Diminution des GES: les Canadiens restent indifférents
Deux sondages, coup sur coup, indiquent que le Défi d'une tonne, lancé par le gouvernement canadien pour inciter chaque Canadien à réduire de 20 % sa consommation personnelle d'énergie, ne progresse pas beaucoup.
En effet, un sondage CROP réalisé pour le compte du Centre québécois d'action sur les changements climatiques indique que 44 % de la population du Grand Montréal n'a encore fait aucun geste pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Le centre lance présentement une campagne, dont ce sondage fait partie. Pour inciter les citoyens à adopter des solutions de rechange à l'usage de l'«auto-solo», comme le covoiturage et les transports en commun. La campagne en question mise notamment sur des panneaux publicitaires le long des routes, sur l'arrière des autobus, sur les supports à vélos publics, etc.
Le sondage CROP a voulu cerner les catégories d'utilisateurs de voitures personnelles afin de mieux comprendre leurs habitudes et justificatifs. La population du Grand Montréal a été ainsi divisée en quatre segments: les «Incorrigibles» représentent 22 % de l'échantillon; les «(450) voi-ture» (la clientèle automobiliste du code téléphonique 450 forme un groupe homogène, selon le sondage), 30 %; les «Futurs alliés», 26 %; et les «Convertis», 22 %.
Au même moment, la Fondation pour un air pur et la société Home Dépôt lançaient de leur côté une campagne de sensibilisation sur les économies d'énergie à la maison, basée sur un sondage Léger Marketing réalisé entre le 2 et le 8 août dernier. Ce sondage montre, lui aussi, que si les Canadiens se préoccupent de leur facture d'énergie, tous, loin de là, ne prennent pas les moyens nécessaires pour réduire leur consommation et leur facture d'énergie à la maison.
Ainsi, près des d'un tiers des Canadiens ne programment jamais leur chauffage ou leur système de climatisation afin d'économiser l'énergie, ce qui leur permettrait une économie moyenne d'environ 10 % annuellement. Ces deux dépenses d'énergie représentent à elles seules un peu plus de la moitié de la facture d'une résidence moyenne. Par ailleurs, 60 % des répondants ont affirmé ne jamais utiliser le niveau «moyen» sur leur sécheuse et qu'ils optent plutôt pour le niveau «maximum», pourtant plus énergivore.
Mais les deux tiers des Canadiens sont au courant de l'importance de repérer les étiquettes EnergyStar, un label américain garantissant une certaine efficacité énergétique, et neuf personnes sur dix affirment qu'elles opteront pour ce choix lors d'un prochain achat. Mais, différence culturelle oblige, c'est au Québec que ce label est le moins connu.
Néanmoins, les Canadiens en général ont développé un certain nombre de bonnes habitudes de conservation de l'énergie à la maison. Ainsi, 94 % disent fermer les lumières en quittant une pièce; 75 % ferment stores et persiennes en été ou mettent le lave-vaisselle en route uniquement lorsqu'il est plein (70 %). Les Québécois arrivent en tête au Canada pour les bonnes habitudes de lessive: ils lavent plus souvent (81 %) à l'eau froide qu'ailleurs au Canada (65 %); ils font sécher leur linge plus souvent à l'extérieur (48 % contre 38 %).
C'est en Ontario qu'on dépense le plus en matière d'énergie avec une facture moyenne de 218 $ par mois. Globalement, au Canada, un foyer sur dix affirme payer plus de 300 $ par mois en énergie et généralement les factures les plus élevées sont payées par les gens qui ont des revenus les plus élevés, suivis par les professionnels. Les étudiants affichent la facture la plus basse avec 107 $ par mois. Les propriétaires paient en général plus cher (201 $ par mois) que les locataires (119 $ par mois). Mais ce sont aussi les propriétaires qui se disent prêts à investir dans des mesures importantes d'économies en 2005 (22 %) comparativement aux locataires (15 %) qui voient moins comment viendra le retour sur l'investissement. Les répondants de l'Alberta, du Québec et des Maritimes (26 % dans chaque province) sont les plus enclins à investir substantiellement dans des méthodes de conservation.
En effet, un sondage CROP réalisé pour le compte du Centre québécois d'action sur les changements climatiques indique que 44 % de la population du Grand Montréal n'a encore fait aucun geste pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Le centre lance présentement une campagne, dont ce sondage fait partie. Pour inciter les citoyens à adopter des solutions de rechange à l'usage de l'«auto-solo», comme le covoiturage et les transports en commun. La campagne en question mise notamment sur des panneaux publicitaires le long des routes, sur l'arrière des autobus, sur les supports à vélos publics, etc.
Le sondage CROP a voulu cerner les catégories d'utilisateurs de voitures personnelles afin de mieux comprendre leurs habitudes et justificatifs. La population du Grand Montréal a été ainsi divisée en quatre segments: les «Incorrigibles» représentent 22 % de l'échantillon; les «(450) voi-ture» (la clientèle automobiliste du code téléphonique 450 forme un groupe homogène, selon le sondage), 30 %; les «Futurs alliés», 26 %; et les «Convertis», 22 %.
Au même moment, la Fondation pour un air pur et la société Home Dépôt lançaient de leur côté une campagne de sensibilisation sur les économies d'énergie à la maison, basée sur un sondage Léger Marketing réalisé entre le 2 et le 8 août dernier. Ce sondage montre, lui aussi, que si les Canadiens se préoccupent de leur facture d'énergie, tous, loin de là, ne prennent pas les moyens nécessaires pour réduire leur consommation et leur facture d'énergie à la maison.
Ainsi, près des d'un tiers des Canadiens ne programment jamais leur chauffage ou leur système de climatisation afin d'économiser l'énergie, ce qui leur permettrait une économie moyenne d'environ 10 % annuellement. Ces deux dépenses d'énergie représentent à elles seules un peu plus de la moitié de la facture d'une résidence moyenne. Par ailleurs, 60 % des répondants ont affirmé ne jamais utiliser le niveau «moyen» sur leur sécheuse et qu'ils optent plutôt pour le niveau «maximum», pourtant plus énergivore.
Mais les deux tiers des Canadiens sont au courant de l'importance de repérer les étiquettes EnergyStar, un label américain garantissant une certaine efficacité énergétique, et neuf personnes sur dix affirment qu'elles opteront pour ce choix lors d'un prochain achat. Mais, différence culturelle oblige, c'est au Québec que ce label est le moins connu.
Néanmoins, les Canadiens en général ont développé un certain nombre de bonnes habitudes de conservation de l'énergie à la maison. Ainsi, 94 % disent fermer les lumières en quittant une pièce; 75 % ferment stores et persiennes en été ou mettent le lave-vaisselle en route uniquement lorsqu'il est plein (70 %). Les Québécois arrivent en tête au Canada pour les bonnes habitudes de lessive: ils lavent plus souvent (81 %) à l'eau froide qu'ailleurs au Canada (65 %); ils font sécher leur linge plus souvent à l'extérieur (48 % contre 38 %).
C'est en Ontario qu'on dépense le plus en matière d'énergie avec une facture moyenne de 218 $ par mois. Globalement, au Canada, un foyer sur dix affirme payer plus de 300 $ par mois en énergie et généralement les factures les plus élevées sont payées par les gens qui ont des revenus les plus élevés, suivis par les professionnels. Les étudiants affichent la facture la plus basse avec 107 $ par mois. Les propriétaires paient en général plus cher (201 $ par mois) que les locataires (119 $ par mois). Mais ce sont aussi les propriétaires qui se disent prêts à investir dans des mesures importantes d'économies en 2005 (22 %) comparativement aux locataires (15 %) qui voient moins comment viendra le retour sur l'investissement. Les répondants de l'Alberta, du Québec et des Maritimes (26 % dans chaque province) sont les plus enclins à investir substantiellement dans des méthodes de conservation.
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