offre «vers la fin du mois [iranien] de Mordad», qui s'achève le 22 août, alors que les grandes puissances attendaient une première réponse lors d'entretiens qui se sont tenus mardi à Bruxelles. Il a adopté un ton menaçant à l'encontre de ces dernières, en parlant de leur action à venir au Conseil de sécurité: «Nous vous conseillons d'être patients et de ne pas perturber le climat actuel et de ne pas créer des tensions car cela sera à vos dépens.»
Un peu plus tard, il a tenté de jouer sur les divisions éventuelles de la communauté internationale. «Les Américains veulent créer des problèmes. Nous leur disons: ne créez pas de problèmes, nous allons régler la question avec les Européens. Nous avons besoin de temps pour négocier dans un climat serein [...] Un problème qui dure depuis plusieurs années, ne peut être réglé en quelques mois», a-t-il déclaré.
Mais la chancelière allemande Angela Merkel a rejeté mardi la perspective d'une telle division. «L'Iran a une bonne offre [...] mais s'il ne réagit pas et s'il espère que la communauté internationale se laisse diviser, alors l'Iran se sera trompé sur ce sujet», a déclaré Mme Merkel à Stralsund lors d'une conférence de presse avec le président George W. Bush.
Tout en assurant que l'Iran s'efforcerait d'effectuer un «examen positif» de l'offre qui lui a été faite, et voulait «régler le problème dans le calme», M. Ahmadinejad a encore laissé entendre que son pays ne suspendrait pas ses activités d'enrichissement d'uranium, qu'il a reprises en janvier dernier. «Nous ne renoncerons pas à notre droit absolu d'utiliser la technologie nucléaire civile», a-t-il dit.
Les Occidentaux notamment craignent que Téhéran ne détourne le procédé d'enrichissement, qui permet d'obtenir du combustible nucléaire, pour acquérir l'arme atomique.
Mesures incitatives
Les grandes puissances avaient présenté le 6 juin à Téhéran une offre comportant des mesures incitatives, notamment en matière de coopération nucléaire et commerciale. Les États-Unis s'étaient déclarés prêt à participer aux négociations nucléaires avec Téhéran, à condition que Téhéran suspende au préalable l'enrichissement d'uranium.
À la suite de la rencontre, qualifiée de «décevante», entre le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure Javier Solana et le négociateur en chef iranien Ali Larijani, le groupe 5+1 a décidé hier «d'oeuvrer en vue d'une résolution du Conseil de sécurité rendant obligatoire la suspension demandée par l'AIEA».
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