Entreprises et ONG s’affrontent
28 août 2002 22h44
Actualités sur l'environnement
Johannesburg — Condamnées à s’entendre pour favoriser un développement à la fois économique, social et écologique, les organisations non gouvernementales (ONG) militantes et les entreprises présentes au Sommet de la Terre ne cessent d’y croiser le fer sur le thème de la responsabilité des entreprises.
«À entendre certaines déclarations, je me demande si l’objectif de ce sommet n’est pas de jeter des briques sur les autres, au lieu de se mettre à travailler en ensemble», a ainsi glissé Mark Moody-Stuart, président du BASD, mouvement international des entreprises en faveur du développement durable.
M. Moody-Stuart faisait référence aux propos tenus quelques minutes plus tôt par les représentants des coordinations d’ONG, qui dénoncent le refus par les grandes entreprises de tout règlement international contraignant sur la responsabilité sociale et environnementale des sociétés.
«Encouragées par les États-Unis et d’autres pays du Nord, les multinationales, qui veulent continuer à s’installer partout sans aucune règle, sont en train de détourner le Sommet de la Terre à leur profit», avait affirmé Michael Strauss, coordinateur média de la coalition des ONG présentes à Johannesburg.
Cette polémique sur la responsabilité obligatoire des entreprises domine le débat sur les partenariats public-privé. Mis en avant par l’ONU pour favoriser l’investissement dans les pays les plus démunis, ces partenariats sont ouverts à tous les acteurs: gouvernements, institutions internationales, entreprises, collectivités locales, ONG, etc.
Le BASD plaide pour une participation volontaire des entreprises aux principes du développement durable (à la fois économique, social et écologique), comme cela est le cas dans le cadre du Global Compact, un ensemble de critères de respect des normes sociales et environnementales défini par l’ONU et auquel les entreprises peuvent adhérer.
«Le Global Compact, c’est juste un buffet autour duquel les entreprises se retrouvent pour entretenir leurs relations. Mais il n’y a aucune transparence et aucune contrainte», répond Michael Dorsey, directeur de l’ONG américaine Sierra Club, qui réclame «un cadre légal international contraignant pour les entreprises, prévoyant des sanctions en cas de violation des critères définis auparavant».
«Le commerce, c’est le commerce, et l’on ne peut pas imposer des règles internationales à des entreprises qui travaillent au niveau national ou local», répond le BASD.
«C’est malhonnête de faire une séparation entre le national et l’international. Au Nigeria, des rapports ont démontré la complicité de Shell avec le gouvernement pour faire assassiner le militant Ken Saro-Wiwa, qui dénonçait la corruption et l’exploitation du pays par les compagnies pétrolières. Or cette complicité remonte jusqu’aux Pays-Bas, où se trouve le siège de la Royal Dutch Shell», accuse M. Dorsey.
Par leur action de lobbying, les principales ONG militantes, au premier rang desquelles Greenpeace et les Amis de la Terre, espèrent «conduire les gouvernements à s’engager lors du sommet à accepter de négocier dans l’avenir une convention globale sur la responsabilité obligatoire des entreprises», selon Michael Dorsey.
Quant aux entreprises, elles présenteront leurs initiatives de partenariats le 1er septembre, lors d’un «Business Day»... déjà qualifié de «foire commerciale» par certaines ONG.
«À entendre certaines déclarations, je me demande si l’objectif de ce sommet n’est pas de jeter des briques sur les autres, au lieu de se mettre à travailler en ensemble», a ainsi glissé Mark Moody-Stuart, président du BASD, mouvement international des entreprises en faveur du développement durable.
M. Moody-Stuart faisait référence aux propos tenus quelques minutes plus tôt par les représentants des coordinations d’ONG, qui dénoncent le refus par les grandes entreprises de tout règlement international contraignant sur la responsabilité sociale et environnementale des sociétés.
«Encouragées par les États-Unis et d’autres pays du Nord, les multinationales, qui veulent continuer à s’installer partout sans aucune règle, sont en train de détourner le Sommet de la Terre à leur profit», avait affirmé Michael Strauss, coordinateur média de la coalition des ONG présentes à Johannesburg.
Cette polémique sur la responsabilité obligatoire des entreprises domine le débat sur les partenariats public-privé. Mis en avant par l’ONU pour favoriser l’investissement dans les pays les plus démunis, ces partenariats sont ouverts à tous les acteurs: gouvernements, institutions internationales, entreprises, collectivités locales, ONG, etc.
Le BASD plaide pour une participation volontaire des entreprises aux principes du développement durable (à la fois économique, social et écologique), comme cela est le cas dans le cadre du Global Compact, un ensemble de critères de respect des normes sociales et environnementales défini par l’ONU et auquel les entreprises peuvent adhérer.
«Le Global Compact, c’est juste un buffet autour duquel les entreprises se retrouvent pour entretenir leurs relations. Mais il n’y a aucune transparence et aucune contrainte», répond Michael Dorsey, directeur de l’ONG américaine Sierra Club, qui réclame «un cadre légal international contraignant pour les entreprises, prévoyant des sanctions en cas de violation des critères définis auparavant».
«Le commerce, c’est le commerce, et l’on ne peut pas imposer des règles internationales à des entreprises qui travaillent au niveau national ou local», répond le BASD.
«C’est malhonnête de faire une séparation entre le national et l’international. Au Nigeria, des rapports ont démontré la complicité de Shell avec le gouvernement pour faire assassiner le militant Ken Saro-Wiwa, qui dénonçait la corruption et l’exploitation du pays par les compagnies pétrolières. Or cette complicité remonte jusqu’aux Pays-Bas, où se trouve le siège de la Royal Dutch Shell», accuse M. Dorsey.
Par leur action de lobbying, les principales ONG militantes, au premier rang desquelles Greenpeace et les Amis de la Terre, espèrent «conduire les gouvernements à s’engager lors du sommet à accepter de négocier dans l’avenir une convention globale sur la responsabilité obligatoire des entreprises», selon Michael Dorsey.
Quant aux entreprises, elles présenteront leurs initiatives de partenariats le 1er septembre, lors d’un «Business Day»... déjà qualifié de «foire commerciale» par certaines ONG.
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