Changements climatiques - La conférence de Montréal doit jeter les bases de «Kyoto 2»
La onzième «conférences des parties» (COP-11) qui, en 1992, avaient ratifié la Convention sur les changements climatiques se déroulera à Montréal du 29 novembre au 9 décembre et devrait minimalement définir le mandat de négociation de la deuxième phase du protocole de Kyoto, ce qu'on appelle déjà plus familièrement «Kyoto 2».
C'est ce qu'ont soutenu hier à Montréal les représentants d'Équiterre, le groupe écologiste montréalais responsable de la coordination des centaines d'ONG participantes, et de Greenpeace, qui traduisaient à leur façon les attentes de la plupart des grands groupes écologistes.
La question sera certainement inscrite à l'ordre du jour de la conférence, a confirmé hier Barbara Black, responsable des liaisons entre les organismes onusiens et les ONG écologistes, d'affaires ou scientifiques qui participeront à cette conférence.
Cependant, le message qui provient d'Ottawa est plutôt celui du dialogue et de la recherche de consensus. Avant hier, un haut fonctionnaire anonyme, dont les propos étaient rapportés par Reuters, aurait affirmé qu'il ne fallait s'attendre à aucun résultat spectaculaire lors de la conférence de Montréal. Ottawa veut plutôt rapprocher les forces antagonistes qui ont transformé en dialogue de sourds une autre conférence, tenue au Brésil en décembre dernier, qui se donnait pour objectif d'amorcer le débat sur Kyoto 2.
Le protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février dernier, prévoit d'ici 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % sous le niveau historique des émissions planétaires de 1990. Mais cet objectif relève des seuls pays dits de l'Annexe I du protocole, soit les pays occidentaux qui doivent leur développement à l'intense utilisation d'énergie fossile depuis le début de la révolution industrielle. Il a été convenu à Kyoto que les pays émergents et en développement allaient convenir d'objectifs en propre pour la période 2013-20, le premier effort étant de la responsabilité des principaux émetteurs historiques. Lors de la conférence du Brésil, des pays émergents comme l'Inde ont clairement refusé de passer à l'action tant que les responsables occidentaux des changements climatiques n'auront pas atteint leurs objectifs. Pour l'instant, la chose est quasi impossible sans les États-Unis, responsables de 25 % des émissions planétaires annuelles et de 33 % de toutes les émissions historiques depuis le début de l'ère industrielle. Par contre, la Chine et le Brésil semblent être plus souples que l'Inde.
Pour Hugo Séguin, d'Équiterre, les grands groupes écologistes ne veulent pas que les signataires de la convention sur les changements climatiques laissent les États-Unis paralyser à Montréal le processus de Kyoto en leur faisant une place dans les débats alors qu'ils ne sont pas liés par le protocole. On ne veut pas davantage qu'ils se joignent au protocole à leurs conditions, ce qui officialiserait la politique du plus bas dénominateur commun.
La communauté internationale, ajoute de son côté Steven Guilbeault, de Greenpeace, doit plutôt aller de l'avant en délimitant à Montréal le mandat de négociation de l'après-2012 avec un échéancier de travail précis.
C'est ce qu'ont soutenu hier à Montréal les représentants d'Équiterre, le groupe écologiste montréalais responsable de la coordination des centaines d'ONG participantes, et de Greenpeace, qui traduisaient à leur façon les attentes de la plupart des grands groupes écologistes.
La question sera certainement inscrite à l'ordre du jour de la conférence, a confirmé hier Barbara Black, responsable des liaisons entre les organismes onusiens et les ONG écologistes, d'affaires ou scientifiques qui participeront à cette conférence.
Cependant, le message qui provient d'Ottawa est plutôt celui du dialogue et de la recherche de consensus. Avant hier, un haut fonctionnaire anonyme, dont les propos étaient rapportés par Reuters, aurait affirmé qu'il ne fallait s'attendre à aucun résultat spectaculaire lors de la conférence de Montréal. Ottawa veut plutôt rapprocher les forces antagonistes qui ont transformé en dialogue de sourds une autre conférence, tenue au Brésil en décembre dernier, qui se donnait pour objectif d'amorcer le débat sur Kyoto 2.
Le protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février dernier, prévoit d'ici 2012 une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % sous le niveau historique des émissions planétaires de 1990. Mais cet objectif relève des seuls pays dits de l'Annexe I du protocole, soit les pays occidentaux qui doivent leur développement à l'intense utilisation d'énergie fossile depuis le début de la révolution industrielle. Il a été convenu à Kyoto que les pays émergents et en développement allaient convenir d'objectifs en propre pour la période 2013-20, le premier effort étant de la responsabilité des principaux émetteurs historiques. Lors de la conférence du Brésil, des pays émergents comme l'Inde ont clairement refusé de passer à l'action tant que les responsables occidentaux des changements climatiques n'auront pas atteint leurs objectifs. Pour l'instant, la chose est quasi impossible sans les États-Unis, responsables de 25 % des émissions planétaires annuelles et de 33 % de toutes les émissions historiques depuis le début de l'ère industrielle. Par contre, la Chine et le Brésil semblent être plus souples que l'Inde.
Pour Hugo Séguin, d'Équiterre, les grands groupes écologistes ne veulent pas que les signataires de la convention sur les changements climatiques laissent les États-Unis paralyser à Montréal le processus de Kyoto en leur faisant une place dans les débats alors qu'ils ne sont pas liés par le protocole. On ne veut pas davantage qu'ils se joignent au protocole à leurs conditions, ce qui officialiserait la politique du plus bas dénominateur commun.
La communauté internationale, ajoute de son côté Steven Guilbeault, de Greenpeace, doit plutôt aller de l'avant en délimitant à Montréal le mandat de négociation de l'après-2012 avec un échéancier de travail précis.
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