La faute aux médias!
Johannesburg — Mécontent des résultats d'un sondage qui indique l'insatisfaction de deux Canadiens sur trois à l'endroit des politiques environnementales du gouvernement Chrétien, le ministre canadien de l'Environnement, David Anderson, estime que c'est en partie la faute des médias, qui ne présentent, à son avis, que le mauvais côté des politiques.
Au cours d'une conférence de presse où il annonçait notamment que le Canada ajoutait 5,7 millions de dollars à sa contribution au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), David Anderson s'en est tout particulièrement pris à la Société Radio-Canada. Le ministre s'est lancé à fond de train contre la société d'État après qu'une journaliste lui eut demandé comment il réagissait au sondage commandé par Greenpeace.
«Vous devez accepter une partie de la responsabilité», a alors lancé le ministre fédéral de l'Environnement, visiblement irrité de la question ou des résultats du sondage, ce qu'il n'a pas précisé.
Ajoutant qu'il ne voulait pas dire aux journalistes comment faire leur travail, il a déclaré qu'il ne fallait cependant pas le rendre responsable de jugements du public basés sur une information incomplète, une responsabilité qu'il impute aux médias.
Plaçant plus particulièrement Radio-Canada dans son collimateur, David Anderson a lancé: «Je n'ai pas les ressources de Radio-Canada, qui dépense plus de 850 millions par année de fonds publics. C'est plus que ce qu'on verse dans le budget d'Environnement Canada. Ce serait une bonne question de politique à se poser, à savoir s'il faudrait faire le contraire.»
Le sondage réalisé par Greenpeace fait état d'un appui constant depuis le début de l'année de deux Canadiens sur trois, en moyenne, en faveur de la ratification du protocole de Kyoto. Si cette donnée n'est pas nouvelle puisque trois sondages la confirment, le niveau d'insatisfaction de deux Canadiens sur trois à l'endroit des politiques environnementales canadiennes constituait une véritable nouvelle.
Quant au ministre Anderson, il a aussi annoncé que le Canada augmentait son appui financier au programme de surveillance de la qualité de l'eau douce du système mondial, connu sous le nom de GEMS-Eau. C'est encore le centre de recherche ontarien de Burlington, en Ontario, qui bénéficiera de cette manne fédérale. Depuis quelques années, le Centre Saint-Laurent perd des plumes constamment au profit des deux grands labos d'Environnement Canada situés en Ontario et au Manitoba, y compris et surtout dans le domaine de l'écotoxicité qui devait être sa pierre angulaire lorsqu'il a été créé par le fédéral.
D'autre part, David Anderson a aussi annoncé que le Canada adhérait au traité de Rotterdam sur le contrôle des échanges commerciaux de produits chimiques et de pesticides dangereux, un nouveau processus qui exige le consentement préalable du pays où aboutiront les produits dangereux.
Cette convention adoptée en 1998, qui n'est pas encore en vigueur, institue des contrôles sévères sur les imports-exports de produits dangereux et oblige surtout ses signataires à suivre un méticuleux processus de notification, de façon à ce que les autorités gouvernementales puissent suivre à la trace ces produits toxiques et dangereux. La plupart des fabricants canadiens suivaient déjà cette procédure volontairement.
Pour se conformer aux exigences de la convention, à laquelle 25 pays ont déjà adhéré mais qui prendra effet lorsque 50 autres pays auront fait de même, le Canada a adopté un règlement établissant une procédure de notification.
Au cours d'une conférence de presse où il annonçait notamment que le Canada ajoutait 5,7 millions de dollars à sa contribution au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), David Anderson s'en est tout particulièrement pris à la Société Radio-Canada. Le ministre s'est lancé à fond de train contre la société d'État après qu'une journaliste lui eut demandé comment il réagissait au sondage commandé par Greenpeace.
«Vous devez accepter une partie de la responsabilité», a alors lancé le ministre fédéral de l'Environnement, visiblement irrité de la question ou des résultats du sondage, ce qu'il n'a pas précisé.
Ajoutant qu'il ne voulait pas dire aux journalistes comment faire leur travail, il a déclaré qu'il ne fallait cependant pas le rendre responsable de jugements du public basés sur une information incomplète, une responsabilité qu'il impute aux médias.
Plaçant plus particulièrement Radio-Canada dans son collimateur, David Anderson a lancé: «Je n'ai pas les ressources de Radio-Canada, qui dépense plus de 850 millions par année de fonds publics. C'est plus que ce qu'on verse dans le budget d'Environnement Canada. Ce serait une bonne question de politique à se poser, à savoir s'il faudrait faire le contraire.»
Le sondage réalisé par Greenpeace fait état d'un appui constant depuis le début de l'année de deux Canadiens sur trois, en moyenne, en faveur de la ratification du protocole de Kyoto. Si cette donnée n'est pas nouvelle puisque trois sondages la confirment, le niveau d'insatisfaction de deux Canadiens sur trois à l'endroit des politiques environnementales canadiennes constituait une véritable nouvelle.
Quant au ministre Anderson, il a aussi annoncé que le Canada augmentait son appui financier au programme de surveillance de la qualité de l'eau douce du système mondial, connu sous le nom de GEMS-Eau. C'est encore le centre de recherche ontarien de Burlington, en Ontario, qui bénéficiera de cette manne fédérale. Depuis quelques années, le Centre Saint-Laurent perd des plumes constamment au profit des deux grands labos d'Environnement Canada situés en Ontario et au Manitoba, y compris et surtout dans le domaine de l'écotoxicité qui devait être sa pierre angulaire lorsqu'il a été créé par le fédéral.
D'autre part, David Anderson a aussi annoncé que le Canada adhérait au traité de Rotterdam sur le contrôle des échanges commerciaux de produits chimiques et de pesticides dangereux, un nouveau processus qui exige le consentement préalable du pays où aboutiront les produits dangereux.
Cette convention adoptée en 1998, qui n'est pas encore en vigueur, institue des contrôles sévères sur les imports-exports de produits dangereux et oblige surtout ses signataires à suivre un méticuleux processus de notification, de façon à ce que les autorités gouvernementales puissent suivre à la trace ces produits toxiques et dangereux. La plupart des fabricants canadiens suivaient déjà cette procédure volontairement.
Pour se conformer aux exigences de la convention, à laquelle 25 pays ont déjà adhéré mais qui prendra effet lorsque 50 autres pays auront fait de même, le Canada a adopté un règlement établissant une procédure de notification.
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