Nouveau report des nominations des ministres de la sécurité en Irak
5 juin 2006
International
Bagdad — Les nominations très attendues des ministres de l'Intérieur et de la Défense irakiens ont été une nouvelle fois reportées hier, alors que 32 personnes ont trouvé la mort dans plusieurs attaques au pays.
Les quatre ressortissants russes enlevés samedi à Bagdad n'ont pas été libérés comme annoncé par la télévision publique Iraqia, tandis que le chef de la diplomatie, Hoshyar Zebari, a assuré que son pays faisait tout pour obtenir leur libération, selon le ministère russe des Affaires étrangères.
Lors d'une conversation téléphonique avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Saltanov, M. Zebari a assuré que les autorités irakiennes «menaient des efforts actifs pour parvenir à la libération la plus rapide possible des quatre collaborateurs de l'ambassade de Russie».
Un employé russe de l'ambassade a été tué et quatre ont été enlevés par des hommes armés, samedi après-midi, dans le quartier de Mansour, dans l'ouest de Bagdad.
Sur le plan politique, le premier ministre, Nouri al-Maliki, n'a pas pu une nouvelle fois honorer une date limite qu'il s'était fixée pour la nomination des ministres de l'Intérieur et de la Défense, qui devaient être présentés hier pour investiture au Parlement.
«Nous avons décidé de reporter la session d'aujourd'hui, pour donner plus de temps au premier ministre pour trouver le meilleur candidat susceptible de faire l'objet d'un consensus», a déclaré à la presse cheikh Khaled al-Attiya, vice-président du Parlement.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, s'est pourtant voulue rassurante en déclarant que ce serait fait «dans les prochains jours».
«L'important, c'est qu'ils fassent cela bien. Et quand ils l'auront fait, et ils vont le faire, tout le monde oubliera le temps que cela leur aura pris. Ce qui compte, c'est qu'ils aient les ministres les plus forts et les plus intègres», a-t-elle à Fox.
Sur le terrain, 32 personnes ont été tuées hier dans des attaques, a-t-on appris auprès de plusieurs sources de sécurité. Samedi, 57 personnes avaient trouvé la mort dans des violences, dont une quarantaine dans la deuxième ville du pays, Bassorah, pourtant placée sous état d'urgence.
L'attaque la plus sanglante hier a coûté la vie à 20 personnes et a eu lieu au nord de Bagdad où des hommes armés ont établi un faux barrage près du village d'Ayn Layla. Ils ont arrêté plusieurs minibus, ont fait descendre leurs occupants et les ont abattus.
Par ailleurs, l'armée américaine a annoncé avoir tué par erreur trois civils irakiens lors d'un tir d'entraînement de l'artillerie au nord de Bagdad vendredi. Les corps de vingt personnes ont été découverts à Bagdad, dont sept, sommairement enterrés, présentaient des traces de torture et de balles.
D'autre part, l'armée américaine a annoncé hier qu'un de ses soldats a été tué au combat samedi à l'ouest de Bagdad.
Enfin, la Ligue arabe a condamné le massacre présumé de civils irakiens par des soldats américains, au lendemain des conclusions d'une enquête américaine blanchissant les soldats d'un massacre le 15 mars à Ishaqi, au nord de Bagdad.
Les quatre ressortissants russes enlevés samedi à Bagdad n'ont pas été libérés comme annoncé par la télévision publique Iraqia, tandis que le chef de la diplomatie, Hoshyar Zebari, a assuré que son pays faisait tout pour obtenir leur libération, selon le ministère russe des Affaires étrangères.
Lors d'une conversation téléphonique avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Saltanov, M. Zebari a assuré que les autorités irakiennes «menaient des efforts actifs pour parvenir à la libération la plus rapide possible des quatre collaborateurs de l'ambassade de Russie».
Un employé russe de l'ambassade a été tué et quatre ont été enlevés par des hommes armés, samedi après-midi, dans le quartier de Mansour, dans l'ouest de Bagdad.
Sur le plan politique, le premier ministre, Nouri al-Maliki, n'a pas pu une nouvelle fois honorer une date limite qu'il s'était fixée pour la nomination des ministres de l'Intérieur et de la Défense, qui devaient être présentés hier pour investiture au Parlement.
«Nous avons décidé de reporter la session d'aujourd'hui, pour donner plus de temps au premier ministre pour trouver le meilleur candidat susceptible de faire l'objet d'un consensus», a déclaré à la presse cheikh Khaled al-Attiya, vice-président du Parlement.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, s'est pourtant voulue rassurante en déclarant que ce serait fait «dans les prochains jours».
«L'important, c'est qu'ils fassent cela bien. Et quand ils l'auront fait, et ils vont le faire, tout le monde oubliera le temps que cela leur aura pris. Ce qui compte, c'est qu'ils aient les ministres les plus forts et les plus intègres», a-t-elle à Fox.
Sur le terrain, 32 personnes ont été tuées hier dans des attaques, a-t-on appris auprès de plusieurs sources de sécurité. Samedi, 57 personnes avaient trouvé la mort dans des violences, dont une quarantaine dans la deuxième ville du pays, Bassorah, pourtant placée sous état d'urgence.
L'attaque la plus sanglante hier a coûté la vie à 20 personnes et a eu lieu au nord de Bagdad où des hommes armés ont établi un faux barrage près du village d'Ayn Layla. Ils ont arrêté plusieurs minibus, ont fait descendre leurs occupants et les ont abattus.
Par ailleurs, l'armée américaine a annoncé avoir tué par erreur trois civils irakiens lors d'un tir d'entraînement de l'artillerie au nord de Bagdad vendredi. Les corps de vingt personnes ont été découverts à Bagdad, dont sept, sommairement enterrés, présentaient des traces de torture et de balles.
D'autre part, l'armée américaine a annoncé hier qu'un de ses soldats a été tué au combat samedi à l'ouest de Bagdad.
Enfin, la Ligue arabe a condamné le massacre présumé de civils irakiens par des soldats américains, au lendemain des conclusions d'une enquête américaine blanchissant les soldats d'un massacre le 15 mars à Ishaqi, au nord de Bagdad.
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