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Les ressources de la mer seront épuisées d'ici 50 ans, selon l'ONU

Un chalut rempli de poissons sur le morutier français Grande Hermine. Un rapport des Nations unies prévoit l’épuisement des stocks vers 2050 si le patrimoine marin n’est pas mieux protégé.
Photo : Agence France-Presse
Un chalut rempli de poissons sur le morutier français Grande Hermine. Un rapport des Nations unies prévoit l’épuisement des stocks vers 2050 si le patrimoine marin n’est pas mieux protégé.
Un rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) prévoit l'épuisement des principales réserves halieutiques utilisées pour la consommation humaine vers 2050, faute de véritable protection du patrimoine marin.
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  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 6 février 2007 08h57
    Vivement plus de pouvoirs à l'ONU
    « Je crois important que partout dans le monde se lèvent des gens sensibilisés par les scientifiques et prêts à faire pression sur leurs gouvernements respectifs, afin que bientôt l'ONU soit doté de pouvoirs beaucoup plus contraignants dans le domaine de la préservation de l'invironnement.

    Je serais tenté de parler de gouvernement mondial réunissant des scientifiques, ainsi que de sages gestionnaires politiques et économiques. Mais dans la situation actuelle de notre planète, ce type de gouvernement passera nécessairement par l'ONU. Aussi bien alors doter rapidement cet organisme de la capacité de contraindre à l'obéissance les gouvernements récalcitrants, à commencer par les plus puissants, les USA et la CHINE. l'Europe en général serait prête à jouer un rôle modérateur à ce sujet.

    Car, comme dit le responsable de la réunion à Nairobi des ministres de l'environnement cité par M. Francoeur, «La question n'est pas de savoir si la mondialisation est bonne ou pas, mais de mettre au point rapidement des «structures de gouvernance écologique internationale» capables d'encadrer un développement économique en emballement.»

    Certains se réjouissent de la montée en puissance de la Chine, ce qui permettrait de faire contrepoids à l'hégémonie des États-Unis. Mais la caractéristique chinoise des dernières années, n'est-ce pas exactement ce que craignent les experts en environnement : un développement économique en emballement et une conviction profonde de n'avoir de leçons à recevoir de personne ? Avec le Moyen-Orient à feu et à sang, avec une Afrique qui n'arrive pas à régler de cuisants problèmes de génocide, l'avenir de la Terre (incluant ses océans)ne peut clairement plus être laissé au pouvoir des pays les plus puissants et de la libre concurrence.

    Il faut de grands changements dans la gouvernance mondiale. Et le plus tôt sera le mieux. »

  • lise jacques
    Abonnée
    mardi 6 février 2007 12h38
    On doir faire plus que des zons protégées...
    « Les zones protégées ne peuvent pas tout régler. Il y a la sur-peche un peu partout et aussi les méthodes non respectueuses qui sont toujours utulisées par certains pays comme le Japon,des filets géants qui ramassent tout sur leur passage,et il y a l'aquaculture. Celle-ci toujours plus populaire ne règle pas grand chose malheureusement, parce qu'elle n'est pas bien pratiquée.

    Cette industrie qui devait alléger la pression sur les écosystèmes marins ne montre guère de signes encourageants. La culture du saumon, de la truite , des crevettes et autres poissons carnivores es très décevante. Les gens pensent que c'est une façon écologique sans se rendre compte des dommages causés par celle-ci. Elle pourrait etre la solution si pratiquée selon les règles de l'art, ce qui n'est pas souvent le cas.

    Cela prend 5 livres de poissons sauvages pour produire une seule livre de poisson d'élevage selon Mc Ginn, Anne Platt dans THE PROMISE AND PITFALLS OF FISH FARMING, Worldwatch.

    L'aquaculture contribue aussi au déclin des réserves océaniques par les maladies et les parasites qui se développent dans ce genre de culture et qui se propagent facilement dans la population sauvage.Il y avait 800,000 saumons sauvages dans l'atlantique en 1975 auojurd'hui nous en retrouvons 80,000. Quand le WORLD WIDE FUND for Nature et le NORTH ATLANTIC SALMON CONSERVATION ORGANIZATION ont cité les trois raisons pour cette diminution, l'une d'elles était les maladies et les parasites causés par l'aquaculture.(Atlantic Salmon in Short Supply,BBC News on line).

    L'aquaculture est aussi intensive que les formes d'élevage industriel. Les poisons élevés en très grand nombre sont souvent confinés à de petits espaces leur donnant aussi peu que le volume d'une demi-baignoire pour vivre. Cela crée un niveau anormal de stress sur eux et les rend plus vulnérables aux maladies, on a donc recours aux antibiotiques et autres produits chimiques pour tuer les bactéries, les herbicides et les parasites. Les saumons sauvages développent leur couleur rosée par leur alimentation surtout composée de Krill tandis que les poissons d'élevage reçoivent souvent des pigments artificiles de meme que des vaccins et des hormones.
    En l'an 2000, Rosamond Nayllor, une scientifique senior pour la recherche à l'institut Standford International a écrit dans le Journal Nature que...."l'aquaculture est un facteur qui contribue à l'effrondrement des poissons à l'échelle mondiale".Plusieurs scientifiques partout dans le monde nous disent que des espèces comme le hareng, le maquereau, et les sardines, et plusieurs autres espèces qui se situent en bas de l'èchelle alimentaire marine sont ene danger de diaparition à cause de l'aquaculture.

    Selon David Suzuki l'aquaculture devrait etre pratiquée loin des océans afin de ne pas polluer et interférer avec les poissons sauvages comme le saumon par exemple.

    Sur son site il y a beaucoup d'informations pertinentes sur ce sujet, et des liens qui nous reenseignent sur les bons choix à faire ; http://www.davidsuzuki.org/

    Lise Jacques »

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