jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Première réunion du Conseil des droits de l'homme de l'ONU

20 juin 2006  International
Louise Arbour
Photo : Agence Reuters
Louise Arbour
Genève — Les 47 pays membres du Conseil des droits de l'homme (CDH) des Nations unies se sont réunis pour une première session historique hier à Genève, avec l'espoir que ce nouvel organe saura mieux faire respecter les libertés.

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui est à l'origine de cette réforme, a ouvert les travaux en présence de ministres et de hauts représentants d'une centaine d'États, donnant le coup d'envoi d'une première session de deux semaines.

Il a appelé les pays membres à ne pas décevoir les attentes, avertissant qu'«il faudra que les travaux du Conseil se démarquent nettement de ceux de son prédécesseur», la défunte Commission des droits de l'homme, dissoute en mars dernier après 60 ans d'existence. «Ne permettez pas que cette occasion soit gâchée», a-t-il lancé aux délégués, les mettant en garde contre un retour aux «pugilats politiques» et «aux basses manoeuvres» qui ont marqué l'histoire de la Commission.

La défunte Commission avait été discréditée par la présence en son sein de plusieurs pays peu connus pour leur respect des droits de l'homme, ainsi que par des marchandages politiques. Chaque année, sa session donnait lieu notamment à un affrontement stérile entre les États-Unis et la Chine qui parvenait systématiquement à échapper à une condamnation.

Plusieurs associations ont déploré que la Chine et d'autres pays aient été désignés pour siéger au sein du nouvel organe, comme l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, le Bangladesh, Cuba, le Nigeria, le Pakistan, la Russie ou encore la Tunisie.

En réponse à ces critiques, le Haut Commissaire pour les droits de l'homme, Louise Arbour, a souligné qu'avant de postuler pour un siège au Conseil, les États membres s'étaient engagés à respecter les normes les plus strictes en la matière. «Il est de la responsabilité de tous les membres du Conseil de faire mentir ces critiques et de mériter la confiance mise dans cette nouvelle instance», a-t-elle lancé.

Une des innovations du Conseil est l'examen systématique de la situation de chacun des pays membres de l'ONU, un moyen d'échapper à l'accusation de partialité dont souffrait la Commission.

La première session consistera essentiellement à mettre au point les méthodes de travail du nouvel organe. Voulant à tout prix éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain, Kofi Annan a plaidé pour la sauvegarde de certaines méthodes efficaces de l'ancienne commission, particulièrement l'existence des rapporteurs spéciaux. Ces experts indépendants sont chargés d'examiner la situation de certains pays, ou bien de dossiers thématiques comme la torture ou la liberté de culte.

Le président du Conseil, le Mexicain Luis Alfonso de Alba, a demandé de laisser la porte ouverte aux organisations non gouvernementales, jugées les mieux placées pour dénoncer les violations des libertés.

La session doit aussi adopter une résolution sur les disparitions forcées et une déclaration sur les droits des peuples autochtones.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009