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Un lac est devenu une réserve pour la biodiversité

Le lac Saint-Pierre. Photo: Julie Ruiz
Le lac Saint-Pierre. Photo: Julie Ruiz
La réserve de la biosphère du lac Saint-Pierre n'est pas seulement un projet de conservation de la nature, bien que ce volet soit important. C'est aussi un vaste projet de développement durable qui associe maintenant l'ensemble des communautés qui s'y trouvent.

Le territoire de la réserve du lac Saint-Pierre est plutôt vaste. «Il s'étend du pont de Trois-Rivières jusqu'à Sorel-Tracy et regroupe six MRC», explique Christian Hart, président de la Coopérative de la réserve de la biosphère du lac Saint-Pierre. Ce territoire comprend trois zones: l'aire centrale qui représente les milieux écologiques à protéger, une zone tampon où les activités ne doivent pas nuire aux aires protégées et une aire de transition où les pratiques de développement durable sont favorisées.

Le territoire du lac Saint-Pierre est demeuré largement sauvage et ses milieux humides servent de halte aux oiseaux migrateurs. On y trouve la plus importante héronnière de l'Amérique du Nord et la première halte migratoire des oies au printemps sur le Saint-Laurent. On comprend qu'il fut d'abord question de conservation. «Ce sont les organismes de conservation de la région qui ont obtenu en 1998 la désignation RAMSAR pour ce territoire, par suite de l'Entente internationale sur la conservation des milieux humides.»

Ce n'était que le début. En 2000, ce territoire a été reconnu par l'UNESCO comme une réserve de la biosphère selon le programme MAB (Man and the Biosphere). «C'est une attestation renouvelable tous les 10 ans et qui est accompagnée de mandats précis et dévolus.»

Développement durable

Une réserve de la biosphère a trois fonctions: protéger la biodiversité, favoriser le développement durable et offrir un soutien logistique dans le domaine de l'animation, de l'éducation et de la recherche à ses partenaires. «Nos partenaires sont variés et comprennent les MRC et les municipalités, mais aussi les organismes de tourisme, les agriculteurs, les entreprises privées. Par exemple, un de nos partenaires est QIT-Fer et Titane de Sorel.»

Comme on peut le constater, une réserve de la biosphère n'est pas seulement limitée à la conservation. «On parle ici de "Man and the Biosphere", donc l'activité humaine, comme l'activité économique, fait aussi partie d'une réserve de la biosphère.» D'où le choix du développement durable. «Le développement durable n'est pas seulement une notion écologique. Il y a évidemment le respect de l'environnement, mais il faut aussi répondre aux besoins de la communauté. Une réserve de la biosphère doit se faire pour et par la communauté.»

Et la communauté est bien présente. «Nous tenons un forum tous les deux ans où tous nos partenaires décident en ateliers des priorités à développer.» L'approche du développement durable se veut aussi respectueuse des partenaires et des communautés. «Rien n'est entièrement noir ou blanc. Nous proposons plutôt une approche par petits pas. Dans la mesure où nos partenaires cheminent vers le développement durable, nous les soutiendrons.»

Selon Christian Hart, la réserve de la biosphère est aussi une manière de revitaliser le milieu rural en proposant le développement durable comme outil de développement local. «Nous travaillons présentement à un projet de label afin de faire la promotion de nos produits du terroir et du tourisme durable.»

***

Collaborateur du Devoir






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  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 9 juin 2008 09h16
    Développement durable
    « Générations actuelles et futures. Tant que les communautés y trouvent leur compte. Le volet éducation est primordial. On utilise souvent le concept de développement durable, auquel doit s'intégrer en permanence ce dernier. Écologie et durabilité des communautés vont de pairs »

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