mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h09


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le gouvernement irakien est enfin complet

9 juin 2006  International
Le premier ministre Nouri al-Maliki (à gauche) a présenté hier ses nouveaux ministres: Chirwan al-Waïli (Sécurité nationale), Jawad Polani (Intérieur) et Abdel Kader Oubeidi (Défense).
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Nouri al-Maliki (à gauche) a présenté hier ses nouveaux ministres: Chirwan al-Waïli (Sécurité nationale), Jawad Polani (Intérieur) et Abdel Kader Oubeidi (Défense).
Bagdad — Près de six mois après les législatives du 15 décembre 2005, le Parlement irakien a investi hier les trois ministres en charge de la sécurité, appelés à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la violence.

«C'est un grand jour pour le peuple irakien, qui a reçu deux bonnes nouvelles: la mort du terroriste Zarqaoui et la nomination des trois derniers ministres du gouvernement», a déclaré le premier ministre Nouri al-Maliki. «Ces deux événements constituent un message très fort aux terroristes que nous allons affronter avec courage et sans relâche, à travers une mobilisation nationale», a ajouté M. Maliki, qui a mis presque trois semaines pour compléter son gouvernement.

Le sunnite indépendant Abdel Kader Mohammed Jassem Oubeidi a été investi à la Défense à main levée par 142 voix sur les 198 députés présents. Ancien général de l'armée de Saddam Hussein, M. Oubeidi a participé à la guerre contre l'Iran avant de prendre publiquement position contre l'invasion du Koweït en 1991 et d'être renvoyé de l'armée et emprisonné sept ans. Il a réintégré la nouvelle armée irakienne après la chute de l'ancien régime, en mars 2003, où il occupe actuellement les fonctions de commandant en chef des forces terrestres.

Le chiite Jawad Polani, un ancien officier de l'armée de l'air âgé de 46 ans, a ensuite été investi au ministère de l'Intérieur avec 182 voix pour et 16 voix contre. «Je promets aux Irakiens de faire mon travail dans un esprit responsable et d'être un ministre pour tous les Irakiens», a-t-il assuré.

Le chiite Chirwan al-Waïli, un ancien général de l'arme du génie, emprisonné après la répression du soulèvement chiite en 1991, a été investi au secrétariat d'État à la Sécurité nationale avec 160 voix.

Le premier ministre a reconnu que la désignation de ces ministres, qu'il avait souhaités «indépendants et sans liens avec des partis politiques ou des milices», avait pris beaucoup de temps. «Il a été difficile de trouver un accord, tant entre les différentes coalitions qu'au sein même des partis», a-t-il expliqué au Parlement.

«Mais je demande à tous de soutenir ces ministres pour qu'ils réussissent leurs objectifs de préserver la vie des Irakiens», a-t-il dit avant le vote.

L'Irak dispose enfin d'un gouvernement d'union nationale au complet après plusieurs mois de blocage des institutions politiques.

L'Alliance unifiée irakienne (AUI), le bloc chiite conservateur qui a remporté les élections de décembre 2005 avec 128 sièges sur 275, a d'abord souhaité renouveler son appui au premier ministre sortant Ibrahim Jaafari, chef du Dawa, le plus ancien parti chiite. Mais ce choix a été rejeté par la coalition kurde et les Arabes sunnites.

Après avoir tenu des mois face à ses adversaires, critiquant notamment l'incapacité de son gouvernement à maîtriser les violences et sa gestion jugée trop directive, M. Jaafari a fini par céder le 20 avril.

Deux jours plus tard, le Parlement a réélu le Kurde Jalal Talabani à la tête de l'État, et celui-ci a désigné Nouri al-Maliki, le numéro deux du Dawa, pour former le gouvernement.

Le 20 mai, M. Maliki a présenté pour investiture au Parlement un gouvernement d'union nationale, amputé des ministères stratégiques de sécurité et composé de technocrates inconnus du grand public.

Avec les dernières nominations approuvées par le Parlement hier, le nouveau gouvernement se compose de 37 ministères. Deux d'entre eux, l'Intérieur et la Défense, reviennent à des personnalités indépendantes.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Dépêche
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009