Deux cents arrestations - Les émeutes se poursuivent en Turquie
30 mars 2006
International
Diyarbakir — Des affrontements entre de jeunes Kurdes et les forces de sécurité à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, ont fait trois morts et 250 blessés en deux jours, a-t-on appris hier de source officielle.
Environ 200 protestataires ont été arrêtés, a précisé le gouverneur de Diyarbakir, Efkan Ala, dans la soirée, alors que le calme revenait.
Pour la deuxième journée consécutive, des émeutes avaient opposé hier des partisans de la rébellion kurde à la police turque à Diyarbakir, principale ville du Sud-Est à majorité kurde. Plusieurs centaines d'émeutiers, en majorité des jeunes, ont saccagé des magasins dans plusieurs secteurs de cette ville de quelque 550 000 habitants.
Scandant des slogans en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et son chef emprisonné Abdullah Öcalan, les manifestants, pour la plupart encagoulés et agissant par groupes de 30 à 40 personnes, ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité déployées massivement dans la ville. Ils ont aussi jeté des pierres contre des bâtiments publics lors des incidents qui se sont produits surtout dans le quartier populaire de Baglar.
Des incidents similaires se sont produits à Siirt, à une centaine de kilomètres à l'est de Diyarbakir.
Plus de 2000 manifestants se sont, dans un premier temps, violemment heurtés aux policiers après l'enterrement de quatre des 14 rebelles du PKK tués samedi dans des accrochages avec l'armée.
Environ 200 protestataires ont été arrêtés, a précisé le gouverneur de Diyarbakir, Efkan Ala, dans la soirée, alors que le calme revenait.
Pour la deuxième journée consécutive, des émeutes avaient opposé hier des partisans de la rébellion kurde à la police turque à Diyarbakir, principale ville du Sud-Est à majorité kurde. Plusieurs centaines d'émeutiers, en majorité des jeunes, ont saccagé des magasins dans plusieurs secteurs de cette ville de quelque 550 000 habitants.
Scandant des slogans en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et son chef emprisonné Abdullah Öcalan, les manifestants, pour la plupart encagoulés et agissant par groupes de 30 à 40 personnes, ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité déployées massivement dans la ville. Ils ont aussi jeté des pierres contre des bâtiments publics lors des incidents qui se sont produits surtout dans le quartier populaire de Baglar.
Des incidents similaires se sont produits à Siirt, à une centaine de kilomètres à l'est de Diyarbakir.
Plus de 2000 manifestants se sont, dans un premier temps, violemment heurtés aux policiers après l'enterrement de quatre des 14 rebelles du PKK tués samedi dans des accrochages avec l'armée.
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