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Un chantier éolien de quatre milliards

Le président d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, ont dévoilé hier à la Biosphère de Montréal les 15 projets retenus sur les 66 pr
Photo : Jacques Nadeau
Le président d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, et le premier ministre du Québec, Jean Charest, ont dévoilé hier à la Biosphère de Montréal les 15 projets retenus sur les 66 pr
C'est le consortium St-Laurent Énergie, réunissant Électricité de France, le géant allemand REpower Systems et le producteur privé d'électricité Hydroméga, qui a remporté hier, avec cinq projets, l'essentiel de l'appel d'offres d'Hydro-Québec en énergie éolienne en récoltant à lui seul 954 des 2000 MW offerts par appel d'offres.

Cette puissance installée de 954 MW est l'équivalent de celle du défunt projet de centrale thermique du Suroît. On se rappellera que c'est le débat sur ce projet, controversé et honni par tous les écologistes du Québec, qui a conduit la Régie de l'énergie et Québec à envisager plutôt de développer une petite tranche de l'énorme potentiel éolien du Québec, une hypothèse alors attribuée à des rêveurs par Hydro-Québec, mais qui engendre aujourd'hui un pactole économique qui va générer plus de quatre milliards d'investissements en région.

Un autre constructeur allemand, Enercon, fournira des éoliennes aux dix autres parcs éoliens retenus, dont la puissance installée totale atteindra 1050 MW.

Ces 15 parcs éoliens vont produire à compter de 2015 quelque 6 TWh d'électricité, soit presque autant que le projet hydroélectrique de la Romaine, une des dernières grandes rivières sauvages de la Côte-Nord qu'Hydro-Québec espère bétonner dans la prochaine décennie. Le prix moyen obtenu par Hydro-Québec pour ces 2000 MW d'éolien est de 8,7 cents du kWh, auquel s'ajoute 1,3 cent pour leur intégration au réseau hydroquébécois et 0,5 cent pour l'équilibrage, soit le stockage temporaire de cette énergie dans les réservoirs hydro-québécois en attendant de la revendre à Hydro-Distribution au gré de ses besoins.

On mesure l'attrait économique de la filière éolienne dans le secteur privé quand on constate que l'appel d'offres lancé l'automne dernier pour 2000 MW a suscité 66 propositions totalisant 7700 MW d'énergie éolienne. De ce nombre, la Régie de l'énergie et une firme comptable ont retenu 15 projets, élaborés par huit firmes, qui se proposent de les réaliser dans huit régions.

Kruger Énergie obtient deux parcs totalisant 168 MW. Venterre obtient deux parcs qui produiront ensemble 116 MW alors que le Consortium Boralex et Gaz Métro produiront 272 MW sur deux sites situés sur les terres privées du Séminaire de Québec, sur la côte de Beauport.

Deux projets se retrouveront aussi en Montérégie, près de Montréal, dans un secteur où une forte opposition se dessine.

Pour Jackie Cerceau d'Hydromega et du consortium St-Laurent Énergies, le poids économique d'EDF Énergies nouvelles, le principal actionnaire du consortium, a sûrement constitué un facteur déterminant pour la solvabilité et la stabilité financière. EDF Énergies nouvelles est une filiale à capital mixte de la société d'État française Énergie de France (EDF), un partenaire d'Hydro-Québec dans plusieurs autres dossiers.

Selon Jackie Cerceau, le fait d'intégrer aussi dans ce consortium la filiale canadienne du constructeur allemand REpower Systems, avec un contrat d'exclusivité, a sans doute aidé aussi à abaisser le prix offert à Hydro-Québec.

Acceptabilité nécessaire

Pour le premier ministre Jean Charest, qui assistait à cette conférence de presse, l'acceptabilité sociale de ces projets en constitue un ingrédient «essentiel», mais, a-t-il prévenu, «l'acceptabilité ne veut pas dire l'unanimité».

Soulignant que cet appel d'offres pour 2000 MW d'énergie éolienne était le plus important jamais lancé en Amérique du Nord, le premier ministre estime qu'avec ces 4000 MW effectifs en 2015, en plus de ses 40 000 MW d'hydroélectricité, le Québec deviendra «une puissance mondiale des énergies renouvelables». Et il est «possible que ça continue après 2015», ajoute-t-il, quand les 4000 MW réservés à cette filière seront devenus réalité.

L'appel d'offres d'Hydro-Québec exigeait un contenu québécois de 60 % et un contenu gaspésien de 30 % afin de consolider les usines existantes, nées dans la foulée d'un premier appel d'offres de 1000 MW en 2004.

Mais devant l'enthousiasme du secteur privé pour cette filière très rentable, à l'évidence, le premier ministre n'entrevoit quand même pas qu'Hydro-Québec puisse se lancer dans la production d'énergie éolienne et empocher pour le plus grand profit des contribuables québécois la rente économique de cette production privée.

Pour le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, Québec «y va par étapes».

«On verra en 2015», ajoute-t-il en disant que, pour l'instant, Hydro-Québec ne peut pas introduire plus de 10 % d'éolien sur son réseau, soit les 4000 MW.

Un premier bloc de 1000 MW est présentement en voie de réalisation en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent. Hydro-Québec a conclu des accords privés pour 500 MW d'éolien et elle lancera un dernier appel d'offres de 500 MW pour les projets mis au point par des bandes autochtones et par des communautés québécoises, municipalités ou MRC qui sont fort mécontentes à plusieurs endroits de voir les industriels se tailler la part du lion aux dépens des «locaux».

La frontière technique des 10 % invoquée par Hydro-Québec n'apparaissait toutefois pas très sérieuse à certains observateurs très ferrés sur le plan technique, qui faisaient partie du gratin invité hier à la conférence de presse tenue à la Biosphère à Montréal.

L'un d'eux a expliqué au Devoir que ces 10 % en puissance installée éolienne équivalent en réalité à moins de 5 % de la puissance véhiculée par le réseau, ce qui permettrait de doubler la production éolienne avant d'atteindre cette limite officielle. Une limite, avoue le ministre Béchard, que l'on aura peut-être dépassée en 2015. En Europe, cette limite est dépassée depuis longtemps. Le Danemark produit 20 % de son électricité avec des éoliennes et, dans des régions comme Hambourg, le réseau a été alimenté certains jours jusqu'à 100 % en éolien.

Pour le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, les projets retenus devront tous réussir le test des études d'impacts et des audiences publiques pour pouvoir être approuvés par le gouvernement. Avant d'en arriver là, ces projets devront se mouler aux exigences des MRC, dont 30 sur 36 ont mis en place des règlements intérimaires sur l'encadrement de l'éolien. Et la Commission de protection du territoire agricole devra, elle aussi, approuver l'installation des éoliennes dans les zones vertes, une règle que Québec a écartée péremptoirement pour donner le feu vert au projet Rabaska.






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  • Lenseclaes Denis
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 07h20
    Pour aller plus loin
    « Pour tous ceux qui considèrent le défi climatique comme majeur, je vous propose de prêter une oreille à ce que Mr James Hansen a à dire. Il considère qu'il faut revenir à 350ppm de CO2 dans l'atmosphère (niveau atteint en 1990). Ceux qui se sentent touchés par le risque de dérèglement climatique peuvent s'inscrire sur le site internet de Bill McKibben pour faire pression sur les gouvernements: www.350.org Il est temps d'aller beaucoup plus loin.

    En tant qu'européen, j'ai honte du saccage opéré par les 'modernes' et honte que l'on fasse si peu pour sauver l'avenir. Je m'incline devant un pays comme le Bhoutan par exemple, un pays qui n'est pas tombé tête baissée dans les pièges de la modernité (avidité, jeunisme, hédonisme, paresse, impatience, jalousie, fuite en avant ...). Un pays qui a compris que l'être humain vient de quelque part. Je dis merci au bhoutanais pour nous montrer qu'un autre monde est possible. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 07h36
    On produit à 10,5 et on vend à 7,7
    « big deal! Pas besoin de la tête à Papineau pour comprendre que nos tarifs d'électricité vont bondir à 10,5 d'ici 2015 (un bond de 36%). Mais hier nos journalistes-écolos n'ont rien vu. Z'étaient trop hystériques... »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 08h21
    Enrichir des actionnaires et non pas la collectivité
    « Charest entend enrichir les riches au détriment du bien commun. Hydro-Québec restera sur le carreau pendant que les généreux donateurs du PLQ s'en mettront plein les poches. Vive les PPP (privatisation du patrimoine public)à la sauce libérale! »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 08h40
    BRAVO!
    « Bravo au gouvernement de M.Charest pour cette décision qui vient diversifier nos sources d'énergie.

    Bien sûr nous entendrons encore les négatifs proffessionnels qui sont contre les barrages, contre le gaz naturel, contre les centrales nucléaires, contre les éoliennes...mais veulent de l'électricité!!! Ces gens devraient aller vivre au fond des bois ,loin de la civilisation qu'il méprise mais utilise allègrément...qu'ils s'assument donc enfin et aille au bout de leurs convictions!

    Il serait bon de vendre de l'énergie plus propre à nos voisins américains. De cette façon nous:
    1) les aiderions à diminuer leur pollution (qui nous revient ..)
    2)et pourrions augmenter les revenus dont le gouvernement a si besoin sans avoir à imposer enocre plus des citoyens déjà hyperimposés! »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 09h14
    Un ballon?
    « Est-ce que tout cela est boursouflé, une genre de "balloune" environnementale? Est-ce que tout cela est bien planifié ou plutôt un "bar ouvert" pour les entreprises? N'avons-nous pas au Québec un grand potentiel hydroélectrique? Je crains la "balloune", qui tôt ou tard se dégonfle... »

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 10h24
    pourquoi pas le public?
    « le premier ministre n'entrevoit quand même pas qu'Hydro-Québec puisse se lancer dans la production d'énergie éolienne et empocher pour le plus grand profit des contribuables québécois la rente économique de cette production privée.

    On peut se demander pourquoi, quand on pense qu'Hydro Québec pourrait très bien s'en charger, ayant autant d'éxpérience que ces entreprises en la matière (c'est à dire aucune). Les couts reviendraient au même, et on pourrait empocher les profits plutot que de les laisser à des multinationales françaises ou allemandes. »

  • Arnaud Chiolero
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 10h46
    Bravo les Québecois!
    « Européen à Montréal depuis une année, j'observe que le Québec fait des choix énergétiques intelligents. Bravo! Avec cela, développez votre réseau de trains et la vie sera encore plus belle au Québec. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 10h51
    Le québec est encore perdant...
    « Comme pour le toit du stade, comme pour le stade etc... nos ingénieurs ne sont pas considérés, sauf que quelques années après on leurs demande de réparer les dégâts.
    Électricité de France comme chef de chantier c'est le bout du bout, comme si hydroquébec pouvait pas faire... Mais c'est sur que c'est plus facile de faire des versements sur un compte en Suisse comme Alstom... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 10h59
    Quand est-ce qu'on stockera l'électricité ???
    « L'éolien a en plus d'être polluant visuellement et auditivement cette énergie est soumise au gré du vent.

    Le vent n'est pas synchronisé avec la demande d'énergie et des pertes d'énergie sont dispendieuses. Le coût du kilowatt éolien est alors prohibitif. On parle de 0,10$ chacun dont de 35% plus onéreux que l'hydroélectricité...

    Il est temps de faire de recherches à partir de la découverte du nanocondensateur du MIT en 2006. Cette invention permet la miniaturisation des batteries qui accumulent l'énergie électrique. Déjà des applications pour l'automobile mue à l'hydrogène ou élecrtrique sont au banc d'essai. Pourquoi ne nous orientions-nous pas vers des nanobatteries capables de stocker l'électricité pour permettre d'aligner l'offre et la demande en énergie. Il semble que cette avenue permettrait de ne pas tisser une toile d'araignée d'éoliennes qui seraient devenue superflues. Ceci permettrait d'éviter d'ouvrir les vannes de dérivattion des barrages dans les périodes hors-pointe et ainsi rentabiliser en plus les installations actuelles et remettre aux calandres grecs les projets de développement sur la planche à dessin. Cette proposition permettrait d'abaisser le coût moyen de production d'énergie et ainsi ménager le porte-feuille de chacun. Naturellement, ma proposition restera lettre-morte... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 11h25
    Si Hydro-Québec n'existait pas?
    « Imaginez où en serait le Québec si l'énergie hydro-électrique n'avait pas été nationalisée ! Il faut faire de même avec le vent qui est une richesse collective.

    Il faut que le Québec développe au maximum l'énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l'énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages. Et c'est Hydro-Québec qui devrait le faire sans laisser filer les profits à l'entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l'infra-structure du réseau de tranport d'énergie électrique à haute tension d'Hydro-Québec; il s'agit d'y greffer l'énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existantes, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C'est de ces côtés qu'il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages.

    Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages? »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 11h36
    L'énergie éolienne, est-ce si rentable ?
    « Nos besoins en électricité augmenteront beaucoup dans les prochaines années.

    Et comme le lobby pour protéger les rivières et empêcher leur détournement pour la création de centrales hydroélectriques est puissant, on se tourne vers les éoliennes pour produire de l'électricité tout en respectant l'environnement.

    Cependant, est-ce vraiment une solution rentable ? Attention, la production d'énergie éolienne n'est pas donnée. Un kw produit par une centrale qui utilise l'eau est beaucoup plus économique. Quand on songe aux tarifs actuels d'électricité que nous payons (Hydro-Québec nous vend encore moins cher son électricité qu'il lui en coûte pour la produire) et aux alumineries (pensons à Alcoa), ces entreprises dévoreuses d'énergie qui ont signé avec Québec des contrats leur permettant d'obtenir leur électricité à un tarif encore plus bas que celui que les contribuables doivent payer, je doute que la production d'énergie éolienne soit si rentable.

    N'oublions pas, non plus, que ces fameux moulins à vent ne peuvent fonctionner plus de 3 mois par année ! »

  • Jean Lahoud
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 12h19
    Bonne Nouvelle..Enfin de l'énergie propre
    « Bonne Nouvelle...Enfin de l'énergie propre...J'avoue que je commence a admirer les grands projets du gouvernement Charest. Enfin je pense que le gouvernement a commnercer à m'épater. Enfin, un gouvernement qui voit GRAND et ce pour le bien être de sa population. Il est temps que le Québec soit un leader au Canada et en Amérique du Nord. La seule question c'est que Hydro Québec ne doit pas augmenter les prix mais bien au contraire les baisser..car on a plus d'electricité a vendre... »

  • Richard Larouche
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 22h08
    pourquoi le privé (une fois de trop)?
    « Je suis généralement favorable à la construction d'éoliennes, mais comme QS le souligne, en laissant des firmes privées étrangères se charger du développement de la filière, le Québec nuit à son économie locale et les projets coûteront plus cher puisque les consortiums voudront faire des profits et leurs actionnaires voudront se remplir les poches. »

  • Jean Yves Arès
    Abonné
    mercredi 7 mai 2008 13h20
    La situation du Danemark n'est pas celle du Québec
    « Vous nous dites que certains observateurs très ferrés sur le plan technique ne voient aucun problème a faire bien plus que 10% d'éolien au Québec en citant le Danemark comme exemple, faudrait voir d'un peu plus près la situation de ce pays

    Le Danemark a une total dépendance aux énergies combustibles, charbon gaz et pétrole, et il s'est donner comme défi de réduire cette consommation d'énergie fossile. Au Québec l'électricité est de provenance hydroélectrique a plus de 96%. Le Danemark n'a pas ce choix hydroélectrique de disponible ils se donc tourner vers l'éolien. Vu son intermittence l'éolien implique un doublement des sources, si les grands moulins a vent alimentent exclusivement Hambourg a certain moment cela veut aussi dire qu'il y a une deuxième source de production de disponible pour remplacer ce vent quand il se fait absent. Ils ont donc un doublement d'instalation, et en plus il y a une perte d'efficacité de la production combustible dû aux multiples arrêts/départs. Le tout aboutit a des prix pas mal plus salés qu'ici, .117 euros le kwh, que le Danemark taxe a une telle hauteur que le prix final toutes taxes comprises aboutit au consommateur a près de .26 euros le kwh! Faudrait voir quelles portions de ces taxes sont dédiées a éponger les coûts de l'éolien mais déjà on peut comprendre qu'on y est dans une toute autre réalité que la nôtre et que leurs solutions ne sont pas vraiment transferables ici.

    Le choix éolien semble un choix bien plus onéreux que l'hydrolique, entre autre pour cause de son intermitance. Aussi, sa durée de vie prévue de son instalation bien plus courte implique sûrement un plus grand coût environnementale a longterme.

    Rationnellement privilégier le choix de l'éolien versus l'hydrolique ne me semble pas évident du tout.


    Deux liens pour les sources d'énergie au Danemark ainsi que pour les prix pratiqués en europe en août 2007,

    http://www.iea.org/Textbase/stats/electricitydata.asp?COUNTRY_CODE=DK

    http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/hanprix2.pdf »

  • François Beaulé
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 17h57
    Les MW éoliens ne sont pas réelles
    « Les 2000 MW annoncées ne sont pas réelles puisque le vent ne souffle pas toujours à la vitesse requise. Aucun article de journal ne fait la nuance. »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    vendredi 9 mai 2008 23h07
    Le dépouillement des Québécois
    « Quelle belle annonce de développement de l'énergie éolienne au Québec! Mais, il me semble qu'on a oublié que les derniers développements, supposés amener la prospérité éolienne en région, ne se sont pas concrétisés. En effet, les constructeurs éoliens devaient développer ici les équipements, ce qu'ils ont fait partiellement pour, à la fin du projet, tout démanteler... Des redevances minables furent versées aux propriétaires des terrains. Si le passé est garant de l'avenir, on sait ce qui nous attend. Lorsque les firmes étrangères se précipitent au Québec, pour venir y dépenser 4 milliards, c'est probablement pour récolter plusieurs fois leurs mises.

    Avec Hydro Québec, le gouvernement Québécois s'est donné un outil de développement extraordinairement rentable. Or, dans ce cas éolien nous sommes en présence d'un PPP non nommé, car l'opinion publique est contre et le gouvernement le sait bien. Un PPP qui appauvrira le Québec année après année, en le privant de revenus croissants, un peu à la manière des barrages donnés à Alcan il y a une centaine d'années. Ces barrages se retrouvent aujourd'hui propriété d'étrangers qui engrangent les profits qui reviennent de droit au peuple Québécois.

    Pourquoi ce gouvernement s'entête-t-il à ne pas faire confiance aux entrepreneurs et au génie Québécois pour exploiter nos ressources ? Aurait-il un réflexe de colonisé qui lui fait craindre tout développement réel du peuple Québécois ? Sommes-nous trop petits pour lui ? L'histoire d'Hydro-Québec ne lui a-t-elle pas prouvé que nous sommes un peuple de bâtisseurs ?

    Un autre manque de confiance envers le peuple Québécois et une autre belle réalisation du gouvernement Charest ! »

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