Entrevue avec David Anderson - Un bilan positif
Le Canada s'est présenté sans complexe au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg. «Il n'y a rien dans le bilan du Canada depuis le Sommet de Rio dont je ne suis pas fier, a déclaré le ministre de l'Environnement, David Anderson, en entrevue au Devoir il y a deux semaines. On aurait peut-être pu faire davantage mais le Canada reste encore l'un des meilleurs, sinon le meilleur pays au monde sur le plan du niveau de protection et de la qualité de l'environnement.»
Il y a, bien sûr, cette question de la ratification du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui n'est pas encore réglée entre les provinces et le gouvernement fédéral et qui défraie la chronique, admet-il. Il y a aussi cette loi sur la protection des espèces menacées qui fait toujours l'objet de consultations par un comité sénatorial. Quant aux budgets consacré par le pays à l'aide au développement, il est vrai qu'il demeure en-deça des engagements passés et même des niveaux atteints durant les années 80.
Mais l'on aurait tort, croit-il, de mesurer les progrès réalisés par le Canada, ou de tout autre pays d'ailleurs, à l'aune seulement des objectifs fixés il y a dix ans au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. «Beaucoup de gens se plaignent que l'on n'a pas réussi à réaliser tous les engagements pris à Rio, constate le ministre. Il faut reconnaître que c'est vrai. Mais il est important de comprendre que le Sommet de Johannesburg sera bien différent de celui de Rio. Rio était la vision. Rio était les grandes déclarations. Rio était les grands objectifs pour l'avenir. Et souvent, Rio, c'était plus d'enthousiasme que du réalisme.»
«Johannesburg, c'est le retour à la réalité, poursuit-il. On s'y demandera ce que l'on peut faire plutôt que de se demander ce que l'on voudrait faire.»
On cherchera, à cette occasion, le meilleur moyen d'associer le secteur privé à l'effort déjà consenti par les pouvoirs publics et les différentes organisations non gouvernementales. «Les compagnies privées investissent cinq fois plus d'argent dans ces pays que les différents gouvernements nationaux, note-t-il. Le problème est qu'ils ne le font que dans certains pays et que cela ne profite pas toujours au plus grand nombre.» D'où l'intérêt, selon lui, de chercher aussi à Johannesburg le meilleur moyen d'inciter les pays dans le besoin à réduire leurs problèmes de corruption qui détourne trop souvent les retombées positives de certains investissements au profit d'un petit nombre ou, pire, font fuir ces projets vers d'autres cieux.
Le Canada n'est pas «au point où nous pouvons ratifier le protocole de Kyoto, c'est vrai, admet David Anderson. Mais la voie est claire.» Le rejet de l'entente par certains gouvernements provinciaux, dont celui de l'Alberta ne change rien à l'affaire. «Je crois que les chances de ratification sont très fortes, dit-il. Ce n'est qu'une question de temps. Le propre du système canadien est d'avoir de longues discussions avec les provinces, les territoires, l'industrie. Il ne faut pas se plaindre, ça va très bien.»
Il y a, bien sûr, cette question de la ratification du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui n'est pas encore réglée entre les provinces et le gouvernement fédéral et qui défraie la chronique, admet-il. Il y a aussi cette loi sur la protection des espèces menacées qui fait toujours l'objet de consultations par un comité sénatorial. Quant aux budgets consacré par le pays à l'aide au développement, il est vrai qu'il demeure en-deça des engagements passés et même des niveaux atteints durant les années 80.
Mais l'on aurait tort, croit-il, de mesurer les progrès réalisés par le Canada, ou de tout autre pays d'ailleurs, à l'aune seulement des objectifs fixés il y a dix ans au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. «Beaucoup de gens se plaignent que l'on n'a pas réussi à réaliser tous les engagements pris à Rio, constate le ministre. Il faut reconnaître que c'est vrai. Mais il est important de comprendre que le Sommet de Johannesburg sera bien différent de celui de Rio. Rio était la vision. Rio était les grandes déclarations. Rio était les grands objectifs pour l'avenir. Et souvent, Rio, c'était plus d'enthousiasme que du réalisme.»
«Johannesburg, c'est le retour à la réalité, poursuit-il. On s'y demandera ce que l'on peut faire plutôt que de se demander ce que l'on voudrait faire.»
On cherchera, à cette occasion, le meilleur moyen d'associer le secteur privé à l'effort déjà consenti par les pouvoirs publics et les différentes organisations non gouvernementales. «Les compagnies privées investissent cinq fois plus d'argent dans ces pays que les différents gouvernements nationaux, note-t-il. Le problème est qu'ils ne le font que dans certains pays et que cela ne profite pas toujours au plus grand nombre.» D'où l'intérêt, selon lui, de chercher aussi à Johannesburg le meilleur moyen d'inciter les pays dans le besoin à réduire leurs problèmes de corruption qui détourne trop souvent les retombées positives de certains investissements au profit d'un petit nombre ou, pire, font fuir ces projets vers d'autres cieux.
Le Canada n'est pas «au point où nous pouvons ratifier le protocole de Kyoto, c'est vrai, admet David Anderson. Mais la voie est claire.» Le rejet de l'entente par certains gouvernements provinciaux, dont celui de l'Alberta ne change rien à l'affaire. «Je crois que les chances de ratification sont très fortes, dit-il. Ce n'est qu'une question de temps. Le propre du système canadien est d'avoir de longues discussions avec les provinces, les territoires, l'industrie. Il ne faut pas se plaindre, ça va très bien.»
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