La Chambre des représentants donne à Bush un feu vert conditionnel pour attaquer l'Irak
Washington - Le président George W. Bush est parvenu hier à un accord avec les leaders de la Chambre des représentants sur le texte d'une résolution parlementaire ouvrant la porte à une action militaire américaine contre l'Irak. Restait encore à convaincre le Sénat, où les chances d'arriver à un compromis paraissaient toutefois grandes.
Dans le cadre de l'accord négocié avec la Chambre basse, M. Bush a accédé à une revendication des démocrates en promettant de certifier au Congrès — avant toute attaque militaire si possible ou dans un délai de 48 heures après une offensive — que la diplomatie ou d'autres moyens pacifiques sont insuffisants pour écarter la menace représentée par Saddam Hussein.
Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Dick Gephardt, a annoncé l'accord à l'issue d'un petit-déjeuner d'une heure à la Maison-Blanche avec M. Bush et d'autres leaders du Congrès. Il s'est ensuite rendu au Capitole pour informer son groupe des termes de la résolution qui devrait être examinée cette semaine par la Commission des relations internationales de la Chambre. «Nous ne devons pas mêler cette affaire à la politique», a-t-il déclaré aux journalistes en allusion à l'esprit d'union semblant régner sur ce dossier à la Chambre. «C'est une question de vie ou de mort», a-t-il affirmé.
La résolution de la Chambre est similaire à celle proposée la semaine dernière par M. Bush, lui conférant de larges pouvoirs pour utiliser la force contre Bagdad s'il le juge nécessaire. Les démocrates au Sénat et les républicains modérés espèrent mettre quelques freins à ces prérogatives.
Le texte autorise le président Bush à «utiliser les forces armées des États-Unis comme il l'estime nécessaire et approprié afin de: 1- défendre les intérêts de la sécurité nationale [...] et 2- faire appliquer toutes les résolutions appropriées du Conseil de sécurité des Nations unies ayant trait à l'Irak».
La résolution contraint M. Bush d'informer le Congrès tous les 60 jours de «questions liées» à un conflit avec l'Irak et va dans le sens de l'administration Bush en affirmant que Saddam Hussein devrait être renversé.
M. Gephardt résume ainsi l'esprit de la résolution: «Il faut traiter [le problème irakien] diplomatiquement si nous le pouvons, militairement si nous le devons.» Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, George W. Bush «pense que [le texte] lui donnera les outils nécessaires pour s'occuper sérieusement de la menace [constituée par] Saddam Hussein».
Reste la question du Sénat. Un accord semblait à portée de main à la Chambre haute, contrôlée par l'opposition démocrate. Le chef du groupe démocrate, Tom Daschle, a prédit que son camp et les républicains se mettraient d'accord en fin de journée «sur une résolution qui exprime notre soutien aux efforts menés par les Nations unies et l'administration [Bush]» pour régler le dossier irakien.
Un accord dans les deux Chambres devrait signifier l'adoption de la résolution à une large majorité avant que le Congrès ne fasse relâche en raison des élections de la mi-mandat, prévues le 5 novembre prochain.
Parallèlement, Washington tente de convaincre le Conseil de sécurité de l'ONU de voter une résolution sur l'Irak autorisant le recours à la force avant l'envoi des inspecteurs en désarmement pour le cas où l'Irak manquerait à ses engagements.
Mais les efforts américains sont compliqués par l'accord conclu mardi à Vienne entre les inspecteurs de l'ONU et l'Irak, accord considéré par le président Bush comme «un stratagème irakien», selon M. Fleischer.
Dans le cadre de l'accord négocié avec la Chambre basse, M. Bush a accédé à une revendication des démocrates en promettant de certifier au Congrès — avant toute attaque militaire si possible ou dans un délai de 48 heures après une offensive — que la diplomatie ou d'autres moyens pacifiques sont insuffisants pour écarter la menace représentée par Saddam Hussein.
Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Dick Gephardt, a annoncé l'accord à l'issue d'un petit-déjeuner d'une heure à la Maison-Blanche avec M. Bush et d'autres leaders du Congrès. Il s'est ensuite rendu au Capitole pour informer son groupe des termes de la résolution qui devrait être examinée cette semaine par la Commission des relations internationales de la Chambre. «Nous ne devons pas mêler cette affaire à la politique», a-t-il déclaré aux journalistes en allusion à l'esprit d'union semblant régner sur ce dossier à la Chambre. «C'est une question de vie ou de mort», a-t-il affirmé.
La résolution de la Chambre est similaire à celle proposée la semaine dernière par M. Bush, lui conférant de larges pouvoirs pour utiliser la force contre Bagdad s'il le juge nécessaire. Les démocrates au Sénat et les républicains modérés espèrent mettre quelques freins à ces prérogatives.
Le texte autorise le président Bush à «utiliser les forces armées des États-Unis comme il l'estime nécessaire et approprié afin de: 1- défendre les intérêts de la sécurité nationale [...] et 2- faire appliquer toutes les résolutions appropriées du Conseil de sécurité des Nations unies ayant trait à l'Irak».
La résolution contraint M. Bush d'informer le Congrès tous les 60 jours de «questions liées» à un conflit avec l'Irak et va dans le sens de l'administration Bush en affirmant que Saddam Hussein devrait être renversé.
M. Gephardt résume ainsi l'esprit de la résolution: «Il faut traiter [le problème irakien] diplomatiquement si nous le pouvons, militairement si nous le devons.» Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, George W. Bush «pense que [le texte] lui donnera les outils nécessaires pour s'occuper sérieusement de la menace [constituée par] Saddam Hussein».
Reste la question du Sénat. Un accord semblait à portée de main à la Chambre haute, contrôlée par l'opposition démocrate. Le chef du groupe démocrate, Tom Daschle, a prédit que son camp et les républicains se mettraient d'accord en fin de journée «sur une résolution qui exprime notre soutien aux efforts menés par les Nations unies et l'administration [Bush]» pour régler le dossier irakien.
Un accord dans les deux Chambres devrait signifier l'adoption de la résolution à une large majorité avant que le Congrès ne fasse relâche en raison des élections de la mi-mandat, prévues le 5 novembre prochain.
Parallèlement, Washington tente de convaincre le Conseil de sécurité de l'ONU de voter une résolution sur l'Irak autorisant le recours à la force avant l'envoi des inspecteurs en désarmement pour le cas où l'Irak manquerait à ses engagements.
Mais les efforts américains sont compliqués par l'accord conclu mardi à Vienne entre les inspecteurs de l'ONU et l'Irak, accord considéré par le président Bush comme «un stratagème irakien», selon M. Fleischer.
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