Mauvaise cible
Photo : Agence Reuters
De nos jours, pour détenir une arme de poing, il faut avoir un permis de possession et d’acquisition, suivre des cours et obtenir au besoin des permis de transport sous peine d’être accusé en vertu du Code criminel. Mais tout cela n’a pas empêc
Le premier ministre Paul Martin a récemment promis de mettre fin au droit de posséder et d'utiliser des armes de poing au Canada, une promesse électorale dans la lignée du clientélisme qui caractérise son parti depuis le début de la campagne électorale et qui illustre à quel point les élections sont devenues une guerre d'image plutôt qu'un moment fort de la réflexion sociale. Aucune étude ne sous-tend le bien-fondé de cette promesse, pas plus que les conclusions de quelque commission parlementaire ou sénatoriale que ce soit. En clair, il n'y a pas le moindre fondement factuel et raisonné, hormis la possibilité d'attiser la crainte des uns pour gagner des votes.
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