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Richard Desjardins s'oppose au détournement de la rivière Rupert

Louis-Gilles Francoeur   10 juin 2003  Nature
L'Action boréale Abitibi-Témiscamingue (L'ABAT), le groupe environnemental présidé par le poète-chansonnier Richard Desjardins, a décidé d'appuyer la bataille entreprise par Révérence Rupert, un groupe environnemental formé de Blancs et de Cris qui veulent faire échec au détournement de l'amont de la Rupert, une des grandes rivières sauvages qui se déversent dans la baie de James.

Le porte-parole de Révérence Rupert, Éric Gagnon, qualifiait hier cet appui de «majeur» d'autant plus qu'il lie dans une même lutte la survie des dernières forêts et des dernières rivières nordiques jusqu'ici intouchées.

Hydro-Québec veut détourner les eaux de la Rupert vers la rivière Eastmain, elle-même détournée depuis les années 70 vers la rivière La Grande. Dans les années 70, la société d'État voulait réunir les eaux de la Rupert avec celles de la Nottaway et de la Broadback, qui auraient formé ensemble le complexe NBR. Des problèmes d'instabilité des sols aux abords des grands ouvrages en aval de ce complexe auraient signé son arrêt de mort.

Le comité paritaire, prévu à la Convention de la Baie James, a commencé au cours des dernières semaines ses audiences publiques en vue d'émettre une directive pour la confection de l'étude d'impacts par Hydro-Québec.

Les Cris, contrairement à ce qu'ils jugeaient pertinents dans le dossier Grande-Baleine, ne veulent plus voir, cette fois, que des commissaires fédéraux indépendants, nommés par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE), siègent conjointement avec le comité paritaire.

Une commission fédérale indépendante, et réclamée avec force par Révérence Rupert, pourrait donc voir le jour prochainement pour examiner ce projet avec des commissaires n'ayant pas de liens avec les deux bénéficiaires financiers du détournement de la Rupert, les Cris et le gouvernement québécois.






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  • Madeleine Camirand
    Inscrite
    mercredi 18 juin 2003 06h01
    L'indépendance d'une commission
    « L'article de Louis-Gilles Francoeur du 10 juin portant sur le détournement de la rivière Rupert titrait "Richard Desjardins s'oppose...". Je suis d'accord que son nom accroche et invite à la lecture. L'ABAT et le groupe environnemental Révérence Rupert réclament une commission indépendante est de fait, mieux résumé dans le lead. Une lecture attentive, maintes fois reprise, ne m'a pas permis de comprendre l'avant-dernier paragraphe. Les Cris ne veulent plus voir que des commissaires indépendants siègent conjointement avec le comité paritaire ?

    L'ajout de "seul" des commissaires indépendants permettrait de penser que les Cris tiennent mordicus à l'indépendance de la commission. Autrement, le raccourci de lecture, qui fait fi des mots accessoires, donne à croire à une volonté d'exclusion. Où est la vérité quand on recherche l'indépendance d'une commission ? Où se niche-t-elle, cette supposée et désirée indépendance ? Peut-on vraiment y croire ? Les intérêts en jeu, pourrait-on les étaler sur la place publique afin d'éveiller davantage les consciences ? À quand une population québecoise qui se lève d'emblée pour sauver ses rivières sauvages ? Quand les journalistes cesseront d'avoir froid aux yeux ! »

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